Une reprise presque parfaite

Des applications, du bois et des fruits

L'usine de Thurso d'Industries Lauzon.... (PHOTO FOURNIE PAR INDUSTRIES LAUZON)

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L'usine de Thurso d'Industries Lauzon.

PHOTO FOURNIE PAR INDUSTRIES LAUZON

Stéphane Champagne

Collaboration spéciale

La Presse

Une entreprise des technologies de l'information et des communications qui veut accroître sa présence aux États-Unis. Un groupe verticalement intégré travaillant dans l'industrie forestière qui renoue avec la croissance, mais dont la réglementation gouvernementale freine les ardeurs. Et un agronome qui cherche à créer une filière autour d'un fruit aux nombreuses vertus. Voici trois nouvelles économiques en Outaouais.

Durement touché au cours des dernières années, le secteur de la forêt prend du mieux en Outaouais. La reprise américaine y est pour beaucoup. Ce regain est toutefois jalonné d'obstacles, croit David Lauzon, PDG et fondateur d'Industries Lauzon.

«La nouvelle Loi sur les forêts ébranle les structures de base de notre secteur d'activités», précise M. Lauzon dont les diverses entreprises génèrent un chiffre d'affaires de plus de 100 millions et font travailler 750 personnes.

Par exemple, la division Lauzon Planchers de bois exclusif est en croissance. À l'usine de Maniwaki, le nombre d'employés en 2014 est passé de 40 à 80. Intégré verticalement, Industries Lauzon gère et exploite des milliers d'hectares de forêts privées et publiques. Or, c'est là où le bât blesse le plus. «Avant, nous avions des contrats d'approvisionnement sur 25 ans, dit M. Lauzon. Avec la nouvelle loi, c'est aux trois ans! Ça fait augmenter nos coûts de façon importante. C'est contre-productif. On avait un projet d'investissement de 10 millions, mais on a décidé de le reporter.» Durement touché au cours des dernières années, le secteur de la forêt prend du mieux en Outaouais.

Macadamian ouvre un bureau à Boston

Spécialisée dans le développement d'applications mobiles pour des grands acteurs comme Microsoft, HP, Cisco, LinkedIn et Twitter, la PME Macadamian Technologies vient d'ouvrir un bureau à Boston. But visé : augmenter sa présence dans les secteurs de la santé et des assurances santé, dont Boston est la capitale dans l'est des États-Unis.

L'entreprise de Gatineau, dont les revenus sont passés de 10 millions en 2010 à 20 millions en 2014, est à la croisée des chemins, selon Frédéric Boulanger, son président, chef de la direction et cofondateur. «Nous devons nous rapprocher de nos clients, d'où l'ouverture du bureau à Boston, dit-il. Le marché est immense et il y a plusieurs opportunités pour prendre de l'expansion. Ça va passer par l'ouverture de nouveaux bureaux et par des acquisitions. Nous sommes très à l'affût en ce moment tant au Canada qu'aux États-Unis.»

Fondée à Ottawa en 1997, Macadamian Technologies a déménagé dans le secteur du Vieux-Hull en 2010. La PME, qui a travaillé sur plus de 1000 projets depuis sa fondation, compte également des bureaux à San Francisco, de même que deux centres de recherches en Roumanie et en Arménie.

Spécialisée dans le développement d'applications mobiles, la PME Macadamian Technologies vient d'ouvrir un bureau à Boston.

L'Outaouais s'intéresse à la camerise

L'Outaouais sera-t-il un jour la capitale québécoise de la camerise, un fruit aux nombreuses vertus, mais qui demeure inconnu?

Il est permis de le croire. Près d'une dizaine de producteurs de la MRC Vallée-de-la-Gatineau cultivent actuellement ce fruit de forme oblongue qui ressemble au bleuet. Originaire du nord du Japon et de la Sibérie, la camerise est bien adaptée à notre climat, explique Carlos Baez, agronome embauché par le CLD Vallée-de-la-Gatineau et spécialiste de la camerise.

«Ça fait partie d'une stratégie de diversification de l'économie en Outaouais, dit-il. Le but, c'est d'en récolter et de le transformer ici même. Je travaille à mettre en place une coop afin d'acheter une récolteuse. Au Japon, il y a une forte demande pour la camerise, un fruit qui renferme 20 % plus d'antioxydants que le bleuet.»

Il y a environ un demi-million de plants de camerise actuellement au Québec, dont 80 % sont cultivés au Saguenay-Lac-Saint-Jean, région qui dispose d'une importante infrastructure pour la cueillette et la transformation du bleuet. «Pour une région mono-industrielle comme la nôtre, la camerise pourrait s'avérer très intéressante», explique Marc Dupuis, DG du CLD Vallée-de-la-Gatineau.

Près d'une dizaine de producteurs de la MRC Vallée-de-la-Gatineau cultivent actuellement la camerise, un fruit de forme oblongue originaire du Japon et de la Sibérie, qui ressemble au bleuet.




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