Cinq bénéficiaires potentiels du SLR de Montréal

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La Caisse de dépôt a présenté la semaine dernière son plan de développement d'un train électrique de 24 stations sur 67 km entre Montréal, l'aéroport, la couronne nord et la Rive-Sud.

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Paul Durivage
La Presse

Au moins cinq sociétés inscrites en Bourse sont bien placées pour profiter du système léger sur rail (SLR) projeté par la Caisse de dépôt et placement du Québec.

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L'analyste Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux, estime que le projet de train électrique à Montréal représente une « importante opportunité à long terme » pour les quatre grandes firmes d'ingénierie et de construction sur son radar, soit le Groupe SNC-Lavalin et WSP Global, toutes deux de Montréal, ainsi que le Groupe Aecon, de Toronto, et la firme albertaine Stantec. S'ajoute Bombardier, si le constructeur de matériel roulant joue bien ses cartes.

« Si le système de transports en commun proposé est approuvé, nous croyons que les premiers bénéficiaires pourraient être les sociétés d'ingénieurs de premier plan comme WSP et Stantec, en raison de leur longue la feuille de route dans les projets de transport du secteur public au Québec », croit l'expert de Desjardins.

« Par ailleurs, SNC et Aecon sont dans une meilleure position pour obtenir un plus grand volume de travail sur ces projets, le plus gros des dépenses devant être engagé pendant la construction. » - Benoit Poirier, analyste chez Desjardins Marchés des capitaux

Les deux firmes ont une sérieuse expertise dans des projets de SLR au Canada et les deux sont impliquées dans la construction d'Eglinton Crosstown, le plus vaste projet d'expansion des transports en commun rapides de l'histoire de la Ville de Toronto.

UNE PRÉFÉRENCE POUR BOMBARDIER

La Caisse de dépôt a présenté la semaine dernière son plan de développement d'un train électrique de 24 stations sur 67 km entre Montréal, l'aéroport, la couronne nord et la Rive-Sud. Le projet de transport estimé à 5,5 milliards est le plus important des 50 dernières années au Québec, s'est vanté le grand patron de la Caisse, Michael Sabia. Le projet qui va créer 7500 emplois pendant sa construction sur quatre ans est « l'équivalent de la Baie-James à Montréal », a souligné pour sa part le ministre des Transports, Jacques Daoust.

L'analyste de Desjardins y voit aussi une occasion pour Bombardier. « C'est le plus grand fabricant de matériel roulant dans la région de Montréal et le plus grand fournisseur de trains de banlieue de l'Agence métropolitaine de transport », souligne Benoit Poirier.

Le ministre Jacques Daoust a d'ailleurs avoué la semaine dernière qu'il aimerait voir l'usine de Bombardier à La Pocatière mise à contribution. La technologie nécessaire existe, on ne sait pas où seront construites les rames. « Mais j'ai une préférence », a-t-il observé.

Le projet québécois de SLR porte à 24 milliards la somme des travaux d'infrastructure qui seront accordés au cours des prochaines années, calcule Benoit Poirier, « un facteur clé pour le secteur de l'ingénierie et de la construction ».

Chez RBC Marchés des capitaux, Sara O'Brien estime que l'impact de tous les grands chantiers structurants se fera surtout sentir l'an prochain, alors que les travaux sont déjà importants au Canada. De nombreuses entreprises canadiennes d'ingénierie et de construction ont déjà un carnet de commandes record.




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