Wall Street ne parvient pas à rebondir

«Le marché veut vraiment remonter mais n'y arrive... (PHOTO BRENDAN MCDERMID, REUTERS)

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«Le marché veut vraiment remonter mais n'y arrive pas», a commenté Chris Low, chez FTN Financial.

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Agence France-Presse
New York

La Bourse de New York ne parvenait toujours pas à rebondir mardi à la mi-journée, plombée par le pessimisme des investisseurs et le repli du marché du pétrole.

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Les marchés vers 12h10:

  • TSX 12 868,29 / -58,86 (-0,46%)

  • TSX Crois. 525,78 / +0,13 (0,02%)

  • Dow Jones 17 067,48 / -81,46 (-0,48%)

  • S&P 500 2 007,84 / -4,82 (-0,24%)

  • NASDAQ 4 883,05 / -20,04 (-0,41%)

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«Le marché veut vraiment remonter mais n'y arrive pas», a commenté Chris Low, chez FTN Financial.

«Le pétrole est encore en baisse en dépit des tensions au Moyen-Orient, et on ne peut pas avancer dans ces conditions», a-t-il dit, évoquant la corrélation entre les marchés d'action et ceux du pétrole ces derniers mois.

En outre, la timidité du rebond des Bourses européennes, qui avaient chuté la veille bien plus lourdement que Wall Street après la dégringolade des Bourses chinoises et un mauvais indicateur sur l'industrie dans ce pays, ne suffisait pas à rassurer les investisseurs américains.

D'autant qu'en l'absence de nouvel indicateur mardi, les investisseurs pouvaient garder en mémoire la baisse inattendue des dépenses de construction aux États-Unis en novembre, ainsi qu'une analyse pessimiste de la Réserve fédérale d'Atlanta (sud-est) pour la croissance américaine, qu'elle chiffre à seulement 0,7% au quatrième trimestre, a noté M. Low.

Bonne nouvelle cependant, les constructeurs automobiles ont publié leurs chiffres de ventes pour décembre, confirmant que l'année 2015 devrait être un millésime record, le meilleur depuis quinze ans. «Cela va aider les chiffres de la consommation du trimestre», a assuré M. Low.

Ces bons chiffres cependant n'ont pas empêché les grands constructeurs de voir leurs actions baisser, car les investisseurs avaient anticipé des résultats encore meilleurs.

Smith & Wesson fait des étincelles

Premier constructeur à publier ses chiffres, Fiat Chrysler a ainsi annoncé des ventes record grâce à l'engouement pour ses Jeeps, mais restant inférieures aux attentes. L'action perdait 0,28% à 8,97 dollars.

General Motors, premier constructeur américain, chutait plus lourdement de 2,55% à 32,46 dollars malgré des ventes mensuelles en hausse de 8%, tandis que sur l'année elles ont avancé de 5%.

Ford quant à lui perdait 2,79% à 13,58 dollars avec une progression comparable de ses ventes.

Le fabricant d'armes Smith & Wesson bondissait de 10,05% à 25,62 dollars après avoir relevé ses prévisions pour son exercice décalé finissant le 30 avril. Il a expliqué que ses ventes avaient dépassé les attentes.

Cette annonce a coïncidé avec une série de mesures présentées par le président Barack Obama pour mieux contrôler les ventes d'armes à feu aux États-Unis, une initiative visant à faire baisser le nombre annuel de morts par armes à feu aux États-Unis, actuellement aux alentours de 30 000.

Ces dernières années les fabricants d'armes ont eu tendance à voir leurs ventes augmenter chaque fois que semblaient se profiler de nouvelles mesures d'encadrement de leur marché.

Le laboratoire Eli Lilly, qui a pourtant abaissé ses prévisions pour 2015 et 2016, gagnait 1,33% à 83,97 dollars, certains analystes continuant à juger prometteur son portefeuille de médicaments en développement.

Le marché obligataire était presque stable. Le rendement des bons du Trésor à dix ans s'affichait à 2,236% contre 2,235% lundi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,989% contre 2,980% la veille.




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