Hopper: l'élue de Google

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Hopper est au troisième rang des applications mobiles de voyages les plus populaires aux États-Unis, selon son cofondateur Frédéric Lalonde.

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Dans le domaine des jeunes entreprises technologiques, peu de sceaux d'approbation sont plus courus que celui de Google. C'est exactement celui que vient d'obtenir Hopper, choisie il y a quelques jours « jeune entreprise exceptionnelle » de l'année dans le cadre des Google Play Awards.

Née à Montréal en 2008, Hopper a eu besoin de plusieurs années de recherche et de développement avant de lancer la première version de son application mobile, sur la plateforme iOS, en janvier 2015. Mais depuis, son succès est étonnant.

Hopper, maintenant aussi offerte sur Android, est au troisième rang des applications de voyages les plus populaires aux États-Unis, est première dans 38 pays et fait partie du top 10 dans 98, selon son cofondateur Frédéric Lalonde. Ce succès lui a valu quelques prix prestigieux. En plus de Google, Apple et les Webby Awards l'ont récompensée.

Pourquoi cette popularité ? La réponse se trouve dans les longues années de recherche et développement.

« Le voyage est la plus grosse catégorie pour le commerce en ligne au monde, rappelle Frédéric Lalonde. Elle est de loin la plus intéressante pour l'utilisation des mégadonnées. Nous avons lancé l'entreprise avec la prémisse qu'il y avait de l'innovation à faire de ce côté-là. Aujourd'hui, ce qui fait la réputation de notre application, ce sont les prévisions. »

QUAND ACHETER ?

En se basant sur des algorithmes et des tonnes de données, l'application Hopper permet en effet aux acheteurs de billets d'avion de déterminer le meilleur moment où procéder à la transaction, afin d'obtenir le meilleur prix possible.

« On peut prédire les prix un an d'avance, à la journée près, à 5 $ près, 95 % du temps. » - Frédéric Lalonde, cofondateur de Hopper

Concrètement, au moment de présenter les résultats d'une recherche pour un vol, Hopper suggère à ses utilisateurs soit d'acheter maintenant, si le prix est bon, ou d'attendre plus tard, en allant jusqu'à prévoir le moment optimal et le prix auquel s'attendre. Elle continuera ensuite de suivre les prix plusieurs fois par jour pour lancer une alerte au moment propice.

« Ça peut représenter des économies allant jusqu'à 40 %, mais en moyenne, nos utilisateurs sauvent de 5 à 10 % sur leur billet. »

À l'inverse, avance M. Lalonde, les gens qui magasinent eux-mêmes leur billet d'avion en vérifiant les prix régulièrement finissent par le payer en moyenne 5 % plus cher que s'ils l'avaient acheté dès le premier essai.

Le service n'est accessible que par l'entremise d'appareils intelligents, pas sur le web.

« Les prix peuvent changer rapidement, alors quand un utilisateur reçoit une alerte sur son téléphone intelligent, il peut réagir rapidement », explique M. Lalonde.

Les billets sont achetés directement dans l'application Hopper, l'entreprise en touchant une part.

« Nous sommes comme une agence de voyages, sauf que contrairement à elles, la majorité du temps, nous disons à nos clients d'attendre. »

PASSAGE PAR BOSTON

Même si son siège social est toujours à Montréal, c'est en banlieue de Boston, à Cambridge, que Hopper a réalisé une grande partie de sa croissance. L'entreprise s'y est installée en 2012, principalement pour profiter du large bassin d'expertise généré par les grandes universités qu'on y trouve, dont le MIT et Harvard.

« C'est un centre d'expertise mondial pour les gens qui travaillent sur l'analyse de données, et c'est à seulement 45 minutes d'avion. Pour nous, c'était une façon parfaite d'aller profiter de ce talent-là. » - Frédéric Lalonde

Au cours des prochains mois, Hopper se concentrera sur sa croissance internationale.

« Nous avons connu une expansion internationale inattendue, sans travailler en ce sens, confie M. Lalonde. Nous vendons présentement des billets dans 123 pays, et le quart de nos revenus proviennent de l'extérieur du Canada. On s'attendait à connaître du succès, mais jamais aussi rapidement. Les sites de voyages sont généralement régionaux. »

QUI : Frédéric Lalonde, Joost Ouwerkerk, Sébastien Rainville et 26 employés, dont 10 à Montréal

L'IDÉE : un système de réservation de billets d'avion basé sur les algorithmes pour prévoir le moment où le prix sera le plus bas

L'AMBITION : devenir l'application de voyages la plus utilisée dans 150 pays

ILS Y CROIENT ET Y ONT INVESTI DE L'ARGENT : les cofondateurs, Brightspark Ventures, OMERS Ventures, Accomplice et BDC Ventures




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