• Accueil > 
  • Arts 
  • > Club 357C : «il faut pouvoir réseauter», dit Gilbert Rozon 

Club 357C : «il faut pouvoir réseauter», dit Gilbert Rozon

Gilbert Rozon... (Photo Robert Skinner, La Presse)

Agrandir

Gilbert Rozon

Photo Robert Skinner, La Presse

Partager

Gilbert Rozon souhaite une meilleure gouvernance et un plus grand sens de responsabilité de la part des élus municipaux au Québec, mais il estime que «l'affaire du club 357c» ne doit pas empêcher les élus et les gens d'affaires de réseauter.

Le président de Juste pour rire participait ce jeudi matin à un petit-déjeuner organisé par la chambre de commerce du Montréal métropolitain sur le thème du rôle des municipalités au Québec.

Dans son discours, il a fait part de ses préoccupations sur la «paranoïa» ambiante dans le monde politique à cause de la commission Charbonneau, «aussi utile et essentielle soit-elle».

«Avant-hier, un journaliste m'a appelé pour me demander si j'étais membre du 357C. Je lui ai répondu que non mais que son patron l'était, a lancé Gilbert Rozon, ce qui a fait rire une partie de l'assemblée. Je me suis aussi fait demander un jour si j'avais été invité au fameux party de Sagard, j'avais répondu que non, que j'en avais été fâché car j'aurais été honoré d'y aller.»

M. Rozon a ajouté qu'on ne peut faire des affaires sans réseauter.

«Ça devient absurde. Moi, je vends souvent à un ministre ou à un fonctionnaire un projet pour un festival et, croyez-moi, des enveloppes brunes, il n'y en a jamais eu, à Juste pour rire. On s'est fait dire non par des grands chums. Moi, quand je faisais des ventes à Raymond Bachand, ce n'était pas des «oui» automatiques. On se fait souvent dire non.»

Il estime que les gens d'affaires ne peuvent pas toujours rencontrer les élus dans les officines gouvernementales.

«Je trouve ça surréaliste de penser que parce qu'on vend des billets de spectacle et qu'on invite quelqu'un à luncher, ça devient de la corruption. Moi, j'ai déjà été photographié à côté de Mom Boucher et devant Chez Paré. On est des gens publics. On rencontre du monde. Mme Marois a dit être allée au club 357C. On y est tous allés.»

Gilbert Rozon espère que les choses vont se replacer, dans le sens de l'éthique.

«J'ai bien aimé quand, récemment, le maire de Montréal, Michael Applebaum, a dit, lors d'un événement: «Je suis responsable.» C'est ça qu'on veut. Du monde responsable. Il va falloir très rapidement panser nos blessures et ne pas réagir en allant à l'extrême, en se terrant, en ayant peur. Montréal est beaucoup plus fort que toutes ces inepties de quelques escrocs qui ont profité du système. J'encourage tous les élus du Québec à relever la tête, car ils font un métier noble.»

Il a beau s'intéresser de près à la politique, Gilbert Rozon ne fera pas le grand saut. Il préfère conserver la gestion du Groupe Juste pour rire. Quant aux candidats possibles à la mairie de Montréal, il verra au mérite.

«Je vais regarder ce que Denis Coderre présentera comme plan pour Montréal et j'attends de voir les plans des autres candidats. Quand on sera proche de l'élection, je me prononcerai.»

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

la boite:1600147:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer