De l'informatique à l'école de conduite

Jean-Claude Baldacchino mise sur la crédibilité de son... (Photo David Boily, La Presse)

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Jean-Claude Baldacchino mise sur la crédibilité de son entreprise dans un secteur qui connaît des moments difficiles, avec la présence de nombreuses écoles où la qualité de l'enseignement laisse à désirer.

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Transfert d'entreprise
Transfert d'entreprise

Portfolio sur le transfert d'entreprise. »

Yvon Laprade
La Presse

« En France, se souvient-il, on m'avait brossé un portrait idyllique. J'étais rempli d'espoir. Je peux vous dire qu'ils m'ont bien vendu leur salade ! »

Comme bien d'autres immigrants, le jeune homme, qui avait 31 ans, s'est très vite heurté à un mur. « On ne reconnaissait pas mes diplômes, c'était frustrant », évoque-t-il après coup.

Il agissait comme consultant en sécurité routière à l'école de conduite Drive and Go lorsque des élèves lui ont lancé, amicalement : « Tu devrais acheter l'école, tu es le seul ici qui a de l'allure ! » La roue s'est alors remise à tourner.

Il les a pris au mot. En février 2015, il a amorcé les pourparlers avec les deux copropriétaires, et en décembre de la même année, il achetait officiellement l'entreprise à numéro.

« L'entreprise que j'ai reprise était lourdement déficitaire et en deux ans, je l'ai redressée. Mon banquier m'a dit : "Wow !" Aujourd'hui, elle est légèrement rentable. » - Jean-Claude Baldacchino, propriétaire du centre de conduite Drive and Go

L'entrepreneur est à la tête d'une très petite entreprise, il en convient. « Nous n'avons, pour l'instant, que quatre autos-écoles, dit-il. En juillet, on va ajouter une auto électrique pour réduire notre consommation de carburant. On avance lentement, on est à l'écoute des tendances du marché. On pourrait acheter des écoles de conduite qui seraient à vendre, qui sait ? »

Sur cette question, il ne cache pas que l'industrie des écoles de conduite, au Québec, fait face à des enjeux importants. « On l'a dit, il y a beaucoup trop d'écoles et les tarifs exigés aux clients demeurent trop peu élevés, soulève-t-il. C'est difficile, aussi, de recruter des moniteurs pour enseigner la conduite automobile aux apprentis conducteurs. »

Pour se démarquer de la compétition, il dit avoir mis l'accent sur « la qualité de l'enseignement » et sur « l'attitude » des moniteurs. 

« Il faut traiter nos clients avec respect, dit-il. On veut faire les choses mieux, et autrement. Nous misons sur le service personnalisé, c'est comme ça qu'on se démarque face aux plus gros joueurs de l'industrie. »

DES IDÉES

La partie est toutefois loin d'être gagnée, dans une industrie où les règles du jeu ne sont pas respectées par tous ses acteurs. La marge de profitabilité demeure mince. Il admet qu'il doit mettre les bouchées doubles et faire un suivi serré de ses dépenses pour se maintenir en équilibre.

Par-dessus tout, il se qualifie d'abord et avant tout comme « un homme d'idées ». « Il y a une importante clientèle d'immigrants, à Montréal, note-t-il. Il y a des étudiants qui arrivent de la France qui veulent apprendre à conduire chez nous. On veut les attirer avec des forfaits sur mesure. On est rendus là. »

DRIVE AND GO EN BREF

Propriétaire : Jean-Claude Baldacchino

Chiffre d'affaires : 130 000 $ (prévu en 2018)

Décembre 2015 : acquisition de l'entreprise

Deux adresses : avenue du Parc et rue Sherbrooke Est




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