Des projets ambitieux, un marché au ralenti

Le quartier Chambéry prend racine dans un environnement... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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Le quartier Chambéry prend racine dans un environnement « pleine nature » : le projet résidentiel s'étend sur une superficie de 250 hectares, avec une cinquantaine d'hectares « protégés ».

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Yvon Laprade

Collaboration spéciale

La Presse

Blainville n'échappe pas au ralentissement observé dans le marché immobilier au Québec, mais cela n'empêche pas les constructeurs de maisons et de condos de s'activer dans cette banlieue de 56 000 habitants.

Le quartier Chambéry, à l'est du chic quartier Fontainebleau, est sans contredit le projet le plus ambitieux à être mené par les promoteurs, de concert avec la municipalité.

Ce projet s'adresse aux acheteurs qui sont prêts à payer de 400 000 $ à 500 000 $, et même davantage, pour une maison ou un condo luxueux.

En 2009, Blainville a été citée en exemple par l'Union des municipalités du Québec pour la « vision avant-gardiste » de ce projet vert.

Un autre projet résidentiel, dans le quartier de la Gare, près du train de banlieue, est réalisé à 50 %. De très nombreux condos y ont poussé au cours des dernières années.

AU RALENTI

Or, selon les courtiers actifs dans le marché de Blainville, le stock immobilier à vendre est « considérable », ce qui nuit aux vendeurs, qui doivent patienter avant de réaliser une transaction. Les projets résidentiels où on vend du neuf en subissent les contrecoups, constate Michel St-Onge, courtier chez Via Capitale Rive-Nord.

« C'est particulièrement vrai dans le marché des maisons qui se vendent de 400 000 $ à 700 000 $. Dans cette fourchette de prix, on compte un acheteur pour 200 maisons à vendre. C'est beaucoup. »

- Michel St-Onge, courtier chez Via Capitale Rive-Nord

Eddy Gervais, courtier chez Remax Blainville, convient lui aussi que « le marché de la revente est un peu au ralenti » dans cette ville de bungalows et de cottages, mais où l'on retrouve de plus en plus d'appartements en copropriété à vendre. Il croit néanmoins que Blainville garde un très fort potentiel immobilier. 

« PLUS D'ACTION »

Le courtier d'expérience ne cache pas que le démarrage du projet Chambéry, qui s'étend sur une superficie de 250 hectares, et qui comporte une zone protégée de 50 hectares, a été « plus lent que prévu ».

« Mais là, ajoute-t-il, on voit plus d'action. On ouvre des rues et on construit. »

Or, selon le courtier Michel St-Onge, ce projet de maisons et de condos de grand luxe « met du temps à lever », compte tenu, soulève-t-il, du prix élevé de ces nouvelles propriétés.

« Les grosses cabanes sont difficiles à vendre actuellement, résume-t-il, et on peut comprendre que les acheteurs de maisons neuves à 700 000 $ et plus sont moins nombreux sur le marché. »

Au bureau des ventes du Groupe Platinum, un des constructeurs de maisons et de condos dans le quartier Chambéry, Johanne Martel assure que « malgré le contexte », dans le marché de la revente, « [leurs] ventes vont bien ».




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