Wall Street finit en forte baisse

Wall Street a fini en forte baisse vendredi, prise d'inquiétude face à la... (Photo Richard Drew, AP)

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Agence France-Presse
NEW YORK

Wall Street a fini en forte baisse vendredi, prise d'inquiétude face à la difficulté des négociations entre la Grèce et ses créanciers, après des résultats d'entreprises sans éclat: le Dow Jones a abandonné 1,54 % et le Nasdaq 1,52 %.

Selon des résultats définitifs à la clôture, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a perdu 279,47 points à 17 826,30 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 75,98 points à 4931,81 points.

L'indice élargi S&P 500, sur lequel se basent de nombreux investisseurs, a perdu 1,13 %, soit 23,81 points, pour terminer à 2081,18 points.

À Toronto, l'indice composé S&P/TSX a cédé 26,22 points à 15 360,55 points, après avoir remis 64 points la veille.Le dollar canadien a aussi perdu des plumes, mettant fin à une séquence de six gains quotidiens consécutifs, avec un recul de 0,32 cent US à 81,78 cents US.

«Les investisseurs prennent des bénéfices pendant que les inquiétudes internationales s'intensifient», ont commenté les analystes de Charles Schwab.

Les grandes Bourses européennes ont également terminé la séance en nette baisse: Francfort a lâché 2,58 % en accentuant une correction enclenchée ces derniers jours, Paris 1,55 % et Londres 0,93 %, les investisseurs se montrant de plus en plus inquiets face au manque d'avancée dans les discussions entre Athènes et ses créanciers.

Pour David Kotok, chez Cumberland Advisors, les marchés réagissaient aussi aux informations de presse selon lesquelles des banques européennes auraient reçu des recommandations pour cesser leur exposition aux bons du Trésor grec, dans l'idée de se prémunir en cas d'échec des négociations. «C'est pour ça que les marchés sont dans le rouge», assurait en matinée M. Kotok, parce qu'«il ne s'agit plus du Fonds monétaire, mais d'un effondrement des systèmes bancaires» qui est en jeu dans les négociations.

«La Grèce est la seule information qui puisse expliquer la remontée de l'inquiétude», a aussi estimé Gregori Volokhine, chez Meeschaert, «même si les États-Unis sont très peu exposés à la Grèce».

«Pour la première fois depuis plusieurs mois, les investisseurs prennent très au sérieux les risques d'un défaut de la Grèce», estimait Chris Low, chez FTN Financial.

Les statistiques américaines, elles, étaient moins médiocres que ces derniers jours: l'indice des prix à la consommation a légèrement progressé en mars (+0,2 %), quoiqu'un peu moins qu'attendu, mais le moral des ménages s'améliore plus que prévu en avril.

Pour Chris Low, le fait que l'inflation sous-jacente (hors prix de l'alimentation et de l'énergie) progresse de 1,7 % à 1,8 % sur un an, se rapprochant de l'objectif de la Réserve fédérale de 2 %, ranime par ailleurs les inquiétudes sur une prochaine hausse des taux d'intérêt, restés proches de zéro depuis plus de six ans. «La Fed pourrait être plus encline à un resserrement» monétaire, a-t-il dit.

Nouvelle fusion dans la pharmacie?

En pleine saison des résultats d'entreprises pour le premier trimestre, les annonces mitigées parues depuis la clôture jeudi n'étaient pour leur part guère encourageantes.

American Express, qui pèse lourd dans l'indice Dow Jones, a été sanctionnée pour un chiffre d'affaires en baisse contre toute attente, malgré un bénéfice en hausse et supérieur aux attentes. L'action a chuté de 4,44 % à 77,32 dollars.

En revanche, General Electric a bénéficié de plus d'indulgence, cédant juste 0,11 % à 27,48 dollars. Le conglomérat est certes tombé dans le rouge, sous le coup des coûts liés à son recentrage sur l'activité industrielle, mais hors éléments exceptionnels, le bénéfice a dépassé les attentes.

L'action du câblo-opérateur américain Time Warner Cable (TWC) a décroché après des informations de presse selon lesquelles les autorités de la concurrence américaine pencheraient vers une interdiction de son mariage avec son principal concurrent Comcast. Le titre a perdu 5,43 % à 149,61 dollars.

Le groupe industriel américain Honeywell a nettement abaissé sa prévision annuelle pour son chiffre d'affaires, qui est notamment plombé par le dollar fort, après des résultats mitigés au premier trimestre. Il a perdu 2,14 % à 101,70 dollars.

Le géant américain Coca-Cola, qui va réaliser sa première acquisition en Chine depuis 2010, en rachetant les activités de boissons du groupe agroalimentaire China Culiangwang Beverages pour 400,5 millions de dollars, a cédé 0,74 % à 40,30 dollars.

En revanche le laboratoire de génériques Mylan a bondi de 4,46 % à 69,82 dollars après des rumeurs d'une offre de rachat par son concurrent Teva, même s'il a réaffirmé son intention de rester indépendant.

Le marché obligataire est monté. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a baissé à 1,864 % contre 1,886 % jeudi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,515 % contre 2,568 % précédemment.




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