Ingénieurs: les employeurs peinent à pourvoir les postes vacants

Pierre Rivet, directeur du Service de l'enseignement coopératif... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

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Pierre Rivet, directeur du Service de l'enseignement coopératif à l'ÉTS.

PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

Martine Letarte

Collaboration spéciale

La Presse

À l'École de technologie supérieure (ETS), on remarque que les entreprises dans pratiquement tous les secteurs du génie ont de la difficulté à pourvoir leurs postes.

«En génie logiciel et technologies de l'information (TI), on place chaque année 530 étudiants en stage, alors qu'on reçoit 1600 offres d'entreprises, indique Pierre Rivet, directeur du Service de l'enseignement coopératif.»

Les besoins sont si importants que l'ETS investit énormément d'efforts dans le recrutement d'étudiants en France pour ses programmes de génie des TI, production automatisée et génie électrique.

«Une première cohorte de 25 étudiants recrutée dans l'équivalent des cégeps techniques en France a terminé sa formation, indique Pierre Rivet. Nous regardons maintenant s'ils restent ensuite pour travailler au Québec, et jusqu'à maintenant, c'est environ deux sur trois. Nous augmentons à 60 nouveaux étudiants par année et nous voulons atteindre 200. Nos entreprises ont de grands besoins et le marché de l'emploi est terrible en France, alors c'est intéressant.»

La seule exception où le placement peut prendre plus de temps en ce moment est le génie de la construction.

«Il y a quatre ou cinq ans, 75% des finissants avaient un emploi lorsqu'ils terminaient leurs études, alors que maintenant, c'est environ 25%, affirme M. Rivet. Le temps d'attente avant de se trouver un emploi peut être de six à huit mois, mais ils finissent par trouver. Les grands projets d'infrastructure se feront, mais les étudiants doivent savoir que ça risque d'être plus difficile de se placer d'ici quatre prochaines années.»

À l'Université McGill, on remarque aussi que l'embauche des finissants se porte très bien dans pratiquement tous les programmes, excepté le génie civil et minier. Pour contrebalancer la morosité du Québec dans ces domaines, McGill a développé un bon bassin d'employeurs en Alberta.

À l'UdeS, on évalue que pratiquement tous les finissants se trouvent un emploi.

Polytechnique a aussi un taux de placement qui tourne autour de 96-97%, mais elle a constaté une diminution de 22% de l'offre de stages en génie civil.




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