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Un sel moins polluant pour les routes québécoises

«Il y a des économies d'argent, mais surtout,... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

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«Il y a des économies d'argent, mais surtout, il y a des effets positifs sur l'environnement», a dit Luc Delangis, petit-fils du fondateur et actuel président des Entreprises Bourget, à propos du «super-sel» aux propriétés particulières que son entreprise a conçu.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

Garder les routes sécuritaires par temps froid, tout en préservant au mieux l'environnement et les budgets, voilà qui représente un défi bien québécois auquel les Entreprises Bourget, de Saint-Paul-de-Joliette, croient pouvoir fournir une solution.

L'entreprise familiale établie en 1962 par Joseph Delangis se spécialise depuis dans les travaux d'entretien du réseau routier, dont le déneigement, le traitement de surface ou l'épandage d'abat-poussière.

C'est justement en réutilisant un abat-poussière qu'elle importe de l'Ontario pour le mélanger avec des inhibiteurs de corrosion et un colorant vert qu'elle en est récemment arrivée à concevoir un «super-sel» aux propriétés particulières.

«Il y a des économies d'argent, mais surtout, il y a des effets positifs sur l'environnement», résume Luc Delangis, petit-fils du fondateur et actuel président de l'entreprise.

Concrètement, M. Delangis estime que son nouveau produit coûte environ 10% de plus que le sel ordinaire, mais permet par son efficacité de réduire de 20 à 25% les quantités épandues, pour une économie potentielle bien approximative de 10 à 15%, a priori. À cela, fait remarquer M. Delangis, peuvent s'ajouter d'autres économies de temps et de déplacements liées à un remplissage moins fréquent des épandeuses.

Quant à l'impact positif sur l'environnement, il prend forme dans la réduction de la quantité de sel nécessaire.

«C'est surtout important dans les régions où l'on compte beaucoup de rivières et de lacs», fait valoir Jimmy Armstrong, directeur technique de Bourget. Le sel finit par s'y ramasser et changer le pH de l'eau, ce qui peut causer des dommages.»

Ce sel agirait aussi plus rapidement, selon M. Armstrong.

«Pour que le sel agisse, il doit absorber de l'humidité. Le nôtre est déjà humidifié, de sorte qu'il n'a pas besoin d'attendre d'en capter en provenance de l'air ou de la surface.»

L'enduit additionnel permet aussi au sel de mieux résister au grand froid, particulièrement dans la benne des épandeuses, où il a moins tendance à s'agglutiner et à bloquer les mécanismes.

Des produits similaires ont déjà été testés ou sont même actuellement utilisés par certaines municipalités du Québec, convient M. Delangis, mais ils sont tous originaires d'Europe.

«Le nôtre est le seul qui est 100% local.»

À l'essai pour l'hiver

Les marchés publics étant ce qu'ils sont, Bourget est consciente qu'il lui faudra probablement patienter quelques mois, jusqu'à l'hiver prochain, pour pouvoir vendre son nouveau sel.

«Ce que l'on aimerait cet hiver, c'est de travailler en partenariat avec cinq ou six grandes municipalités, leur faire des échanges de sel, pour faire connaître notre produit, dit M. Delangis. Avec l'état actuel des finances publiques, les gouvernements et les municipalités sont toujours à la recherche de solutions, et nous, on a une solution.»

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ENTREPRISES BOURGET

Qui: Luc Delangis et une quarantaine d'employés

L'idée: L'entretien routier et la conception de produits à cette fin

L'ambition: «Nous en sommes à la troisième génération dans l'entreprise et l'objectif a toujours été d'être visionnaires, de trouver des niches grâce auxquelles la population sort gagnante.»

Ils y croient et y ont investi de l'argent: Luc Delangis est l'unique actionnaire.




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