Paris dans l'objectif ironique de Martin Parr

Un groupe de touristes avec une forêt de... (Photo: Maison européenne de la photographie)

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Un groupe de touristes avec une forêt de téléphones intelligents immortalisent la Joconde au Louvre.

Photo: Maison européenne de la photographie

Agence France-Presse
Paris

Après Henri Cartier-Bresson, Édouard Boubat ou William Klein, le photographe britannique Martin Parr, célèbre pour son oeuvre souvent ironique sur la vie quotidienne, a carte blanche à la Maison européenne de la photographie avec pour thème Paris et les Parisiens.

Couples enlacés dans l'herbe, accumulation de petites Tours Eiffel dans un magasin, bals des pompiers du 14 juillet, salon de l'Agriculture, défilés de mode et leurs invités snobs, files d'attentes devant des monuments... pendant deux ans, Martin Parr a jeté un regard malicieux et bienveillant sur la vie parisienne, associant touristes et résidents permanents.

«Depuis trente-cinq ans, Martin Parr photographie des scènes de la vie ordinaire qui ont le don de nous prendre au dépourvu, pressentant la vulnérabilité inhérente à chacun de nous», souligne la Maison européenne de la photographie qui, par le passé, a également invité pour des cartes blanches d'autres photographes renommés comme Ralph Gibson, Duane Michals et Bruce Davidson.

Réunissant des clichés inédits et plus anciens, l'exposition s'ouvre sur un grand format représentant une famille affalée dans le sable de Paris Plage, dans des positions incongrues. Un peu plus loin, un groupe de touristes avec une forêt de téléphones intelligents immortalisent la Joconde au Louvre.

La plus parisienne des photos est sans doute ce gros plan depuis le comptoir d'un bistrot sur un présentoir à oeufs durs et son indispensable salière. Au-delà de son goût pour la dérision, Martin Parr, qui a toujours revendiqué aussi une démarche de documentariste, n'élude rien, à l'instar de cette image de prières de rue dans un quartier populaire de la capitale.

Grand collectionneur de cartes postales et d'objets absurdes, Martin Parr, 61 ans, commissaire des Rencontres internationales de la photographie d'Arles en 2004, est l'auteur de nombreux ouvrages. Il a été récompensé par de nombreux prix dont celui de la Royal Photographic Society (2008) et le prix Erich Solomon du photojournalisme (2006).

Jusqu'à la fin mai, la Maison européenne de la photographie présente plusieurs autres expositions dont celles dédiées au photographe libanais Fouad Elkoury, aux travaux récents de la Suissesse Barbara Luisi et du Français Jean-Michel Fauquet.

L'artiste suisse Luciano Castelli, à la fois peintre, graphiste, vidéaste et sculpteur, est également à l'honneur avec ses autoportraits à l'érotisme ludique, rarement montrés.




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