En souvenir du 6 décembre

De gauche à droite, Nathalie Provost, Tara Gholami,...

Agrandir

De gauche à droite, Nathalie Provost, Tara Gholami, Christophe Guy et Michèle Thibodeau-DeGuire.

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse

La direction de Polytechnique Montréal a remis le 25 novembre dernier la première bourse de l'Ordre de la rose blanche à Tara Gholami, diplômée en génie mécanique de l'Université de Calgary. Cette bourse de 30 000$ créée l'an dernier sera désormais décernée annuellement à une étudiante canadienne en génie qui désire poursuivre ses études en génie au niveau de la maîtrise ou du doctorat au Canada ou ailleurs dans le monde.

Christophe Guy, directeur général de Polytechnique, accompagné de Michèle Thibodeau-DeGuire, principale et présidente du Conseil d'administration de la Corporation de l'École Polytechnique de Montréal, et Nathalie Provost, diplômée de Polytechnique et blessée lors des tristes événements, ont salué le parcours scolaire et personnel exceptionnel de Tara Gholami. Cette première boursière poursuit actuellement ses études en génie mécanique à l'Université Stanford, en Californie.

« C'est dans le cadre des activités de commémoration des 25 ans de la tragédie du 6 décembre 1989 à Polytechnique que l'Ordre de la rose blanche a vu le jour, dans le but de rendre hommage aux victimes de ce drame, rappelle Christophe Guy. Cette bourse reconnaît non seulement l'importance que Polytechnique accorde à la contribution des femmes au génie, mais elle incarne aussi cette part du rêve que toutes les jeunes femmes désireuses d'embrasser une carrière en ingénierie portent en elles. Tara Gholami, à l'instar de toutes les récipiendaires qui lui succéderont au fil des ans, est une source d'inspiration pour ces jeunes filles. »

« Je suis très heureuse de recevoir l'Ordre de la rose blanche et remercie Polytechnique Montréal d'avoir accueilli et retenu ma candidature avec autant de bienveillance, soutient Tara Gholami. Jusqu'à l'âge de 11 ans, j'ai grandi en Iran dans un milieu où j'ai été exposée à des modèles féminins forts qui ont encouragé mes réalisations. Cette proximité avec ces femmes m'a permis de croire en moi et en mes capacités, et de devenir qui je voulais du moment que j'y mettais les efforts. Je récolte aujourd'hui le fruit de ces efforts et j'espère que mon parcours saura inspirer d'autres jeunes filles passionnées par une carrière scientifique. »

« En tant que présidente du comité de sélection, j'avoue que l'excellente qualité des candidatures a rendu notre tâche ardue », rapporte Michèle Thibodeau-DeGuire, qui a été la première diplômée en génie civil de Polytechnique en 1963. « Le choix de Tara Gholami a toutefois fait l'unanimité parce que nous voyons en elle, d'une part, une femme au portfolio impressionnant et, d'autre part, une femme de coeur et d'engagement qui jette les premiers jalons d'une longue lignée de récipiendaires qui serviront de modèles aux autres jeunes filles qui s'intéressent aux sciences. »

« Je suis fière d'être marraine de l'Ordre de la rose blanche, car cette initiative maintient vivante la mémoire de mes compagnes de classe, affirme Nathalie Provost. Cette bourse constitue par ailleurs un apport financier significatif qui permet à une future ingénieure de réaliser un rêve qui semble parfois inaccessible et qui ressemble, à plusieurs égards, à celui que caressaient celles qui sont disparues. »

Le comité de sélection de l'Ordre de la rose blanche a été présidé par Michèle Thibodeau-DeGuire. Il réunissait également des personnalités du monde de l'éducation supérieure canadien, à savoir : Elizabeth Cannon, présidente et vice-chancelière, Université de Calgary, Suzanne Fortier, principale et vice-chancelière, Université McGill, Cristina Amon, doyenne de la Faculté de science appliquée et de génie, Université de Toronto, Patrik Doucet, doyen de la Faculté de génie, Université de Sherbrooke, Joshua Leon, doyen de la Faculté de génie, Université Dalhousie, Pearl Sullivan, doyenne de la Faculté de génie, Université de Waterloo, Kimberly A. Woodhouse, doyenne de la Faculté de génie et de science appliquée, Université Queen's.

Polytechnique Montréal rappelle enfin que la deuxième Semaine de la rose blanche se tiendra cette année du 30 novembre au 6 décembre et qu'il sera possible à nouveau d'offrir des roses blanches virtuelles à l'aide de son site transactionnel. Tous les fonds amassés par la vente de roses virtuelles servent à offrir à des jeunes filles issues de milieux défavorisés et pluriethniques la possibilité de s'initier aux sciences par diverses activités telles que des camps de jour et des ateliers scientifiques organisés par Folie Technique.

Fondée en 1873, Polytechnique Montréal est l'un des plus importants établissements d'enseignement et de recherche en génie au Canada. Polytechnique occupe le premier rang au Québec pour le nombre de ses étudiants aux cycles supérieurs et l'ampleur de ses activités de recherche. Avec plus de 43 000 diplômés, Polytechnique Montréal a formé près du quart des membres actuels de l'Ordre des ingénieurs du Québec. L'institution donne son enseignement dans 15 disciplines du génie. Polytechnique compte 265 professeurs et plus de 8 000 étudiants. Son budget annuel de fonctionnement s'élève à plus de 200 millions de dollars, dont un budget de recherche de 80 millions de dollars.




Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer