Ne pas perdre la passion des affaires

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Roger Gauthier et sa fille Édith, qui occupe désormais le siège de présidente d'Agro-Sol.

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Stéphane Champagne

Collaboration spéciale

La Presse

Contrairement aux chefs d'entreprises qui ne savent plus quoi faire de leur temps après avoir cédé leur entreprise, Roger Gauthier a fait le choix de demeurer en affaires tout en continuant à aider sa fille Édith qui occupe désormais le siège de présidente d'Agro-Sol, une PME de 15 employés en Mauricie, spécialisée dans la vente et la distribution d'engrais et de grains, ainsi que les conseils aux agriculteurs. M. Gauthier répond à nos questions.

Q - Maintenant que votre fille Édith est actionnaire à 100 % de l'entreprise que vous avez fondée, quel est votre emploi du temps?

R - Ma conjointe Jacqueline est encore contrôleuse financière de l'entreprise. Et moi je m'occupe des projets spéciaux (dont des travaux d'agrandissement en cours; NDLR) et de l'achat des récoltes auprès des producteurs. Mais en dehors de ça, c'est Édith qui prend les décisions et qui s'occupe de tout le reste. Depuis cette année, elle est le seul maître à bord d'Agro-Sol.

Au moment de vendre à Édith, j'ai créé le fonds d'investissement agricole, AgriTerra, un gros fonds d'investissement québécois en terre agricole. Nous détenons des milliers d'acres des terres au Québec, mais surtout dans l'Ouest canadien.

Avant, je travaillais de 60 à 80 heures par semaine. Maintenant, je m'amuse en ne travaillant que 40 heures par semaine.

Q - Comment avez-vous vécu cette passation des pouvoirs?

R - Relativement bien parce qu'il avait été décidé depuis quelques années qu'on allait vendre à Édith. On a consulté un paquet de monde : comptable, notaire, avocat, etc. Mais personne ne m'avait prévenu que j'aurais tout un deuil à faire.

J'ai fondé Agro-Sol avec ma conjointe au début des années 80. En cédant l'entreprise à notre fille, il fallait en quelque sorte se tasser. Heureusement que j'ai fondé AgriTerra en parallèle.

Je fais beaucoup de vélo et j'adore le ski. Mais si on m'avait dit que dorénavant, c'est tout ce que j'allais faire, je ne sais pas comment j'aurais réagi. Je n'ai que 62 ans.

Q - Qu'est-ce qui vous a poussé à mettre en place un processus de transfert de votre entreprise?

R - En 1996-1997, quand Édith a terminé ses études, je lui ai suggéré d'aller travailler dans d'autres entreprises pour voir comment ça se passait. En 2000, elle s'est officiellement jointe à nous. On recevait plusieurs offres d'achat, on avait plein d'opportunités d'affaires. Malgré cela, on a décidé de transférer l'entreprise à notre fille.

On l'a impliqué dans les bilans financiers, dans les investissements, bref dans toutes les décisions importantes. Elle a obtenu 25 % des actions en 2005, puis 50 % en 2011, où il y a eu passation des pouvoirs. Elle est l'unique actionnaire depuis 2014.

Nous avons fait le bon choix. La pomme ne tombe jamais bien loin de l'arbre. Édith a la fibre entrepreneuriale. On a toujours parlé d'affaires autour de la table.




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