Oatbox: Facebook comme moteur de croissance

Les quatre fondateurs d'Oatbox, Jean-François Kabbani, Laurent Laferrière,... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

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Les quatre fondateurs d'Oatbox, Jean-François Kabbani, Laurent Laferrière, Pierre-Luc Laparé et Marc-Antoine Bovet, ont tous touché au commerce électronique par le passé et n'ont pas hésité à faire du populaire réseau social Facebook le fer de lance de leur croissance.

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Martin Primeau

Collaboration spéciale

La Presse

Internet a changé bien des façons de faire en marketing. Par exemple, des réseaux sociaux comme Facebook permettent désormais de rejoindre directement les clients potentiels d'une entreprise. Voilà justement l'outil que privilégie Oatbox. L'un de ses cofondateurs, Laurent Laferrière, raconte comment Facebook est devenu l'instrument de la croissance de son entreprise.

Au moment d'écrire ces lignes, la page Facebook personnelle de votre humble serviteur affiche une publicité de l'entreprise Oatbox. Et ce n'est pas un hasard.

Il y a quelques jours de cela, il a visité la page de cette entreprise, puis a cliqué sur «J'aime», sachant le geste pas anodin du tout. Depuis, il remarque de temps à autre une annonce ou un message que la PME a affiché sur sa propre page.

Bienvenue à l'ère du marketing 2.0.

Cette façon de faire, Oatbox l'a adoptée dès son lancement l'automne dernier. Ses quatre fondateurs, qui ont tous touché au commerce électronique par le passé, n'ont pas hésité à faire du populaire réseau social le fer de lance de leur croissance.

«Facebook, c'est vraiment une partie centrale de notre stratégie sur le web», indique d'ailleurs Laurent Laferrière, l'un des quatre fondateurs de la petite entreprise.

Oatbox fait partie de ces nouvelles sociétés qui utilisent le web pour vendre des produits alimentaires. Elle se spécialise dans les céréales et achemine par la poste les assemblages qu'elle prépare dans ses installations de l'arrondissement du Mile End.

En échange de 20$ par mois, deux sacs de 380 g sont livrés chaque mois à ses clients. Chacun renferme un assemblage différent, à la recette éphémère pourrait-on même dire, puisqu'elle ne servira qu'à une production.

«Comme on ne passe pas par le réseau des épiceries, on peut offrir de nouvelles recettes très rapidement, explique Laurent Laferrière. On fait découvrir deux nouvelles recettes chaque mois et on en crée de nouvelles en s'inspirant, par exemple, de la saison.»

La stratégie attire son lot de curieux. En l'espace de quatre mois, l'entreprise compte déjà plus de 1000 abonnés, dont 2 à Kuujjuaq et 1 autre en Californie. Elle prévoit dépasser le cap des 4000 d'ici la fin de l'année.

Tout ça en misant sur les réseaux sociaux, avec Facebook en tête de liste.

Stratégie Facebook

À son lancement en novembre dernier, Oatbox a immédiatement cherché à intéresser des gens d'influence pour faire parler d'elle sur le web. Elle a ciblé des blogueurs et des personnalités profitant d'un certain auditoire sur des réseaux comme Facebook et Instagram, raconte Laurent Laferrière.

«On a ensuite misé sur le bouche-à-oreille virtuel, dit-il, en incitant les gens à partager des photos de nos produits sur leur page.»

Pour se donner un coup de pouce, Oatbox a aussi payé de sa poche de la visibilité à Facebook, en achetant d'abord de la publicité.

Grâce à l'information récoltée sur ses utilisateurs, Facebook propose aux entreprises de cibler leur publicité en fonction de différents critères, qu'ils soient géographiques, en lien avec l'âge ou le sexe, ou même les intérêts des utilisateurs.

«Ça nous permet de présenter notre publicité à des gens qui ont un profil similaire à celui de nos clients actuels, explique Laurent Laferrière. On investit environ 1000$ par semaine de cette manière et on rejoint comme ça entre 100 000 et 140 000 personnes.»

Ce type de démarche est presque nécessaire selon lui si on veut utiliser Facebook pour promouvoir son entreprise, puisque les messages que l'on affiche sur sa propre page ne sont transmis qu'à une fraction des individus qui nous suivent.

D'ailleurs, moyennant un certain coût, une entreprise peut aussi augmenter la visibilité d'un de ses propres messages au sein du groupe de personnes qui la «suive», souligne le cofondateur d'Oatbox.

«Ce qui est intéressant, c'est qu'on a accès à des données instantanément et on peut s'ajuster rapidement», dit-il.

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OATBOX

LE PORTRAIT

Entreprise: Oatbox

Année de fondation: 2014

Nombre d'employés: 4

Cofondateurs: Laurent Laferrière, Marc-Antoine Bovet, Jean-François Kabbani et Pierre-Luc Laparé.

Secteur: Production et vente de céréales

Site web: www.oatbox.com

LE DÉFI

Pénétrer un marché de consommateurs nécessite un marketing bien pensé pour qu'il soit performant sans être trop coûteux.

LA SOLUTION

Oatbox mise sur son compte Facebook pour attirer les clients.




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