Le rallye du père Noël, mythe ou réalité ?

Rallye de Noël ou pas, il faut quand... (Photo Richard Drew, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

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Rallye de Noël ou pas, il faut quand même noter que, depuis 2009, l'indice Dow Jones a été positif chaque année durant le mois de décembre.

Photo Richard Drew, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Jean Gagnon

Collaboration spéciale

La Presse

Il est plutôt habituel d'observer que les différents indices boursiers montent durant le mois de décembre. On appelle cette hausse le «rallye du père Noël», mais ce regain de vie est-il bien réel ou s'agit-il d'une certaine légende nordique?

Les origines

On dit que cette hausse se produit parce que les gestionnaires veulent rajuster leurs portefeuilles avant la fin de l'année afin de s'assurer de montrer dans leur dernier rapport de performance annuel qu'ils détiennent les meilleurs titres, ou du moins ceux qui ont rapporté le plus durant les derniers mois. La hausse des cours serait également amplifiée à compter du 15 décembre, car les congés des Fêtes commencent, ce qui a pour effet de diminuer la liquidité sur les marchés. Ainsi, la chasse aux meilleurs titres pousse les indices boursiers encore plus haut à mesure que l'on s'approche des derniers jours de décembre.

Pas une certitude

Certains doutent de l'existence de ce phénomène. Ils croient plutôt qu'il coïncide tout simplement, certaines années, avec un rééquilibrage des portefeuilles qui peut se produire à tout moment de l'année, explique Luc R. Fournier, gestionnaire de portefeuilles à l'Industrielle Alliance. «Régulièrement, les gestionnaires ont à faire face à une réalité nouvelle qui les incite à opérer une rotation de leurs portefeuilles», dit-il. Ils vendent certains titres et en achètent d'autres.

Peut-être à cause du pétrole

Depuis l'été, les investisseurs s'éloignent des titres pétroliers à cause de la chute du prix du pétrole. Les gestionnaires de portefeuilles d'actions canadiennes réduisent donc leurs positions dans ce secteur, mais ils doivent réinvestir le produit de ces ventes dans d'autres secteurs. «La faiblesse du secteur pétrolier pourrait maintenant soutenir le cours des actions des banques, entre autres, et créer un certain effet de type rallye de Noël», dit M. Fournier.

Pas cette année

Mais pour qu'un rallye du père Noël soit possible, il faut des conditions favorables. Et ce n'est pas le cas cette année, selon Ron Meisels, président de Phases&Cycles et spécialiste de l'analyse technique. «Il n'y aura pas de rallye de Noël cette année parce que les indices boursiers, à la suite de la hausse rapide et ininterrompue depuis le mois d'octobre, sont fortement surachetés et qu'ils sont plutôt sujets à subir une correction», dit-il. Il croit plutôt que, au cours des dernières semaines de l'année, l'indice S&P 500 aura tendance à revenir vers les 2000 points et l'indice S&P/TSX, vers les 14 500 points.

Plutôt un recul

Des signes avant-coureurs annoncent un recul en fin d'année, selon Ron Meisels. Alors que les indices boursiers continuent de monter, le volume des transactions et le nombre de titres qui atteint un nouveau sommet ne suivent pas au même rythme. De plus, toutes les enquêtes portant sur le sentiment des investisseurs indiquent un excès d'enthousiasme, souvent le prélude à un recul des marchés. Rallye du père Noël ou pas, il faut quand même noter que, depuis 2009, l'indice Dow Jones a été positif chaque année durant le mois de décembre.




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