Immobilier commercial

Anciennes usines: des millions en projets de conversion

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Stéphane Champagne

Collaboration spéciale

La Presse

La conversion de vieilles usines ou d'immeubles d'une autre époque en complexes de bureaux a plus que jamais la cote à Montréal. De nombreux projets en cours, ou à venir, totalisent plusieurs millions de dollars dans différents coins de la ville.

S'inspirant de l'architecture industrielle d'hier, la construction de nouveaux bâtiments et l'ajout d'étages sont également à l'ordre du jour. Cette tendance s'inscrit dans la mouvance du «Live-Work». Ce concept, mis en place dans les grands centres urbains, favorise la mixité et la proximité des lieux de travail.

Au cours des 10 dernières années, pas moins de 4 millions de pieds carrés d'anciens immeubles (soit l'équivalent de quatre fois la Place Ville Marie) ont été convertis en loft-bureaux, selon la firme Altus. La valse des millions (en dollars et en pieds carrés) se poursuit. Voici les principaux chantiers à Montréal.

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PHOTO MONTREAL PROJET IMMOBILIER ANTREV

Esplanade Loft Project 2

Après avoir converti avec succès une usine de textile dans le Milex (Mile End/Parc-Extension) dans le cadre de l'«Esplanade Loft Project 1», le promoteur montréalais Antrev vient d'entreprendre la construction d'un nouveau bâtiment de 150 000 pi2 aux allures d'autrefois. Ce projet de 35 millions baptisé «Esplanade Loft Project 2» sortira de terre à l'angle de la rue Saint-Zotique et de l'avenue de l'Esplanade. Bruce Burnett, président d'Antrev, se spécialise dans la conversion de vieilles usines depuis le milieu des années 80. Selon lui, ses locataires recherchent plus que des loyers à prix concurrentiels. «Ils veulent aussi un milieu de vie», dit-il. M. Burnett préfère ne pas révéler l'identité de ses futurs locataires.

La conversion de vieilles usines ou... (PHOTO FOURNIE PAR LE PROMOTEUR) - image 3.0

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PHOTO FOURNIE PAR LE PROMOTEUR

7250 Marconi et 950 Beaumont

Le projet de conversion du Groupe Montoni à l'angle des rues Marconi et De Castelneau a tellement connu de succès, que le promoteur a décidé d'ajouter un troisième étage à cette usine datant de 1949. L'immeuble acquis par Montoni en 2013 compte désormais 140 000 pi2. Il sera certifié LEED. Un investissement de près de 20 millions. Ce qu'il est convenu d'appeler le «7250 Marconi» abritera notamment le concepteur de jeux Gameloft (qui occupera 75 000 pi2). «Il y aura 3 terrasses sur le toit et 200 places pour stationner des vélos. On facilite la vie des travailleurs qui veulent se rapprocher de leur lieu de résidence», explique Dario Montoni, président.

L'autre projet sur lequel Montoni planche actuellement est le 950 Beaumont, près du boulevard de l'Acadie, entre la ville de Mont-Royal et le quartier Parc-Extension. Dans cette aventure de 30 millions, le promoteur prévoit ajouter quatre étages supplémentaires aux deux étages déjà existants d'une usine datant des années 70. «On fait de la prospection pour trouver des locataires. On avait signé avec un acteur important, mais l'entente ne s'est pas concrétisée, révèle Dario Montoni, président du Groupe Montoni. Si on se fie au projet de la rue Marconi, on est confiants de trouver des locataires bientôt. On est dans un coin qui attire les entreprises de gaming.»

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7250, du Mile End

Il n'y a pas que les concepteurs de jeux vidéo et les entreprises de création qui sont attirés par les usines converties en lofts-bureaux. La Banque TD s'y met elle aussi. En quittant le centre-ville, l'institution a choisi de déménager les 800 employés de ses services administratifs dans une usine de textile des années 70, sise au 7250, rue du Mile End, dans le quartier Villeray. Richard Hylands, président de Kevric, prévoit investir 50 millions dans la conversion de cet immeuble de huit étages, dont trois seront occupés par la TD. Les premiers locataires devraient faire leur entrée à la fin de l'été 2014. Un bâtiment adjacent de 120 000 pi2, qui sert actuellement d'entrepôt, sera lui aussi converti dans le cadre d'une «phase 2», explique M. Hylands.

La gare Viger a été vendue en 2005... (Photo: Alain Roberge, La Presse) - image 5.0

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La gare Viger a été vendue en 2005 sous engagement que la construction d'un hôtel de luxe, de bureaux, de commerces et d'immeubles résidentiels débuterait dans une fenêtre de trois ans. Or, à ce jour, rien n'est encore fait.

Photo: Alain Roberge, La Presse

Gare Viger

Inoccupée depuis plusieurs années, la gare Viger va bientôt renaître dans le cadre d'un important projet de revitalisation évalué à 250 millions. Le promoteur immobilier Groupe Jesta, propriété des familles Aintabie et O'Brien, est sur le point d'annoncer la première phase des travaux. Dans la foulée, des bureaux et des commerces seront aménagés dans les anciennes gares Viger et Berri (toutes deux sur le même site), confirme André Bouthillier, de la firme Cohn&Wolf et porte-parole de Jesta. Le promoteur quittera son siège social de L'Île-des-Soeurs pour venir s'établir dans l'édifice patrimonial de la rue Saint-Antoine. La deuxième phase du projet consistera en la construction de nouveaux bâtiments à usage mixte (résidentiel et commercial) sur ce site de près de sept acres (300 000 pi2). Signe que les choses vont bon train et que des annonces sont imminentes, des travaux d'isolation et de modification du réseau électrique sont actuellement en cours dans les deux anciennes gares ferroviaires, selon M. Bouthillier.

La conversion... (PHOTO PRISE SUR LE SITE WEB DU PROJET IMMOBILIER GROUPE ROSDEV) - image 6.0

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PHOTO PRISE SUR LE SITE WEB DU PROJET IMMOBILIER GROUPE ROSDEV

7101, du Parc

Une autre banque, la RBC, a également choisi de quitter le centre-ville pour s'installer dans le Mile End. Quelque 2000 de ses employés travailleront dans un centre d'appel au 7101, avenue du Parc, à l'angle de la rue Jean-Talon. L'immeuble industriel, propriété du Groupe Rosdev (famille Rosenberg) a été converti en complexe de bureaux l'an dernier pour 16 millions. Outre RBC, qui occupera sur trois étages 186 000 des 366 000 pi2 de l'ancienne usine, l'Université de Montréal figure parmi les autres locataires. Des locaux de qualité, un loyer 50% moins cher qu'au centre-ville, la proximité des grands axes routiers et la présence de nombreux services, dont les transports en commun, ont séduit la RBC, explique Mark Bedard, porte-parole du Groupe Rosdev.




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