Drummondville

Une plaque tournante du transport

Martin Dupont, directeur général de la Société de... (PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE)

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Martin Dupont, directeur général de la Société de développement économique de Drummondville, pose devant le futur centre de foires, qui ouvrira ses portes en 2015.

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Martin Primeau

Collaboration spéciale

La Presse

À l'aube de son 200e anniversaire, Drummondville s'est maintenant bien relevée de la crise du textile qui l'a frappée au milieu des années 2000. La ville se drape maintenant d'un tissu industriel diversifié, et voit loin.

Chaque année amène son lot d'investissements dans la région de Drummondville. Mais depuis 2012, c'est encore plus le cas.

Alors que les investissements privés avoisinaient encore les 130 millions il y a cinq ans, ils ont été catapultés au-delà des 180 millions au cours de chacune des deux dernières années.

Derrière eux, une série de projets de construction essentiellement, à commencer par celui de la française Soprema qui assemble ici sa nouvelle usine au coût de 40 millions.

Il y a aussi celui d'Annexair, qui agrandit ses installations. Un investissement de 20 millions.

«Présentement, on a plusieurs gros chantiers en branle, souligne avec un brin d'excitation dans la voix Martin Dupont, directeur général de la Société de développement économique de Drummondville (SDED). Et l'année 2014 s'annonce aussi très positive.»

Pour l'illustrer, ce dernier fait référence à un seul projet, celui d'Hydro-Québec qui a annoncé l'été dernier la construction d'un centre de données à Drummondville. Un investissement total de 125 millions.

Si ce n'était que ces investissements privés, ce serait déjà bien. Mais il y en a au moins deux autres qui devraient profiter à l'ensemble de la communauté drummondvilloise, souligne le maire de la municipalité, Alexandre Cusson.

«On prévoit ouvrir en 2015 le centre de foires, qui devrait générer des retombées annuelles de 15 millions, dit-il, et on vient d'annoncer la construction d'un campus de l'UQTR.»

Selon lui, cette dernière annonce sera très «structurante» pour sa ville. «Ça va permettre à nos jeunes de rester ici, et à nos entreprises de pouvoir compter sur des stagiaires», ajoute-t-il.

Pour que ce projet aille de l'avant, la communauté d'affaires de la région a rassemblé 8,3 millions pour financer la construction du campus. Selon le maire, c'est un bon exemple de l'esprit d'initiative qui habite ses entrepreneurs. «Ici, on est dans l'action et on ne se demande pas si d'autres pourraient faire les choses à notre place.»

Des éléments distinctifs

Cette mentalité entrepreneuriale que l'on reconnaît d'ordinaire aux Beaucerons serait aussi l'une des forces des gens du centre du Québec, selon Catherine Gervais, directrice générale de Carrefour Québec International, une ORPEX établie à Drummondville.

«L'entrepreneuriat est très valorisé ici, dit-elle. Les gens sont ambitieux, et ils s'entraident beaucoup aussi.»

Si elle se distingue par ses entrepreneurs, la région profite aussi d'un tissu industriel aujourd'hui diversifié, héritage de la disparition de nombreuses entreprises du textile dans la région au milieu des années 2000. Alors que le secteur employait au milieu des années 1980 environ la moitié des travailleurs de la région, il est aujourd'hui derrière seulement 3,8% des emplois.

«La Ville s'est relevée et son tissu économique varié représente aujourd'hui l'une de ses grandes forces, souligne à cet effet le maire Alexandre Cusson.

Une plaque tournante

Mais de tous les avantages qui caractérisent Drummondville, il en est un qui promet de persister: sa position géographique. D'un côté de l'autoroute 20, on trouve Montréal. De l'autre, Québec. Puis il y a aussi Trois-Rivières au nord, et Sherbrooke au bout de l'autoroute 55.

«On a un accès facile aux plus grandes villes de la province, précise le maire de Drummondville. C'est 70% de la population du Québec qui habite à moins de 90 minutes en voiture de notre ville.»

Drummondville tente d'ailleurs de profiter de sa situation géographique en dédiant un nouveau quartier industriel, la Vitrine 55, aux entreprises de logistique du transport, explique Martin Dupont. «On veut y concentrer à la fois les entreprises de transport, mais aussi des entreprises de distribution», explique-t-il.

La région compte déjà sa part d'entreprises dans le secteur. Selon le SDED, 144 des 650 entreprises du secteur industriel de la région sont des grossistes ou des distributeurs.

Drummondville en chiffres

101 826

Population de la MRC de Drummond

182 millions

Hauteur des investissements privés dans le secteur industriel en 2013

650

Nombre d'entreprises du secteur industriel

15 788

Nombre d'emplois liés au secteur industriel

30,6%

Proportion du nombre d'emplois industriels liés à la machinerie, au métal et au transport (1er rang)

Source: SDED




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