Sortir sans se ruiner

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La Presse

C'est possible de sortir à Montréal toute l'année sans se ruiner! La preuve: l'équipe des Arts vous a dégoté des activités gratuites à mettre à votre agenda, des billets de spectacles offerts à moins de 15$ et d'autres à moins de 35$.

GRATUITEMENT

Bibliothèques

Contes pour enfants, tables rondes, ateliers, conférences... La Grande Bibliothèque offre de nombreuses activités gratuites. Pour les trouver, il suffit de consulter le site de Bibliothèque et Archives nationales (banq.qc.ca) et de cliquer sur l'onglet «Activités». Dans certains cas, il y a des frais de 4$ pour réserver sa place. Les activités offertes par les Bibliothèques de Montréal sont pour leur part détaillées sur le site bibliomontreal.com dans la section «Calendrier».

- André Duchesne

Arrondissements

Une soirée avec Alex Nevsky dans Saint-Laurent? Du cinéma dans Rosemont-La Petite-Patrie? La reprise, à Pointe-aux-Trembles, d'une chorégraphie déjà présentée à la Place des Arts par la chorégraphe montante Sasha Kleinplatz? En quelques clics sur le site d'Accès Culture (www.accesculture.com), on peut accéder aux calendriers culturels des arrondissements, comptant une avalanche d'activités gratuites dans les maisons de la culture et autres lieux de diffusion. Attention: il faut souvent obtenir un billet ou un laissez-passer à l'avance.

- André Duchesne

Musées

Chaque institution a ses règles, ses horaires, ses groupes d'âge ciblés. Mais certains musées ont des plages horaires gratuites. Au Musée des beaux-arts de Montréal, par exemple, les salles de la collection permanente et des expositions-découvertes sont accessibles gratuitement le dernier dimanche de chaque mois, durant les Fêtes et la semaine de relâche. Au musée McCord, c'est le mercredi soir. Au Centre canadien d'architecture, c'est le jeudi après 17h30. L'entrée au musée Redpath est gratuite, mais on suggère une contribution.

- André Duchesne

Festivals

Est-il nécessaire de mentionner que la plupart des grands festivals montréalais ont une programmation à ciel ouvert costaude et gratuite? À l'instar des événements estivaux, le festival Montréal en lumière (du 19 février au 1er mars) est doté d'un site extérieur où des artistes tels Vincent Vallières, Brigitte Boisjoli et Misteur Valaire se produiront gratuitement cette année. En attendant l'offre gargantuesque de la Nuit blanche du 28 février.

- André Duchesne

Plateaux de télé

Variétés, émissions culturelles, débats et plus encore. Il est simple de participer sans frais à l'enregistrement d'émissions de télé sur toutes les grandes chaînes et certaines chaînes spécialisées.

La meilleure porte d'entrée? Le site publiccible.com, qui offre la possibilité de choisir parmi plusieurs émissions dont Bazzo.TV, C'est ma toune, Deux hommes en or, etc. D'autres émissions, comme Tout le monde en parle et En mode Salvail, gèrent elles-mêmes le recrutement du public. Il suffit d'aller sur le site internet de ces émissions.

- André Duchesne

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À MOINS DE 15 DOLLARS 

Humour au rabais

Quand on a un budget serré, pas besoin de courir les galas ou les spectacles de vedettes pour rire à gorge déployée. Plusieurs humoristes de la relève offrent des performances à bas prix, notamment au Club du square DIX30, à Brossard, tous les lundis jusqu'au 18 mai. À Montréal, dans le Quartier latin, le pub L'Abreuvoir organise Les mercredis 100% humour, animés par Mehdi Bousaidan. Si les têtes d'affiche ne sont jamais annoncées, des pointures comme Louis-José Houde ou Sugar Sammy y sont parfois. Prix du billet: 7$.

- Hugo Pilon-Larose

Les finissants en spectacle

Les écoles de théâtre regorgent de jeunes artistes talentueux, dont certains sont voués à de belles carrières. Pourquoi attendre qu'ils se produisent sur les planches des grands théâtres pour les découvrir? Les finissants de ces écoles donnent fréquemment des spectacles, à prix modique. Ce mois-ci, par exemple, l'École nationale de théâtre présente Elsi, la nuit. Prix du billet: 9$. Pour ceux qui aiment la culture in English, la section anglaise de l'École nationale présente, à la fin du mois, la pièce The Caucasian Chalk Circle, au même endroit et au même prix.

- Hugo Pilon-Larose

Grand écran à petit prix

Aller au cinéma en famille n'est pas à la portée de tous. Mais les grandes salles, dont celles associées à Cineplex, offrent des rabais. Le mardi, par exemple, le prix du billet est réduit de près de 40%. Le géant du cinéma propose aussi des matinées en famille, le samedi, où des films sont projetés pour seulement 3$. Pour ceux qui préfèrent le cinéma d'auteur, le Beaubien et l'Ex-Centris offrent un billet à 10,50$ (au lieu de 12$) en semaine avant 17h. De son côté, le théâtre Outremont offre des après-midi Cinépassion, pour 8,50$ le billet. Le prochain film, La Vénus à la fourrure, sera présenté lundi prochain à 16h.

- Hugo Pilon-Larose

Au musée sans se ruiner

La Société des directeurs des musées montréalais regroupe 39 institutions dont la plupart offrent un billet d'entrée pour moins de 15$. Au Musée d'art contemporain, l'entrée est à moitié prix (7$) le mercredi, de 17h à 21h. Au Musée des beaux-arts, on paie 10$ (plutôt que 20$) pour visiter les grandes expositions les mercredis soir. Le musée Pointe-à-Callière offre des rabais de 40% sur ses droits d'entrée les mercredis soir. Le 24 mai prochain, 34 musées de Montréal ouvriront leurs portes gratuitement pour la journée. Un service de transport, toujours gratuit, sera offert.

- Hugo Pilon-Larose

Concours musicaux

Les concours musicaux offrent aux curieux l'avantage d'entendre les futures coqueluches de la chanson pour une fraction du prix qu'elles factureront trois ou quatre ans plus tard. Ça tombe bien: les Francouvertes (tremplin de Karim Ouellet en 2011 et des soeurs Boulay en 2012, notamment) s'ouvrent le 16 février, alors que le concours Ma Première Place des Arts (qui compte Klô Pelgag, Salomé Leclerc et Peter Peter parmi ses anciens participants) est déjà commencé.

- Frédéric Murphy

Les nocturnes du MAC

Qui a dit qu'on ne peut être à la fois oiseau

de nuit et passionné d'art contemporain? Sûrement quelqu'un qui n'a jamais fait la queue pour entrer au Musée d'art contemporain un soir de Nocturne. Pour le prix d'entrée au musée,

on peut y apprécier les expos en cours (dont celle de la Française Sophie Calle), puis étirer la nuit sur les rythmes de DJ tels Ryan Playground et Dave Luxe. Le 20 février, de 17h à 2h.

- Frédéric Murphy

*

À MOINS DE 35 DOLLARS

Les «2 pour 1» au théâtre

De nombreux théâtres montréalais proposent des paires de billets à 35$ les samedis (pour la représentation de 16h) ou les jeudis. La plupart du temps, il s'agit de se rendre à la billetterie du théâtre le jour de la représentation. Le nombre de billets est évidemment limité. Ces tarifs «2 pour 1» sont habituellement offerts durant la première semaine de représentations. Dans certains cas, il faut choisir au moins trois spectacles pour profiter de ces tarifs avantageux.

- Jean Siag

Théâtre et opéra... au cinéma!

Les présentations du Metropolitan Opera de New York et celles du Théâtre national de Londres au cinéma, en direct et en haute définition, sont immensément populaires, et pour cause: on peut y entendre et y voir les meilleurs chanteurs et les meilleurs acteurs du monde dans des productions grandioses. Les prix oscillent autour de 23$ par séance... Rien à voir avec ceux que facturent ces institutions de réputation mondiale! Il y a aussi des rediffusions. 

Info: http://www.cineplex.com/Evenements

- Caroline Rodgers et Jean Siag

Petites productions d'opéra

À Montréal, plusieurs compagnies d'opéra indépendantes ou étudiantes proposent des spectacles de qualité à petit prix. Il suffit d'être attentif, la plupart offrant une ou deux productions par an avec des billets à moins de 35$. Parmi les productions à venir cette saison, mentionnons L'étoile, de Chabrier, à l'Atelier d'opéra de l'Université de Montréal, Xerxès, de Händel, à Opera da Camera, Suor Angelica et Gianni Schicchi, de Puccini, à Opéra McGill, et Carmen, de Bizet, à Opéra immédiat.

- Caroline Rodgers

Le Paradis ou les bleus

Même si certains grands théâtres ont des tarifs fixes, comme le Théâtre Jean-Duceppe ou le Théâtre Denise-Pelletier, certaines salles offrent des rabais intéressants pour les sièges les plus éloignés de la scène. C'est un compromis qu'on peut vouloir faire. Qu'il s'agisse des sièges du deuxième balcon du TNM (le Paradis) - à 26$ le billet - ou du balcon du Monument-National, il est possible de faire des économies. À la TOHU, ce sont les billets de la catégorie 3 qui sont les plus accessibles. On pourra ainsi voir le nouveau spectacle du Cirque Oz d'Australie à 32$ le billet.

- Jean Siag

Orchestres de jeunes

De nombreux orchestres composés d'étudiants ou de récents diplômés des facultés de musique et du Conservatoire jouent les grandes oeuvres du répertoire en concert trois ou quatre fois par an et vendent leurs billets à bas prix. On ne saurait tous les nommer, mais le chasseur d'aubaines aurait tout intérêt à surveiller au cours des prochains mois les activités de l'Orchestre lyrique de Montréal, de l'Orchestre symphonique de l'Agora, de l'Orchestre de l'Université de Montréal, de l'Orchestre symphonique du Conservatoire de Montréal et de l'Orchestre philharmonique des musiciens de Montréal, entre autres.

- Caroline Rodgers

Les chasseuses d'aubaines

Elles sont passionnées de culture. Elles aiment la pop, le jazz, le théâtre et même le burlesque. À leur manière, et pour différentes raisons, ces quatre femmes refusent de payer n'importe quel prix pour assouvir leur soif d'art. Rencontre avec de véritables chasseuses d'aubaines.

Béatrice Bernard-Poulin, 28 ans, ne se le cache pas. «Je suis probablement la reine des cheap», dit-elle ironiquement. Depuis quelques années, elle rédige un blogue - Eille la cheap! - où elle donne des conseils pour sortir sans se ruiner.

Au fil du temps, Béatrice a créé une communauté de cheap. Son site, visité plus de 8000 fois par mois, lui permet de générer un petit revenu et de vivre en partie de sa plume. Pour La Presse, elle a accepté de faire part de quelques astuces pour économiser en culture.

«Quand j'étais adolescente, je faisais du flyering (distribution de prospectus à la main) pour obtenir des billets de concerts gratuits», nous raconte-t-elle.

Aujourd'hui pigiste dans une boîte de production, elle consulte fréquemment le site internet de La Vitrine, où elle déniche des billets de dernière minute. «Croyez-moi, il ne faut pas être riche pour avoir une vie culturelle bien remplie», jure-t-elle.

Revendeuse de billets soldés

À plusieurs kilomètres de Montréal, au Cégep de Granby, Audrey Desmarais s'installe à la bibliothèque pour consulter les dernières trouvailles d'Eille la cheap! Elle suit rigoureusement les conseils de Béatrice et soutient ne pas se priver pour sortir.

«La culture, c'est très important pour moi. Je vais voir des spectacles les soirs de semaine, le week-end, tout le temps», raconte la jeune femme de 25 ans qui étudie en sciences humaines et est aussi artiste de burlesque.

En semaine, Audrey fréquente souvent les bars ou les salles de spectacle où on présente des chanteurs et des humoristes de la relève. Cette jeune femme qui vit avec un budget serré a établi des stratégies pour économiser.

«Je suis abonnée au site Atuvu.ca et j'ai payé pour obtenir la passe VIP, ce qui me donne accès à plusieurs aubaines, moyennant un abonnement d'environ 200$ pour 24 mois. Grâce à ça, je peux inviter mes amies à m'accompagner au rabais, mais je leur vends les billets en me laissant une petite marge de profit. C'est ainsi que je rembourse entièrement mon investissement initial», explique-t-elle.

Chasseuses d'aubaines à 70 ans

Les blogues et les sites internet où l'on trouve de belles offres, ce n'est pas l'affaire de tous. Denise Lamontagne,

69 ans, et Denise Bergeron, 70 ans, préfèrent les méthodes traditionnelles.

«Oh non, les blogues, internet et tout ça, je ne vais pas là. C'est peut-être une question de génération, mais je ne fais pas confiance à ça», dit Mme Lamontagne.

Le soir venu, ne cherchez pas cette retraitée de l'enseignement: elle est dans l'une des nombreuses maisons de la culture de la métropole.

«On y retrouve une variété de musiciens, de la pop, du jazz, du classique, du folk, du blues, il y en a pour tous les goûts! Et c'est totalement gratuit», explique-t-elle, enthousiaste.

Denise Bergeron préfère pour sa part le théâtre. «Je suis abonnée depuis plus de 40 ans au Rideau Vert; c'est comme ma deuxième maison. J'ai aussi deux abonnements ailleurs. J'économise ainsi sur les billets, et ça me permet d'aller voir d'autres spectacles», nous dit-elle à quelques heures de la représentation de la pièce Épopée Nord, qu'elle va voir au Théâtre d'Aujourd'hui.

«J'achète chaque année la Carte Prem1ères, qui me donne accès à une multitude de pièces à moitié prix, pour un coût initial de 25$. C'est vraiment une aubaine, et on peut acheter la passe dans tous les théâtres», explique Mme Bergeron.

«Il ne faut pas être riche pour consommer de la culture; on peut le faire à très petit budget. Moi, j'en consomme tellement que je suis un peu difficile à suivre», dit la marathonienne des spectacles.

- Hugo Pilon-Larose, avec la collaboration de Fanny Lacasse

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