Des alliés pour aider à réduire notre empreinte écologique

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Mohamed Hage, président et fondateur de l'entreprise, compte implanter une nouvelle serre à Boston,

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Voici cinq entreprises du Québec inc. qui se démarquent en nous aidant à réduire notre empreinte écologique.

Énerkem

Une première usine commerciale

Grâce à un procédé thermochimique, cette PME crée des biocarburants et des produits chimiques verts à partir de matières résiduelles, ce qui évite l'enfouissement de déchets. Elle planche actuellement sur un éthanol de deuxième génération qui a l'avantage de ne pas être produit à partir de matière première, comme le maïs.

Outre ses deux petites installations québécoises (une usine de démonstration à Westbury et une usine pilote à Sherbrooke), Énerkem fait actuellement construire sa première usine commerciale à Edmonton en Alberta, pays des sables bitumineux. On y produira du méthanol et de l'éthanol cellulosique. Deux autres usines dites de «bioraffinerie» devraient suivre prochainement; l'une à Varennes au Québec et l'autre à Pontotoc, au Mississippi. Énerkem compte 170 employés au Canada et aux États-Unis.

Biothermica

Contrat de vente avec Hydro-Québec

Elle est une pionnière dans la captation et la valorisation des gaz issus des sites d'enfouissement et des mines de charbon. Forte de son expertise, Biothermica vient de signer un contrat de vente d'électricité avec Hydro-Québec Distribution. Ce contrat de 15 millions est d'une durée de 25 ans. Il permet de prolonger la production d'électricité à partir de la biomasse du site d'enfouissement de la carrière Miron, où Biothermica exploite la centrale de Gazmont depuis 1996.

Grâce à la combustion du biogaz dans sa chaudière, la centrale Gazmont a permis la production de plus de deux milliards de kWh d'énergie verte et engendré des réductions de gaz à effet de serre cumulatives de l'ordre de 10 millions de tonnes de CO2.

RER Hydro

Une course au kWh

L'énergie éolienne n'a plus besoin de présentation. Il en va autrement pour l'énergie hydrolienne, dont l'un des fleurons, RER Hydro, est établi ici même à Montréal. Mieux encore: la technologie TRÉC (turbine de récupération de l'énergie cinétique) développée par RER Hydro fonctionne sans arrêt depuis trois ans devant le quai de l'Horloge, dans le fleuve Saint-Laurent.

En 2012, le géant Boeing et RER Hydro ont signé une entente de partenariat par lequel Boeing a obtenu les droits exclusifs de commercialiser et de vendre la technologie TRÉC de RER partout dans le monde pour les 25 prochaines années. En échange, RER sera responsable de la fabrication des hydroliennes dans une usine qui doit voir le jour à Bécancour dans les locaux d'Énergie atomique Canada. Mais rien n'est acquis pour RER Hydro. Bref, la course au kWh ne sera pas de tout repos: des géants comme Siemens et Alstom sont très avancés en matière d'hydroliennes.

Innergex

Des projets dans l'Ouest canadien

Cette entreprise inscrite au TSX se présente comme le plus important développeur de projets renouvelables (éolien, solaire et petit hydro) au Canada. Tout récemment, l'entreprise québécoise a annulé un projet hydroélectrique au fil de l'eau de 16 MW en Colombie-Britannique. En revanche, elle a accru la puissance de deux autres projets (de 23 et 81 MW) dans cette province de l'Ouest canadien.

Fondée en 1990, Innergex énergie renouvelable développe, détient et gère des centrales hydroélectriques au fil de l'eau, des parcs éoliens et des parcs solaires photovoltaïques, lesquels sont situés au Québec, en Ontario, en Colombie-Britannique et dans l'Idaho, aux États-Unis. Son portefeuille d'actifs comprend notamment des intérêts dans 32 centrales en exploitation d'une puissance installée nette totale de 672 MW, dont 25 centrales hydroélectriques, six parcs éoliens et un parc solaire photovoltaïque.

Fermes Lufa

Un deuxième complexe serricole

Après Montréal et Laval, Fermes Lufa devrait bientôt à s'implanter à Boston. Cette PME québécoise a construit en 2010 la toute première serre commerciale au monde sur le toit d'un vieil immeuble industriel dans Ahuntsic-Cartierville. Depuis six mois, elle exploite un deuxième complexe serricole en bordure de l'autoroute 440 à Laval.

Voilà que Mohamed Hage, président et fondateur de l'entreprise, veut implanter une nouvelle serre à Boston, où la PME peut compter sur quatre investisseurs. «Nous travaillons sur Boston depuis deux ans, explique M. Hage. Nous avons une personne à plein temps là-bas. Nous avons des rencontres avec les autorités municipales chaque semaine. Ça avance bien. Nous espérons commencer les travaux de construction en 2015.» Les récoltes des serres montréalaises et lavaloises permettent de nourrir entre 10 000 et 15 000 personnes.

Le principe est simple: pour avoir droit aux produits frais de la PME, il faut s'engager à acheter les récoltes, lesquelles sont distribuées dans des paniers. Ferme Lufa, qui offre désormais plusieurs autres produits du Québec dans ses paniers (boulangeries, fromages, jus frais, etc.), est passé de 40 à 200 points de cueillette ces derniers mois. Et elle compte désormais quelque 4000 clients.




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