Séisme au Japon: une exposition sur la reconstruction

Pour chaque thème, le commissaire Taro Igarashi a... (Photo: André Pichette, La Presse)

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Pour chaque thème, le commissaire Taro Igarashi a réuni textes, dessins, photos, plans et maquettes pour faire prendre conscience aux visiteurs du déploiement d'actions sur les 500 km de côtes touchées.

Photo: André Pichette, La Presse

Le centre d'exposition de l'Université de Montréal présente, jusqu'au 9 février, Reconstruction et adaptation architecturales dans le nord-est du Japon après le grand séisme de mars 2011, une exposition qui illustre les initiatives prises par des architectes japonais pour aider les sinistrés.

Produite par la Japan Foundation, cette expo a fait le tour du monde : Paris, Moscou, Rome, Pékin, Boston, Mexico, Jérusalem, Barcelone et Madrid. Elle présente trois réactions aux conséquences du séisme de mars 2011 et du tsunami qui l'a suivi : les mesures de soutien aux sinistrés, les habitations temporaires créées et les plans de restauration des lieux.

Pour chaque thème, le commissaire Taro Igarashi a réuni textes, dessins, photos, plans et maquettes pour nous faire prendre conscience du déploiement d'actions sur les 500 km de côtes touchées.

Par exemple, un étudiant en architecture, Kazunari Fujimura, a bénévolement conçu et fabriqué des lits, des tabourets, des coffres et des cloisons en carton. L'architecte Tadashi Saito a, quant à lui, construit des baignoires temporaires avec des pièces d'assemblage en métal dans une caisse de bois. D'autres ont créé des cloisons en tissu pour des gymnases et des châteaux en carton pour les enfants.

L'entreprise Daiwa et l'architecte Yasutaka Yoshimura sont allés un cran plus loin et ont conçu des conteneurs d'une vingtaine de pieds munis de panneaux solaires, d'un dispositif de captage d'eau et de toilettes sèches pour recréer des unités de vie. L'architecte Shigeru Ban a lui aussi décliné le concept du conteneur en créant des logements en rangée à l'aide de conteneurs.

Plateformes sociales

Le séisme a entraîné la mise sur pied de plateformes sociales pour inciter les citoyens à s'impliquer dans la planification urbaine, afin qu'ils aient dorénavant leur mot à dire sur des ensembles immobiliers.

Des projets urbains sont donnés en exemple. Pour l'un d'entre eux, on a éloigné les habitations du bord de la mer. Dans un autre cas, les maisons moulent la topographie des lieux. On imagine aussi bâtir un jour des îlots résidentiels surélevés au-dessus du niveau des eaux d'un autre éventuel tsunami. Des architectes étrangers tels que Frank Gehry, Massimiliano Fuksas ou Dominique Perreault ont proposé des esquisses de projet dans le cadre de cette réflexion.

«S'intéresser à l'être humain, c'est aussi notre mandat, dit Giovanni De Paoli, doyen de la faculté de l'aménagement de l'Université de Montréal. De plus en plus, nous sommes appelés à réfléchir avec une population qui a tout perdu sur la façon dont on devra reconstruire. Cette exposition, c'est donc aussi voir ce qu'est l'esprit du lieu et comment s'occuper de notre environnement.»

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Au Centre d'exposition de l'UdeM (2940, chemin de la Côte-Sainte-Catherine), jusqu'au 9 février.




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