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Harcèlement: vers un plan d'action pour la tolérance zéro sur les plateaux

Un comité de quatre organismes (UDA, ADISQ, AQTIS... (Photo Olivier Jean, Archives La Presse)

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Un comité de quatre organismes (UDA, ADISQ, AQTIS et AQPM) se rencontrera prochainement pour suggérer un plan d'action et des pistes de solution.

Photo Olivier Jean, Archives La Presse

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Dans un front commun sans précédent, 40 associations et regroupements d'artistes (auteurs, réalisateurs, techniciens, producteurs) s'unissent pour se doter, d'ici les Fêtes, d'un plan d'action et d'un code de conduite dans leurs milieux de travail.

« C'est une déclaration de tolérance zéro applicable à l'ensemble du milieu culturel », explique Fabienne Cabado, directrice générale du Regroupement québécois de la danse.

« On part de loin. Il y a toute une culture à changer », affirme Catherine Escojido, conseillère à la direction de l'Alliance québécoise des techniciens et techniciennes de l'image et du son (AQTIS).

« Ce qui nous stupéfie, c'est de réaliser que personne ne portait plainte avant que ces scandales éclatent dans les médias... Comme si les comportements d'intimidation faisaient partie de la réalité des tournages. » 

Depuis qu'une ligne anonyme a été mise en place, l'association reçoit chaque jour des témoignages de travailleurs pigistes dénonçant des situations anormales.

Les travailleurs culturels (surtout des pigistes) évoluent dans des milieux professionnels souvent précaires où l'on travaille sous pression avec des contraintes budgétaires. Qui plus est, leurs employeurs (les producteurs) ne sont pas toujours présents sur les plateaux, dans les studios ou en salle de répétition.

« Dans le milieu de la danse, par exemple, il y a une espèce d'omertà autour de la question des blessures : les danseurs ont peur de perdre des contrats si l'on apprend qu'ils sont blessés... Alors pour des problèmes d'intimidation ou de harcèlement, ça doit être très dur de parler », illustre Fabienne Cabado.

Pistes de solution

Un comité restreint de quatre organismes (UDA, ADISQ, AQTIS et AQPM) se rencontrera prochainement pour suggérer un plan d'action et des pistes de solution. Tous les représentants des regroupements seront ensuite invités à se prononcer sur une déclaration commune.

On envisage la création d'un programme de prévention, incluant des séances de formation et de l'aide psychologique, d'un mécanisme neutre de gestion des plaintes qui respecterait la confidentialité des plaignants, sorte de guichet unique faisant appel à des experts indépendants, et finalement d'un nouveau code de déontologie.

QUELQUES-UNS DES 40 ORGANISMES CULTURELS QUI FONT PARTIE DU FRONT COMMUN

  • Alliance québécoise des techniciens et techniciennes de l'image et du son (AQTIS)
  • Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ)
  • Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ)
  • Association québécoise de la production médiatique (AQPM)
  • Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ)
  • Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC)
  • Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec (SPACQ)
  • Union des artistes (UDA)
  • En Piste (arts du cirque)
  • Académie canadienne du cinéma et de la télévision




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