BGL en action: Improvisation à trois

Deux des trois BGL dans leur laboratoire du... (Photo: Alain Roberge, La Presse)

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Deux des trois BGL dans leur laboratoire du Centre de design de l'UQAM.

Photo: Alain Roberge, La Presse

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Faire une installation avec des plantes vivantes. C'est la mission confiée par le Centre de design de l'UQAM à BGL. Nous avons pu voir les trois artistes en action la semaine dernière. Ça sentait la terre humide. Nous sommes retournés au Centre cette semaine. Cette fois, ça sentait la guimauve grillée.

Le Centre de design de l'UQAM, rue Sanguinet, veut faire connaître le Festival international des jardins de Métis aux Montréalais. Superbes jardins du Bas-du-fleuve légués par Elsie Reford, où des artistes sont invités, depuis l'an 2000, à créer des oeuvres sur place, des jardins contemporains dans les jardins traditionnels. Le festival a acquis une réputation impressionnante au fil des ans et attire chaque été de nombreux touristes à la recherche d'inspiration pour leurs propres jardins.

BGL (Jasmin Bilodeau, Sébastien Giguère et Nicolas Laverdière) a fait partie de ces artistes invités à réinventer le jardin. Pour mettre de la vie dans une exposition de photos qui aurait pu être austère, le Centre de design a fait venir le trio. Au moment de notre première rencontre, BGL ne savait pas trop ce qu'il allait faire. «C'est une improvisation! a dit Laverdière. On est un peu nerveux.»

Il y a dans la salle d'exposition une quarantaine de gros bacs à fleurs et à petits arbres que la Ville de Montréal a accepté de donner à BGL. Ils étaient destinés à devenir du compost, de toutes façons. Des bacs qui pèsent 700 à 800 livres et dont le contenu est déversé sur le plancher. Chaque jour, la terre est arrosée. On espère y faire pousser de la verdure. Tombant du plafond, et circulant au-dessus des plantes, un réseau de gros tubes blancs transparents éclairés de l'intérieur par des petites lumières et dans lesquels l'air de l'École de design circule. À certains endroits, cet air sort des tubes pour faire du vent sur les plantes et les arbres.

Mercredi dernier, des «choses» commençaient à pousser sur les arbres chétifs dont certains avaient été recouverts de peinture. Ici, des pleurotes faits avec de la mie de pain. Là, des guimauves (des vraies) grillées par de fausses flammes agitées par l'air. Ailleurs, encore des guimauves qui forment cette fois des noeuds dans les branches ou des nids d'insectes. Un peu plus loin, de faux arbres verts en attente. Les faux arbres sont une constante dans les installations de BGL.

«Nous, on adore les plantes et les arbres, a dit un des BGL. On est vraiment tous les trois des romantiques.» «On a l'habitude de travailler avec du dur, et pour la première fois, on va travailler avec de la boue, de l'eau, de la terre. On est fondamentalement sculpteurs», a dit l'autre qui a ajouté, «ne donnez pas mon nom, dites BGL».

Il reste encore quelques jours à BGL pour parfaire son installation. Au moment de notre deuxième visite, on se serait cru dans un laboratoire de revitalisation des plantes, ou à l'intérieur d'un gigantesque mécanisme de respiration artificielle pour végétaux. On saura vraiment de quoi il s'agit le 10 novembre, jour du vernissage.

Cultiver son jardin, phase 2 avec BGL, au Centre de design de l'UQAM, 1440, rue Sanguinet, du 11 novembre au 16 janvier. Ouvert du mercredi au dimanche, de midi à 18h. Entrée libre.

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