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Louis-José Houde: mener la «parade» de la Saint-Jean

Le spectacle de la fête nationale à Montréal... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le spectacle de la fête nationale à Montréal se déroulera cette année à la place des Festivals et non pas au parc Maisonneuve. «C'est un changement heureux, je trouve. J'ai comme hâte», laisse savoir l'animateur de la soirée, l'humoriste Louis-José Houde.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

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Pour la deuxième année, Louis-José Houde animera le grand spectacle de la fête nationale à Montréal (le 181e de notre histoire), présenté cette année en soirée le 23 juin sur la place des Festivals. Sur scène avec lui: Isabelle Boulay, Ariane Moffatt, Daniel Bélanger, Marie-Pierre Arthur, Bodh'aktan, Patrice Michaud et Boucar Diouf. L'humoriste, dont le deuxième spectacle s'intitulait Suivre la parade, mènera ce défilé d'artistes tambour battant... et même batterie battante! On a profité de l'occasion pour parler avec Louis-José Houde de ses souvenirs de «Saint-Jean».

La première Saint-Jean dont tu te souviens?

J'avais 4 ans. Je me souviens des «monsieurs» et des «madames» - des parents, en fait - qui faisaient un gros feu dans la rue. Et tout le monde avait le droit d'être fou! Je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait. Mais je me disais: «OK, mon père, y est vraiment cool, finalement.» C'était la première fois que je le voyais boire de la bière dans la rue, rire. Je ne savais pas ce qui se passait, mais je trouvais ça «hot» ! C'est plus tard que j'ai réalisé que c'était un feu de la Saint-Jean-Baptiste organisé par les résidants de notre rue.

La première Saint-Jean dont tu ne te souviens pas, même si tu y étais?

C'est en 1994! En fait, il y a des bouts dont je me souviens et des bouts dont je ne me souviens pas. C'était une fête de Saint-Jean de quartier, sur la Rive-Sud, j'avais donc 16 ans, et il y a vraiment une fin de soirée qui manque à jamais à mon historique personnel! Je ne sais pas qui jouait ce soir-là, mais je sais que j'embarquais ben gros dans le spectacle! J'avais bien apprécié ma soirée, mais c'est tout de même très nébuleux.

À quelle Saint-Jean du passé aurais-tu aimé assister?

Le spectacle Une fois cinq en 1976. C'est un des premiers spectacles live du genre que j'ai vus à la télévision, et j'ai trouvé le vinyle plus tard, adolescent, je l'ai beaucoup écouté. Disons que les «intervenants» étaient bons: Robert Charlebois, Gilles Vigneault, Claude Léveillée, Yvon Deschamps et Jean-Pierre Ferland.

Tu animais pour la première fois le spectacle de la Saint-Jean à Montréal l'an dernier, au parc Maisonneuve. De quel moment as-tu été le plus fier?

À un moment donné, on a compris qu'il allait pleuvoir vraiment et beaucoup tout le long de la soirée. Il y avait des gens qui partaient, mais je me suis rendu compte qu'il y avait aussi plusieurs milliers de personnes qui restaient, et qui allaient rester pour trois heures. J'ai eu comme un petit crescendo de bonne humeur quand je me suis dit: «OK, toute nous autres, on va être là jusqu'à la fin.» Ça m'a beaucoup touché.

À quel moment t'es-tu senti le plus vulnérable?

Environ aux trois quarts du show, Pierre Boileau, le metteur en scène, vient me voir en coulisses et me dit: «OK, là, il y a de l'électricité dans l'air.» Je lui réponds «yé!» parce que je pense qu'il me complimente sur l'ambiance de la soirée. Mais c'est pas ça! Il m'explique qu'il va peut-être devoir arrêter le spectacle parce qu'il y a vraiment, littéralement, de l'électricité dans l'air! Moi qui pensais qu'il venait me dire que ça rockait dans la place et qui étais très «ouiiiii, mmmmmonsieur» (rires)! Là, je me suis senti vulnérable: d'abord, parce que je n'avais pas compris que Pierre parlait concrètement, ensuite parce qu'il y avait du danger, enfin parce qu'il se pouvait que j'aie à dire aux gens qu'on arrêtait le show. Bon, je ne pense pas que personne aurait été fâché: il pleuvait tellement que c'était plus pour nous soutenir moralement que le monde restait! Et ce n'était pas comme si j'arrêtais le festival de Woodstock. Mais ça m'aurait fait quelque chose de devoir «câller» la fin du show. Maintenant, on s'entend que, dès que j'embarque sur la batterie, je deviens très vulnérable (rires): lorsque Julie Lamontagne, la chef d'orchestre, me parle dans les écouteurs, je ne suis pas capable de lui répondre, pas capable de faire un signe de tête, parce que je vais perdre le beat! Je peux recevoir des signes, mais je ne peux pas en donner (rires). Je peux juste faire des faces! D'excellentes faces, même. Mais c'est tout!

Cette année, le spectacle à Montréal a lieu dans le Quartier des spectacles, au centre-ville, et le 23 juin. Est-ce que ça change quelque chose pour toi?

Concrètement, sur scène, pas grand-chose. Je vais bien sûr parler un peu de la place des Festivals dans mon monologue d'ouverture. Pour moi, c'est une évolution normale: pendant des années, ç'a été dans un grand parc, le parc Maisonneuve. Au fil des ans a été aménagé un parc urbain en plein milieu de la ville, la place des Festivals; pourquoi ne pas en profiter? Ça tombe bien, c'est plus pratique comme emplacement, il y a plus de stations de métro et moins de marche à faire pour accéder à la place des Festivals. En plus, comme il y a des contraintes économiques cette année, eh bien, on peut profiter des installations des FrancoFolies et du Festival du jazz. On s'entend que c'est vraiment pas gênant, au contraire! C'est un changement heureux, je trouve. J'ai comme hâte.

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Le grand spectacle de la Fête nationale à Montréal, animé par Louis-José Houde, à la place des Festivals le 23 juin, de 21h à 23h.

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