Wall Street reste sur sa lancée et finit en nette hausse

Wall Street a fini une nouvelle fois en nette hausse lundi, les investisseurs... (Photo Richard Drew, AP)

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Agence France-Presse
New York

Wall Street a fini une nouvelle fois en nette hausse lundi, les investisseurs semblant se faire à l'idée que des chiffres économiques médiocres éloignent la perspective d'une hausse des taux d'intérêt par la Réserve fédérale: le Dow Jones a pris 1,85 % et le Nasdaq 1,56 %.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a gagné 304,06 points, à 16 776,43 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 73,49 points, à 4781,26 points.

L'indice élargi S&P 500, jugé le plus représentatif par de nombreux investisseurs, a avancé de 1,83 %, soit 35,69 points, à 1987,05 points.

C'est la deuxième séance de suite que Wall Street enregistre une nette hausse, semblant confirmer que les investisseurs préfèrent se réjouir d'un éventuel report d'une hausse des taux plutôt que de s'inquiéter de risques pesant sur la croissance.

Ces risques ont été illustrés vendredi par l'annonce de créations d'emploi bien inférieures aux attentes en septembre, et lundi par un indicateur sur l'activité dans les services qui a montré une décélération plus marquée que prévu.

«Les marchés ont toujours fonctionné comme un pendule qui oscille entre inquiétude pour la croissance et inquiétude pour l'inflation», a déclaré Alan Skrainka, chez Cornerstone Wealth Management.

Et pour l'heure, les inquiétudes pour la croissance semblent passer au second plan: «beaucoup d'investisseurs réagissent positivement à l'idée qu'avec la croissance qui ralentit, la Fed ne devrait pas agir cette année», a-t-il dit.

La même attention prêtée à la Fed a également permis aux marchés asiatiques et européens de décoller lundi, ont noté les analystes de Charles Schwab, ce qui a contribué à créer un élan d'optimisme qui a porté à son tour Wall Street.

Mais certains analystes étaient sévères devant ces réactions du marché.

«Nous avons le malheur de vous annoncer qu'elle est revenue. +Elle+, c'est l'absurdité consistant à se réjouir de mauvaises nouvelles, parce qu'elles signifieraient que la Réserve fédérale ne va pas relever bientôt les taux d'intérêt», a ainsi fait valoir Patrick O'Hare, de Briefing.

De son côté, Peter Cardillo, chez Rockwell Global Capital, a estimé que le marché pouvait également saluer l'accord conclu par douze pays riverains du Pacifique, États-Unis compris, sur un traité de libre-échange qui «à terme» sera bénéfique aux entreprises américaines.

Riche actualité des entreprises

Mais M. Cardillo a globalement estimé que le marché bénéficiait avant tout lundi de l'actualité des entreprises, à commencer par le conglomérat General Electric, poids-lourd du Dow Jones qui a bondi de 5,30 % à 26,82 dollars.

Le fonds Trian, dirigé par l'investisseur activiste Nelson Petz, a annoncé qu'il avait acheté pour 2,5 milliards de dollars d'actions GE.

En outre GE a maintenu sa prévision de bénéfice par action annuel lié aux activités industrielles (1,13 à 1,20 dollar), ce que M. Cardillo a jugé de bon augure vu les craintes de ralentissement économique mondial.

Le géant de l'aluminium Alcoa s'est envolé de 9,35 % à 10,41 dollars après l'annonce d'un contrat d'un milliard de dollars conclu avec Airbus portant sur la fourniture de systèmes de fixation à base d'alliages sophistiqués.

Enfin, les cours du pétrole ont également enregistré une deuxième séance consécutive de hausse lundi, contribuant à faire du secteur de l'énergie l'un des plus performants sur le marché d'actions. Chevron a gagné 3,04 % à 84,03 dollars, et la société de services pétroliers Halliburton 2,47 % à 37,71 dollars.

Le site de microblogues Twitter a bondi pour sa part de 6,99 % à 28,15 dollars, après avoir confirmé que son cofondateur Jack Dorsey en assumait officiellement la direction, après avoir plusieurs mois durant été patron par intérim. L'ancien directeur général Dick Costolo, qui avait été remercié en juin, quitte le conseil d'administration.

Quant à Alphabet, maison mère de Google, il a gagné 2,24 % à 671,68 dollars pour son premier jour de cotation sous ce nom, également marqué par un changement de devise: fini le «Don't be evil» (Ne soyez pas malveillant), remplacé par «Do the right thing» (Faites ce qui est juste).

Le marché obligataire était en baisse. Le rendement des bons du Trésor à dix ans avançait à 2,053 %, contre 1,980 % vendredi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,898 %, contre 2,817 % auparavant.




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