Jeu du hasard à la Biennale de Montréal

La Française Sophie Calle fait partie des artistes... (Photo: Marco Campanozzi, collaboration spéciale La Presse)

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La Française Sophie Calle fait partie des artistes établis qui seront présents à la Biennale de Montréal.

Photo: Marco Campanozzi, collaboration spéciale La Presse

La 7e Biennale de Montréal en art contemporain présentera, du 1er au 31 mai, les oeuvres de 37 artistes provenant de 10 pays au cours d'un événement intitulé La tentation du hasard.

Organisé par le directeur du Centre international d'art contemporain de Montréal (CIAC), Claude Gosselin, et le directeur du Museum of Contemporary Canadian Art (MOCCA) de Toronto, David Liss, l'événement sera plus «traditionnel» que le précédent, où les arts électroniques et les jeux vidéo avaient occupé une grande place.

«Peut-être avait-on fait une biennale trop d'avant-scène (il y a deux ans), mais, cette fois, on corrige le tir avec des oeuvres qui se situent beaucoup plus dans le domaine de l'art accepté», dit M. Gosselin.

Près de la moitié des artistes conviés sont canadiens, provenant des arts visuels, de la photographie, des arts électroniques, de la vidéo et du cinéma. Des personnalités réputées sur la scène internationale seront présentes, telles que le Suisse d'origine roumaine Daniel Spoerri, artiste néoréaliste aujourd'hui âgé de 80 ans, les Français Sophie Calle, Jean-Pierre Bertrand et Jean Dupuy, le Britannique Keith Tyson, le Vancouvérois Ian Wallace et l'Allemand John Bock. Les arts électroniques seront représentés par l'Américain Mark Amerika, l'artiste internet russe Olia Lialina, le Français Grégory Chatonsky, l'artiste du web montréalais David (Jhave) Johnston et Martine Neddam, des Pays-Bas.

D'autres artistes émergents originaires du Canada, dont Lois Andison, Karilee Fuglem ou Kristiina Lahde, représenteront «une démarche artistique dans laquelle le hasard tient une place prépondérante», comme leurs aînés David Armstrong Six, le bicéphale COZIC, Rodney Graham, Jeremy Shaw ou Derek Sullivan.

«On a pris comme point de départ le poème de Stéphane Mallarmé, Un coup de dés, qui avait fait éclater le milieu de l'art, dit M. Gosselin. Le hasard a alors été incorporé aux oeuvres de nombreux artistes. Aujourd'hui, nos sociétés, de plus en plus conservatrices, sont sous le joug de la loi qui évite le hasard et contraint la liberté. Il faut savoir jouer avec le hasard qui fait partie de la vie.»

La BNL MTL 2011, qui présentera aussi une oeuvre de Guido Molinari à l'occasion du lancement de la fondation Molinari, aura lieu dans l'ancienne École de beaux-arts de Montréal, à l'angle des rues Sherbrooke et Saint-Urbain.

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