Repas d'affaires: pour un petit-déjeuner court et efficace

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Martin Beauséjour

Collaboration spéciale

Entre stratégie, protocole et étiquette, le repas d'affaires est un exercice complexe qui peut parfois s'avérer périlleux. Cette semaine, nos deux spécialistes démystifient le petit-déjeuner d'affaires.

Qui invite-t-on à un petit-déjeuner et dans quel but?

«Inviter un inconnu à petit-déjeuner peut être une excellente façon de faire les présentations rapidement, souligne Esther Pelchat. Proposez un petit-déjeuner et vous verrez ensuite si la personne suggère plutôt un lunch. » Le petit-déjeuner permet aussi de rencontrer des clients avec qui on a déjà une bonne relation d'affaires, précise Louis Dussault. « On y va pour discuter d'un point précis avant d'aller au bureau», ajoute-t-il.

Qui doit choisir le resto ? Et comment faire le bon choix?

«C'est toujours celui qui invite qui choisit l'endroit, affirme d'emblée Louis Dussault. Et on invite pour 7 h 30. Certains n'hésitent pas à inviter plus tôt, mais pas moi. » Selon lui, la durée du repas ne devrait pas dépasser une heure. Esther Pelchat suggère de prendre en compte le milieu dans lequel notre client travaille. « Le PDG d'une grande entreprise vous accordera une heure, mais exigera d'être au bureau pour 7 h 30, dit-elle. Les gens des entreprises culturelles, qui doivent souvent assister à des premières le soir, accepteront volontiers une invitation autour de 9 h.»

Quand peut-on commencer les discussions sur le travail?

«On doit attendre que le café soit servi avant d'entamer les discussions d'affaires. Et on n'attend pas plus longtemps», précise M. Dussault. Ce serait tout aussi mal vu, selon lui. « Les gens ont une multitude de tâches à accomplir au bureau. On ne leur fait pas perdre de temps.»

Si le petit-déjeuner est de type buffet, quelles sont les règles à suivre?

C'est encore une fois l'hôte qui doit inviter ses convives à se lever de table pour aller se servir. L'hôte doit aussi s'assurer que tous ses invités ont réussi à remplir une assiette avant de se servir lui-même. «Et on ne revient pas à la table avec des portions gigantesques », note Esther Pelchat. On peut ensuite inviter les convives à se servir une deuxième fois. «Mais on n'y retourne pas seul», ajoute-t-elle.

Une stratégie à employer pour réussir son petit-déjeuner d'affaires?

Selon Louis Dussault, un repas d'affaires n'est pas fait pour manger. «Le but premier de la rencontre est de discuter d'un sujet relié au travail. Il faut donc être préparé», affirme-t-il. Pour Mme Pelchat, le succès réside plutôt dans un bon dosage de travail... et d'alimentation. «Il ne faut jamais oublier que l'on représente notre entreprise. Mais il faut également laisser à son invité du temps pour manger. Vous ne serez pas plus avancé si votre client ou votre nouveau contact quitte le restaurant affamé juste avant de commencer sa journée au bureau. Surtout s'il s'agit d'une première rencontre.»

Quelle est l'étiquette entourant la serviette de table?

«Si elle est en tissu, on la dépose sur ses genoux dès que l'on s'assoit à la table. Si elle est en papier, on la garde près de son assiette. Sur nos genoux, cette dernière aurait tendance à toujours tomber par terre. Cela pourrait nuire aux discussions», conclut Esther Pelchat.

Lundi prochain : le lunch d'affaires.




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