Dans les coulisses du Musée Grévin de Montréal

La Presse a visité le tout nouveau musée Grévin de Montréal, mercredi,... (Photo: Martin Chamberland, La Presse)

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Photo: Martin Chamberland, La Presse

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La Presse a visité le tout nouveau musée Grévin de Montréal, mercredi, au 5e étage du Centre Eaton. Une expérience fascinante sur trois étages avec 120 stars de cire du Québec et du monde. Toutes merveilleusement vêtues et avec un beau sourire...figé. Un musée unique au Canada qui ouvre au public vendredi à 10h. Suivez le guide!

La visite commence par le Palais des saisons, une animation immersive de sept minutes créée par Moment Factory et qui rend compte de la nature québécoise mais aussi de paysages alpins puis ceux de la saison d'or... du Château de Versailles, ses jardins magnifiques et son Palais des glaces.

Des images féeriques projetées sur un mur et des colonnes et qui se reflètent dans les miroirs de la salle.

Les portes s'ouvrent et on pénètre dans l'univers Paris-Québec avec d'abord Marie-Antoinette et Diane Dufresne, toutes deux vêtues de robes hallucinantes.

Au moyen de différentes petites alcôves, on entre ensuite dans un univers où les stars sont aussi célèbres en France qu'au Québec: Garou assis au côté de Denise Bombardier dans un studio de télévision, Ginette Reno et sa grande étole jaune, Luc Plamondon et ses lunettes noires, Yves Duteil, Gilles Vigneault, Roy Dupuis (très bien réalisés) Stéphane Rousseau et Franck Dubosc, Gilbert Rozon, Jean-Pierre Ferland, micro à la main, ou encore l'animateur Michel Drucker discutant avec Julie Snyder.

Dans des espaces aux thèmes historiques et politiques, on retrouve Jacques Cartier, Samuel de Champlain, Marie de l'Incarnation, Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve dans de sublimes décors (un bateau dont le plancher bouge, des tentes et une pourvoirie reconstituée) mais aussi le général de Gaulle, la reine d'Angleterre, Pierre Elliott Trudeau ou René Lévesque.

Pour les amateurs de sport, Tiger Woods, Chantal Petitclerc et Terry Fox côtoient les vedettes de notre sport national, avec Maurice Richard, Jean Béliveau, Guy Lafleur, Patrick Roy, Wayne Gretsky, Mario Lemieux et Sydney Crosby. Et même Charlebois avec le chandail du Canadien.

Le bed-in de John Lennon et Yoko Ono au Reine-Élizabeth a été reconstitué, tout comme Coco Chanel assise dans ses escaliers de miroirs, comme dans la photo mythique et le film avec Audrey Tautou. Une scène qui n'existe pas au Musée Grévin de Paris.

Steve Jobs... (Photo: Martin Chamberland, La Presse) - image 2.0

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Steve Jobs

Photo: Martin Chamberland, La Presse

La mise en scène de Psycho, avec Alfred Hitchcock est magnifique. On peut aussi créer son propre personnage Grévin en scannant son visage puis en choisissant un maquillage, une coiffure et un costume. Très bien fait. Une activité qui n'existe pas non plus à Paris.

Les statues de cire et de résine sont le plus souvent ressemblantes. Denise Bombardier est particulièrement réussie, tout comme Stéphane Rousseau, Charles Aznavour ou Andy Warhol. Si Garou nous semble moins familier, pour Ferland, rien ne manque: ni les veines des mains, ni les taches de rousseur ou les poils d'une barbe fraîchement coupée. Étonnant.

Mais le plus surprenant au Musée Grévin de Montréal, c'est son côté à la fois instructif et interactif. D'abord, il y a des cartels qui donnent de l'information sur les personnages et qui, pourvus de sortes de codes barres, permettent d'en savoir plus en allant sur internet à partir d'un iPad ou d'un iPhone.

En plus, il n'y a pas de cordon de sécurité entre ces statues fixées au sol et les visiteurs qui peuvent donc se familiariser avec les personnages et se faire prendre en photo avec leurs vedettes préférées.

«C'est tout sauf un musée figé, dit Philippe Bertout, directeur général du musée Grévin de Montréal. Les gens pourront prendre la pose à côté de Jean-Pierre Ferland. Il y aura des accessoires que les gens pourront emprunter, comme un micro pour chanter avec Ginette Reno ou faire semblant d'interviewer Luc Plamondon. Par contre, les gens ne pourront pas toucher les visages et les cheveux, très fragiles.»

La scénographie du musée a été confiée il y a deux ans à Dick Walsh, le Montréalais spécialiste des chorégraphies événementielles, et Julien Bertévas, qui crée des scénographies en Europe, notamment pour des parcs récréatifs. «Nous avons choisi Dick Walsh à cause de sa sensibilité artistique très forte et parce qu'il a la capacité de rendre les choses inertes vivantes», dit Béatrice de Reynies, directrice générale de Grévin Paris.

Chaque scène du musée est donc pensée afin que les visiteurs se sentent à l'aise au milieu des personnages et puissent interagir avec eux. «Contrairement à Paris, les personnages sont vivants, créés alors qu'ils sont dans l'action, dit Dick Walsh. On voit par exemple Coco Rocha pliée en train de mettre sa chaussure.»

Le musée va-t-il souffrir du fait qu'il n'est pas visible de la rue Sainte-Catherine. Philippe Bertout ne le croit pas: «Le Centre Eaton, c'est plus de 28 millions de visites par année, dit-il. On est au coeur du centre-ville et les touristes aiment bien combiner une activité culturelle avec du magasinage. On vise donc 300 000 visiteurs par année. Le musée Grévin est différent. On vient s'y amuser et pour bien y manger puisqu'on s'est associé avec le chef Jérôme Ferrer pour recréer l'ambiance d'une brasserie parisienne mais typiquement avec des produits locaux.»

Avec le Musée Grévin, c'est Paris à Montréal et Montréal comme Paris! Tout un pari...

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