Place à la relève !

Michael Boyer, 23 ans, Thaï Zone.... (PHOTO SIMON GIROUX, LA PRESSE)

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Michael Boyer, 23 ans, Thaï Zone.

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Laurence Niosi

Collaboration spéciale

La Presse

Pour certains jeunes, acheter une franchise s'avère infiniment plus simple et rapide que partir de zéro. Portrait de deux entrepreneurs dans la vingtaine qui n'ont pas froid aux yeux.

Saisir les occasions

Michael Boyer travaillait depuis seulement deux jours comme conseiller en finance à la Banque Nationale quand l'occasion d'ouvrir une franchise s'est présentée à lui, au début du mois d'août.

Le Thaï Zone Vimont, à Laval, avait fait faillite, et le franchiseur cherchait quelqu'un pour reprendre les rênes du restaurant asiatique. Michael, qui avait auparavant tenté (sans succès) d'ouvrir une succursale de la chaîne, propriété du Groupe MTY, a vu une nouvelle chance s'offrir à lui.

Le jeune homme, originaire de Sainte-Agathe-des-Monts, était tout de même devant un dilemme : garder un emploi bien rémunéré dans sa région ou saisir une occasion d'affaires qui ne se représenterait peut-être plus. Il a fini par faire son choix, tout en sachant que les défis étaient grands.

Depuis sa réouverture, il y a trois mois, le restaurant se porte bien. « C'est une nouvelle équipe de jeunes motivés, tranquillement, le mot se passe », assure le franchisé de 23 ans qui, après l'acquisition, n'a eu que 10 jours pour trouver fournisseurs et employés.

Ce qui le différencie des franchisés qui ont échoué avant lui ? Sa formation en finance et son expérience en restauration, estime-t-il. Pendant ses études, Michael Boyer a travaillé huit ans dans un restaurant St-Hubert.

Par ailleurs, le jeune bachelier en finance connaît l'importance de « mettre la main à la pâte ». « Je fais du 80 à 90 heures par semaine et je fais un peu de tout, je suis cuisinier, je fais de la livraison », souligne-t-il.

Michael Boyer aime « la recette éprouvée » de la franchise, mais il ne se fait pas d'illusions. « Ce n'est pas un concept clés en main, prévient-il. Tu ne fais pas beaucoup d'argent. » Aux futurs franchisés, il offre quelques conseils : lire attentivement le contrat de franchisé, bien s'entourer et, pourquoi pas, faire l'acquisition de plus d'un restaurant. « Ces dernières années, j'ai appris que c'est plus facile de gérer deux restaurants. Avec un, quand tu te plantes, tu te plantes solide », dit-il.

L'ouverture d'autres succursales de Thaï Zone est, bien entendu, dans la ligne de mire du jeune entrepreneur.

Jean-Samuel Guay, 27 ans, VapoClub.... (PHOTO ÉMILIE O'CONNOR, ARCHIVES LE NOUVELLISTE) - image 2.0

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Jean-Samuel Guay, 27 ans, VapoClub.

PHOTO ÉMILIE O'CONNOR, ARCHIVES LE NOUVELLISTE

Cigarette électronique

Jean-Samuel Guay cherchait depuis quelque temps une occasion d'affaires. C'est à l'université, pendant un cours de journalisme, qu'il a eu une révélation : ouvrir une franchise de cigarettes électroniques à Trois-Rivières.

« Je me suis levé et je suis parti de la classe », affirme le jeune homme de 27 ans, qui n'a d'ailleurs jamais aimé les bancs d'école. Le jour même, il a conduit jusqu'à Québec pour rencontrer le CEO de VapoClub, Jean-François Tremblay, dont il avait entendu du bien.

Deux mois plus tard, en juin dernier, Jean-Samuel Guay a ouvert la première succursale de l'entreprise à Trois-Rivières avec son partenaire d'affaires Louis Desmeules.

Afin de devancer la concurrence, ils ont ouvert la boutique en seulement 11 jours. « La veille de l'ouverture, on a reçu la machine TPV, le comptoir, les accessoires... », dit-il.

Les partenaires d'affaires n'ont pas perdu de temps. En août, ils ont ouvert une autre succursale de VapoClub à Drummondville, dans un local fraîchement rénové autrefois occupé par une boutique de produits de cuisine.

Malgré la présence grandissante au Québec de boutiques semblables, Jean-Samuel Guay estime qu'il se distingue du lot en vendant un produit de qualité et stérilisé. Dans ses magasins, pas de produits « mélangés en arrière-boutique », assure-t-il.

L'entrepreneur croit d'ailleurs très fort à son produit. Ancien fumeur, il « vapote » depuis neuf mois et n'a pas retouché à la cigarette depuis.

Et si la cigarette électronique représentait un danger pour la santé publique, au même titre que le tabac, comme le soutient l'Organisation mondiale de la santé ? Le franchisé est catégorique : « Si des recherches le prouvent, je vais fermer boutique. Je ne vais empoisonner personne. »

Alors que les autorités jonglent avec l'idée d'interdire la cigarette électronique dans les espaces publics, Jean-Samuel Guay est conscient d'évoluer dans un marché incertain. Il demeure néanmoins confiant. « C'est sûr qu'il y a des risques, mais on a prévu des solutions », lance-t-il.




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