Un coup de pouce pour la relève en tourisme

Donald J. Desrochers a récemment pris la relève... (photo Sylvain Mayer, le nouvelliste)

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Donald J. Desrochers a récemment pris la relève des Hôtels Marineau.

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Transfert d'entreprise
Transfert d'entreprise

Portfolio sur le transfert d'entreprise. »

L'industrie du tourisme manque de relève pour prendre la tête de ses entreprises. Le ministère du Tourisme a récemment accordé une aide financière de 716 000 $ sur trois ans au Centre de transfert d'entreprise du Québec (CTEQ) pour corriger la situation.

L'Hôtel Marineau à Shawinigan. Photo fournie par Hôtels... (Photo fournie par Hôtels Marineau) - image 1.0

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L'Hôtel Marineau à Shawinigan. Photo fournie par Hôtels Marineau

Photo fournie par Hôtels Marineau

Vincent Lecorne, président-directeur général du Centre de transfert... (Photo Marco Campanozzi, La Presse) - image 1.1

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Vincent Lecorne, président-directeur général du Centre de transfert d'entreprise du Québec

Photo Marco Campanozzi, La Presse

Gérés par trois générations de Marineau depuis 1932, les Hôtels Marineau ont changé de main au début de l'année, faute de relève dans la famille. C'est l'un des employés de l'entreprise, Donald J. Desrochers, qui s'est porté acquéreur. « Je travaillais au sein de la compagnie depuis 12 ans et j'avais gravi les échelons, raconte M. Desrochers. L'entreprise était à vendre et un jour, quelqu'un m'a demandé pourquoi je ne l'achetais pas. Quand tu as 32 ans, que tu viens de la classe moyenne et qu'on te demande pourquoi tu n'achètes pas une entreprise de 7,9 millions de dollars, la réponse semble évidente. »

N'empêche que l'idée a fait son chemin, que M. Desrochers a persévéré malgré les obstacles et qu'il est maintenant propriétaire. Il peut continuer de compter sur l'expérience des cédants. « Le transfert de savoir est tellement important », note l'entrepreneur.

PISTES DE SOLUTION

Malheureusement, tous les transferts d'entreprise ne se font pas aussi facilement. « Il y a une pénurie de main-d'oeuvre criante dans ce secteur-là que l'on peut rattacher au manque de repreneurs potentiels, explique Vincent Lecorne, président-directeur général du CTEQ. C'est un enjeu majeur pour des entreprises qui sont parfois plus saisonnières. Si elles n'ont pas les ressources au bon moment, il y a un impact sur la performance de l'entreprise, sa valeur et l'intérêt de repreneurs potentiels. »

Différentes avenues sont explorées pour remédier à la situation, dont une sensibilisation dès l'école afin de répondre aux besoins de l'industrie.

« Identifier des gestionnaires ou des jeunes gens qui ont un profil entrepreneurial le plus tôt possible est une piste de départ. Le rachat de l'entreprise par un gestionnaire ou les membres de l'équipe en est une autre. »  - Vincent Lecorne, président-directeur général du CTEQ

Des employés qui forment une coopérative pour racheter l'entreprise est une possibilité intéressante. « C'est une des choses que l'on met de l'avant pour ouvrir des options », explique M. Lecorne.

La consolidation sectorielle est aussi une solution de plus en plus présente dans d'autres secteurs, selon lui. Ce n'est toutefois pas le cas pour l'instant dans l'industrie touristique. La reprise d'entreprise par des entrepreneurs immigrants pourrait aussi être une solution intéressante.

Quelle que soit la situation, l'important pour les entrepreneurs est de se préoccuper de leur relève le plus tôt possible. « Il y a des solutions, l'important, c'est d'en parler tôt, insiste M. Lecorne. Sinon, on se retrouve avec des ventes de feu, tout le monde est perdant. »

COUP DE POUCE

Le rôle du CTEQ est évidemment d'accompagner les entrepreneurs dans ce processus. Grâce à l'aide financière reçue, deux employés du CTEQ se consacrent maintenant au secteur du tourisme. L'organisation fera aussi de la sensibilisation auprès des entrepreneurs et offrira des formations, tant pour les propriétaires que pour les repreneurs.

« Nous avons aussi pour rôle de favoriser le maillage d'entreprises, indique M. Lecorne. Nous voulons faire en sorte que ceux qui n'ont pas identifié de relève s'inscrivent sur notre répertoire provincial des entreprises à vendre. Même chose pour les repreneurs potentiels afin qu'on puisse les mettre en relation. Nous voulons lancer le message que c'est possible pour une personne sans relève de trouver quelqu'un. »

D'ailleurs, M. Desrochers encourage tous ceux qui sont tentés par l'aventure à essayer. « Il faut y croire et être entêté, prévient-il. Des échecs, il va y en avoir. Mais c'est possible de réussir. Il faut foncer, essayer et s'entourer des bonnes personnes. »




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