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Centre de design de Séoul: emblême de l'audace

Conçu par l'architecte d'origine irakienne Zaha Hadid, le... (Photo: fournie par le Centre de design de Séoul (DDP))

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Conçu par l'architecte d'origine irakienne Zaha Hadid, le Centre de design de Séoul est recouvert de 45 133 panneaux d'aluminium, tous de formes différentes et perforés pour laisser passer la lumière la nuit venue.

Photo: fournie par le Centre de design de Séoul (DDP)

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Claude Deschênes

collaboration spéciale

La Presse

(Séoul) Avec cinq millions de visiteurs depuis son ouverture, il y a sept mois, le Centre de design de Séoul (DDP) est sans contredit le grand succès de l'année qui s'achève en Corée du Sud.

Ce nouveau lieu emblématique de la capitale témoigne de l'audace d'une administration municipale prête à tout pour devenir une référence et mériter son titre de ville UNESCO de design.

Ce spectaculaire ovni, construit au coût de 500 millions de dollars et posé au coeur du quartier de la mode, a été conçu par une femme reconnue pour ses coups d'éclat, Zaha Hadid.

À Séoul, l'architecte d'origine irakienne y est allée d'un bâtiment recouvert de 45 133 panneaux d'aluminium, tous de formes différentes et perforés pour laisser passer la lumière la nuit venue.

L'immeuble a exercé un pouvoir magnétique instantané sur les Séouliens et les touristes de passage. Ses formes ovoïdes donnent envie de s'en approcher. Ce qui se trouve à l'intérieur aussi.

Lorsqu'on passe l'une des 24 portes du complexe, on déambule dans un lieu tout en courbes qui accueille des boutiques de designers, des salons, des conférences, des défilés de mode.

Il y a également des laboratoires, des salles de cours, un centre de documentation et... un musée. Un musée qui s'est donné comme objectif de représenter ce qu'est la créativité, ce qu'est l'essence du design.

Vaste programme! Mais le public n'a pas eu à attendre longtemps pour savoir comment la Seoul Design Foundation s'acquitterait de cette mission. Depuis l'inauguration, le 21 mars, les expositions se succèdent à un rythme accéléré et ratissent large.

Constituée d'oeuvres issues de la dynastie Joseon (1392-1910), une des premières expositions présentées au DDP amenait le visiteur aux sources du design coréen alors que dans une salle voisine, on démontrait la relation intime que le sport et le design entretiennent depuis toujours. Des millénaires séparaient les deux sujets.

Ce choix ne tient pas du hasard. «Ça fait partie de notre volonté d'être résolument moderne sans renier le passé», nous dit le directeur du marketing du DDP, Yoon Dayyoung.

Après tout, le Centre de design a été construit là où se trouvait le mythique stade de baseball de Séoul, lui-même construit sur des installations militaires millénaires que des fouilles archéologiques ont mises au jour. Des traces de ces deux usages ont été intégrées dans la nouvelle construction. Ici, un rappel des projecteurs qui éclairaient l'ancien terrain de baseball. Là, les fondations de la forteresse découverte. «Toutte est dans toutte», comme disait Raoul Duguay.

Diversité

Quand on dit que les conservateurs du DDP ratissent large, ils en ont donné la preuve en accueillant en leurs murs fraîchement peints les décors de la populaire série coréenne My love from the star de la chaîne privée SBS (Seoul Broadcasting System). Du 10 juin au 15 août, les Coréens, qui sont fous de leur télévision, ont pu déambuler dans les appartements des personnages Do Min-jun et Cheon Song-yi. Comme le Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières l'a fait avec La Petite Vie et avec autant de succès.

Lors de notre visite, la grande salle du musée accueillait tout autre chose. L'exposition Tomorrow2014 se présentait comme un panorama de l'art actuel coréen. Dans le pays le plus branché de la planète, inutile de dire que les jeunes artistes rivalisent de propositions éclatées, colorées quand elles ne sont pas déjantées ou décalées. Les hordes de jeunes écoliers débarqués là avec leurs professeurs semblaient ravis de leur visite.

Les succès retentissants que la Corée du Sud connaît dans les domaines du cinéma, de la télévision et de la musique viennent entre autres d'un savant marketing de la K culture. Le Centre de design de Séoul sait aussi mettre en valeur ce qui est fait maison.

Mais après avoir vanté sa programmation axée sur la culture coréenne, Yoon Dayyoung s'empresse d'ajouter que le DDP a aussi consacré une exposition à Gabrielle Chanel. «Avec son parfum No 5, cette femme a créé une marque, un produit, une esthétique, quelque chose qui n'existait pas avant et qui lui a survécu. Ça, c'est le parfait exemple de ce que signifie pour nous le design et de ce que nous voulons montrer.»

Le Centre de design de Séoul terminera sa première année avec une autre icône féminine: Audrey Hepburn. Comment abordera-t-on le sujet? Il faudra aller voir Beauty Beyond Beauty pour le savoir.

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À l'affiche du 29 novembre 2014 au 8 mars 2015.

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