De l'asphalte et des projets durables en Montérégie-Ouest

Les défis routiers et les besoins d'asphalte sont... (Photo Olivier PontBriand, Archives La Presse)

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Les défis routiers et les besoins d'asphalte sont nombreux en Montérégie-Ouest, mais les solutions « tardent à venir », constate Karine Lechasseur, de Développement économique Vaudreuil-Soulanges.

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Portrait 2017: Montérégie-Ouest

Économie

Portrait 2017: Montérégie-Ouest

Géographiquement bien positionnée entre Montréal, l'Ontario et les États-Unis, la région de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent entend bien profiter de la hausse du trafic dans le transport de marchandises. Et tout particulièrement des livraisons d'achats sur le web. »

Yvon Laprade

Collaboration spéciale

La Presse

Transformer la route 132 pour en faire un boulevard où vont cohabiter résidants et commerçants. Développer l'axe commercial en bordure de l'autoroute 30 pour attirer des centres de distribution. Prolonger l'autoroute 20 entre Vaudreuil-Dorion et L'Île-Perrot.

Les défis routiers et les besoins d'asphalte sont nombreux en Montérégie-Ouest, mais les solutions « tardent à venir », constate Karine Lechasseur, de Développement économique Vaudreuil-Soulanges.

« Ça fait des des années qu'on réclame le prolongement de l'autoroute sur ce corridor Ontario-Québec, soulève-t-elle. Il y va de la fluidité du transport routier. Ce n'est pas normal que les automobiles et les camions doivent s'arrêter aux feux de circulation pour traverser cet axe, rendus à L'Île-Perrot. »

Déjà, en 2009, le ministère des Transports du Québec estimait le coût du prolongement à 550 millions.

DES ENTREPÔTS « MODERNES »

Il faut comprendre que dans Vaudreuil-Soulanges, les promoteurs économiques souhaitent attirer des industries de pointe, désireuses de construire des entrepôts « modernes ».

« Nous disposons [depuis un an] d'un terrain industriel de 17 millions de pieds carrés à Coteau-du-Lac [sur les anciens terrains de la DuPont], explique Karine Lechasseur. C'est énorme ! »

« Nous passons le message aux entreprises de distribution tournées vers le commerce en ligne qu'elles peuvent venir chez nous, qu'on a de la place ! »

- Karine Lechasseur, de Développement économique Vaudreuil-Soulanges

UN « VRAI CORRIDOR ÉCONOMIQUE »

Linda Phaneuf, directrice générale de la MRC Beauharnois-Salaberry, ne cache pas, pour sa part, que le parachèvement de l'autoroute 30 est « positif » pour la région et que cela représente « une belle opportunité de développement ».

Tout comme Vaudreuil-Soulanges, elle revient sur les enjeux de transport routier pour stimuler les investissements et l'emploi. « Il importe maintenant d'en faire un vrai corridor économique, précise-t-elle. Il ne faut surtout pas voir cette autoroute comme une simple voie de contournement. »

À ce propos, elle évoque la décision du géant suédois IKEA de construire un centre de distribution de 1 million de pieds carrés à Beauharnois, près de la 30.

MAIN-D'OEUVRE

À l'instar de bien des régions du Québec, la MRC fait face à des défis de main-d'oeuvre. En même temps, Linda Phaneuf soulève l'importance d'accroître l'offre d'emplois disponibles pour permettre aux « locaux » de travailler à proximité de leur lieu de résidence.

« Nous avons plusieurs atouts, relève-t-elle. Qu'on pense, notamment, au port de Valleyfield, accessible par l'autoroute 530. C'est aussi une région qui accorde un bel espace à la ruralité, et cela, ça reste un secret bien gardé. »

« Il y a l'économie, les emplois, mais il y a aussi la ruralité, et il est important de maintenir des services de qualité dans la région pour les familles qui choisissent ce mode de vie. » 

- Linda Phaneuf, directrice générale de la MRC Beauharnois-Salaberry et nouvelle présidente de l'Association des directeurs généraux des MRC du Québec

L'AXE 132

Chose certaine, dans la MRC du Roussillon, il est beaucoup question, dans les discussions entre les décideurs économiques et les élus municipaux, de « mobilité durable » et de la transformation de « l'axe 132 », un corridor routier qui s'étire sur cinq kilomètres entre Delson, Saint-Constant et Sainte-Catherine.

« Il y a là d'immenses terrains gazonnés qui appartiennent au ministère des Transports et qui présentent un potentiel énorme, soulève Éric de la Sablonnière, directeur général de la MRC. On pourrait y construire jusqu'à 5000 habitations et des commerces, près de la 132, qui verrait sa vocation passer de route provinciale à boulevard urbain. »

Il rappelle que cet axe faisait partie d'un des tracés envisagés pour le prolongement de la 30, ce qui ne s'est pas avéré.

« Des discussions sur cet enjeu d'aménagement sont amorcées en ce sens avec le gouvernement du Québec, fait-il valoir. Des projets pourraient démarrer d'ici à 2020. On parle d'améliorer le transport en commun et de faire des connexions jusqu'à Brossard, avec l'arrivée du REM. C'est prometteur. »




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