CELI : la Bourse, oui, mais pas pour spéculer

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Les actions en Bourse procureront encore cette année un rendement supérieur à celui des obligations, s'accordent à dire la plupart des experts.

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La valeur du compte d'épargne libre d'impôt (CELI) du Québécois moyen est de 13 866,18 $, selon Statistique Canada qui révèle par ailleurs qu'un mariage sur deux se termine par un divorce. Qu'advient-il de ces sommes quand un couple se sépare ? Voici quelques conseils aux amoureux, mais aussi aux nouveaux tourtereaux. »

Jean Gagnon
La Presse

Le compte d'épargne libre d'impôt (CELI) est devenu, selon la plupart des conseillers financiers, un outil incontournable dans la gestion de l'épargne-retraite. Mais quels sont les investissements qui s'y prêtent le mieux compte tenu des caractéristiques du régime ? Entre actions en Bourse, titres à forte croissance ou obligations, lesquels choisir ?

Viser le long terme

Comme les retraits du CELI ne seront pas imposables, les investisseurs doivent privilégier les titres qui fourniront le meilleur rendement à long terme. Compte tenu du niveau actuel des taux d'intérêt et des perspectives économiques, les actions en Bourse demeurent la meilleure option, selon Guy Côté, gestionnaire de portefeuilles, premier vice-président à la Financière Banque Nationale. Les actions procureront encore cette année un rendement supérieur à celui des obligations, s'accordent d'ailleurs à dire la plupart des experts. Toutefois, comme les pertes en capital dans le CELI ne peuvent pas être déduites des gains, ce n'est pas l'endroit pour spéculer au jour le jour. « L'objectif doit demeurer la croissance de capital à long terme », dit Guy Côté.

Où s'en va la Bourse ?

Pour qu'il y ait un changement de tendance du marché boursier, il faudra que l'économie se retrouve en récession, explique Stéphane Rochon, directeur de la recherche chez BMO Nesbitt Burns. « Et on ne le voit pas, du moins dans un avenir rapproché », dit-il. Mais cela n'élimine pas pour autant le risque d'une correction, et les premiers jours de février nous l'ont rappelé de façon non équivoque. Le marché boursier est fortement suracheté, ce qui rend possible en tout temps une période de prise de profits par les investisseurs satisfaits de leurs gains. « Toute correction offrira une occasion d'achat à moindre coût à ceux qui auront conservé des liquidités », dit Stéphane Rochon.

Prudent et sélectif

L'embellie actuelle ne doit pas faire oublier que la prudence est souvent bonne conseillère en matière d'investissements boursiers. « Après une telle poussée, la hausse boursière pourrait ne pas se poursuivre encore très longtemps », craint Mark Lin, associé principal et chef des investissements chez Applied Research, à Montréal. Les actions se sont fortement appréciées depuis sept ans grâce aux liquidités injectées par les banques centrales. « Mais cette période est terminée », dit-il. Cela ne veut pas dire qu'il faut fuir le marché boursier, mais il faut comprendre que les rendements ne seront plus nécessairement les mêmes, selon lui. « Il faut être prudent et favoriser les compagnies qui présentent un avenir prometteur », dit-il.

Que faire des vedettes ?

Les géants américains de la technologie ont été les vedettes de la Bourse au cours de la dernière année. Les Facebook, Amazon, Apple, Netflix et Google (on les surnomme les FAANG) se sont appréciés de 40 % en moyenne durant cette période. À la suite d'une telle performance, que faire de ces titres ?

guy_cote_04 Compte tenu du niveau actuel des taux d'intérêt et des perspectives économiques, les actions en Bourse demeurent la meilleure option, selon Guy Côté, gestionnaire de portefeuille, premier vice-président à la Financière Banque Nationale. Photo Marco Campanozzi, La Presse

« Elles sont des incontournables », répond Guy Côté. « Elles ont réalisé des performances soutenues depuis cinq ans et leur croissance anticipée justifie leurs cours élevés », ajoute-t-il. À ceux qui n'en détiennent pas encore, le gestionnaire suggère toutefois de ne pas se précipiter pour en acheter, mais plutôt de profiter de la volatilité de ces titres pour en acheter lors des corrections qui se produiront inévitablement.

Les préférés de nos experts

« Nos plus grosses positions sont dans Amazon et Google », dit Mark Lin. Amazon génère maintenant d'énormes flux de trésorerie qui lui permettent certainement de soutenir sa croissance. Quant à Google, elle accapare la part du lion des revenus de publicité, et sa filiale YouTube ne cesse de gagner du terrain sur tous ses concurrents. « Nous les aimons toutes, mais comme il faut choisir, nous recommandons principalement Amazon et Google », dit également Stéphane Rochon. La stratégie de Jeff Besos, président et fondateur d'Amazon, a toujours été de réinvestir tous les bénéfices chaque année. L'idée était bonne, car la croissance a suivi.

Capture_d_e_cran_2018_02_12_a_14_07_09 Pour qu'il y ait un changement de tendance du marché boursier, il faudra que l'économie se retrouve en récession, explique Stéphane Rochon, directeur de la recherche chez BMO Nesbitt Burns. Photo: Olivier Jean, La Presse



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