Les investisseurs refroidis par le brut et la Fed

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«Aujourd'hui, on se contente d'attendre», a reconnu Art Hogan, de Wunderlich Securites. «Mais c'est une bonne séance, car on est face à un marché qui a beaucoup monté hier et ne compte manifestement pas revenir sur cette hausse.»

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Agence France-Presse

Les Bourses nord-américaines ont baissé hier, prenant le prétexte d'un repli du prix du pétrole et d'un discours de Janet Yellen, présidente de la Réserve fédérale (Fed), pour revenir sur sa hausse de la veille.

À Wall Street, l'indice vedette Dow Jones a cédé 158,67 (-0,9%) points à 17 729,68 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 33,08 points (-0,6%) à 5123,22 points.

Jugé le plus représentatif par de nombreux investisseurs, l'indice élargi S&P 500 a reculé encore plus franchement, de 23,12 points, soit 1,10 %, à 2079,51 points.

«À mon avis on s'est contenté de revenir sur la hausse d'hier et ce n'est rien de plus grave», a résumé Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.

La hausse de lundi, d'environ 1% pour les principaux indices, «était peut-être excessive, avec des afflux de liquidités dus au début du mois», a-t-il précisé.

Mardi, il a d'ailleurs fallu attendre un discours de Janet Yellen, présidente de la banque centrale américaine, pour que Wall Street, jusqu'alors mitigée, s'oriente nettement en baisse.

Mme Yellen s'est pourtant montrée plutôt rassurante quant au rythme que la Réserve fédérale pour relever ses taux, actuellement presque nuls, en 2016 et limiter ainsi son soutien à l'économie, d'autant que les investisseurs sont désormais résignés à l'idée d'un début de normalisation en décembre.

Les marchés n'ont pas non plus été rassurés par ses propos plutôt optimistes sur l'économie américaine, d'ailleurs vite relativisés par la publication en début d'après-midi du Livre Beige de la Fed.

Ce document sur la conjoncture du pays, réalisé à partir d'observations de terrain, a prévenu que l'activité américaine ne connaissait toujours qu'une croissance «modeste» et que certaines parties du pays commençaient à connaître un resserrement du marché de l'emploi.

«Si l'on prend un peu de recul, on peut se demander ce qui a changé depuis août, quand on parlait déjà d'une hausse des taux», a reconnu M. Blicksilver. «Si ce n'est que le dollar s'est renforcé et met les groupes américains sous pression.»

Le billet vert, proche de ses plus hauts niveaux depuis avril face à l'euro, profite à la fois de la perspective d'une hausse des taux américains et, à l'inverse, d'une accentuation de la politique accommodante de la Banque centrale européenne (BCE).

Dans le détail des valeurs, le groupe internet Yahoo! a bondi de 5,75% après un article du Wall Street Journal selon lequel son conseil d'administration a convoqué plusieurs réunions cette semaine pour décider s'il doit se séparer de sa participation dans le chinois Alibaba ou céder son coeur de métier, la recherche internet.

La Bourse de Toronto a clôturé en nette baisse, tirée vers le bas par le cours du pétrole brut, qui a retraité sous la barre des 40 $ US le baril.

L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a perdu 172,24 points pour terminer la séance à 13 463,82 points, après avoir progressé de près de 270 points lors des deux journées précédentes.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a perdu 1,91 $ US pour clôturer à 39,94 $ US le baril, tandis que le prix du lingot d'or a échappé 9,70 $ US à 1053,80 $ US l'once.

Le dollar canadien s'est pour sa part apprécié de 0,08 cent US à 74,91 cents US après que la Banque du Canada eut indiqué qu'elle maintenait son taux d'intérêt directeur à 0,5%.

- Avec PC




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