Biennale de Montréal et Festival Elektra : l'art sort de sa bulle

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Mario Cloutier

Amateurs de hockey, ne vous déchaussez pas trop vite! Élimination rapide du Canadien ou pas, il faudra en effet être rapide sur ses patins pour voir, entendre et toucher tout ce que le Festival Elektra et la Biennale de Montréal offriront en art numérique et interactif le mois prochain dans la métropole. Voici un aperçu de ce qui sera proposé, bien souvent hors des sentiers battus, et sur le web notamment.

Heureuse coïncidence, disent les organisateurs d'Elektra, du 1er au 10 mai, et de la Biennale, du 1er au 31 mai: cette année, les deux manifestations étendent leurs plates-bandes habituelles pour jouer allègrement dans le jardin du voisin.

Et même si elle n'est pas officiellement commencée, la 6e Biennale de Montréal est déjà en marche. Sa thématique cette année, la culture libre, permet déjà au public d'avoir accès, sur le web, à différents projets en cours.

Parmi les plus intéressants, on trouve un remake global du chef-d'oeuvre du cinéma, L'homme à la caméra, tourné il y a 80 ans par Dziga Vertov. Sur le site lancé par l'artiste montréalaise, Perry Bard, les internautes peuvent visionner des vidéos de partout, des États-Unis, de la Russie et du Brésil notamment, et fournir des images en s'inspirant des 57 séquences du film qui y sont détaillées.

Plus de 80 artistes participent aux diverses activités de cinéma libre, musique libre et design libre à la Biennale, selon une idée proposée au départ par le conservateur britannique Scott Burnham, qui a quitté le navire, mais aujourd'hui défendue par le fondateur de l'événement, Claude Gosselin, qui fête aussi les 25 ans du Centre international d'art contemporain (CIAC) cette année.

«Les modèles dits de culture libre proposent une relation ouverte entre la créativité et le processus artistique», explique la Biennale qui dit vouloir «réaffirmer le rôle de la culture contemporaine, mettre en avant le partage des connaissances et offrir une vision des derniers bouleversements de la scène culturelle».

Esprit rebelle, s'il en est, le désormais célèbre Roadsworth, Peter Gibson de son nom de rue, créera pour la Biennale une nouvelle oeuvre sur trottoir à l'angle des rues Sainte-Catherine et de la Montagne, refaisant le «chemin des écoliers» vers l'École Bourget.

Les expositions se tiendront là encore cette année. On pourra y voir notamment des photos récentes du Britannique Richard Wentworth et du Brésilien Cao Guimaraes. On y retrouvera également des installations et des oeuvres interactives.

Dans l'espace public, Melissa Mongiat présentera La conspiration du bien, sur le boulevard Saint-Laurent, entre Sherbrooke et Duluth, un environnement interactif visant à animer la ville d'un mouvement d'énergie positive.

Mariage consommé

Le mariage numérique du mois de mai est consommé puisque les deux manifestations, la Biennale et Elektra, se partagent des artistes et un lieu de diffusion, la Cinémathèque. Alexandre Castonguay et son complice Mathieu Bouchard sont présents dans les deux événements.

«C'est une très bonne chose que les deux événements abordent des thèmes communs. On représente une force de frappe et un incontournable pour les visiteurs de cette façon», estime le directeur d'Elektra, Alain Thibault

Davantage connu pour ses présentations en musique électronique, Elektra présente une composante «arts visuels» plus marquée cette année avec plusieurs installations robotiques, interactives, sonores et vidéos, dans des galeries d'art. Pour la troisième année, le festival tient un véritable marché international de l'art numérique où une trentaine de participants sont attendus.

«On est vraiment en train de placer Montréal comme plaque tournante des arts électronique et numérique en Amérique. Le marché renforce cette position. De plus, il y a beaucoup d'artistes ici et les rencontres sont facilitées avec des diffuseurs étrangers», explique M. Thibault.

À surveiller: les installations de Jean Dubois et Chloé Lefebvre (À portée de souffle), Jocelyn Robert et Émile Morin (Leçon de piano) et d'Éric Raymond (Scribes).

En musique cette année, Elektra présente cinq soirées de concerts et de performances. Enfin, comme particularité hautement technologique, une spectatrice toute spéciale, Lucy, se promènera dans tous les lieux du festival. Ses émotions, grâce à des instruments de mesure dans ses vêtements, seront retransmises sur le web.

 

À voir déjà sur le web

> Biennale

biennalemontreal.org

dziga.perrybard.net

8courts1collectif.com

myspace.com/davidryshpan

uneminutegratuite.net

> Elektra

elektramontreal.ca

estherchoi.com

defasten.com

 




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