Aequitas souligne sa première transaction boursière

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Selon le président d'Aequitas Innovations et responsable des valeurs mondiales chez RBC Marchés des capitaux, Greg Mills (à gauche sur la photo), la nouvelle Bourse espère s'emparer d'une part du marché de 15 à 20 % d'ici quelques années.

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La Presse Canadienne
TORONTO

La Neo Bourse Aequitas, un nouveau marché d'actions qui espère pouvoir concurrencer les plateformes de transactions détenues par le Groupe TMX (T.X), a célébré vendredi son lancement dans l'immeuble historique du Design Exchange, qui abritait autrefois la Bourse de Toronto.

Le marché Aequitas soulignait ainsi sa toute première transaction boursière. En date de vendredi, la nouvelle Bourse ne permettait de faire des opérations sur une liste de 45 titres inscrits sur le TSX, mais d'autres titres devraient être disponibles dans les prochains mois, avant le lancement de son propre service d'inscription.

La nouvelle Bourse tire son nom, Aequitas, d'un mot latin qui signifie égalité et justice. Son but avoué est de s'attaquer aux stratégies de courtage à haute vitesse, qui, selon certains observateurs, sont désavantageuses pour les investisseurs traditionnels.

Selon le président d'Aequitas Innovations et responsable des valeurs mondiales chez RBC Marchés des capitaux, Greg Mills, la nouvelle Bourse espère s'emparer d'une part du marché de 15 à 20 % d'ici quelques années.

La Banque Royale (T.RY) fait partie des sociétés qui appuient la Neo Bourse Aequitas, tout comme le groupe bancaire britannique Barclays, le gestionnaire canadien de fonds de retraite Investissements PSP, le groupe de télécommunications BCE (T.BCE) et un certain nombre de maisons de courtage canadiennes et internationales.

Aequitas a déjà indiqué qu'elle imposerait des délais aléatoires et des «frais de transactions non économiques» pour décourager le courtage à haute vitesse. Certains observateurs accusent cette pratique d'occasionner une volatilité artificielle sur les marchés parce qu'elle utilise des ordinateurs pour s'adonner à certains comportements comme le courtage exploratoire, dans lequel de petits ordres sont effectués pour voir où les gros joueurs vont s'engager.

Ces ordinateurs peuvent aussi réaliser jusqu'à 5000 échanges par minute, ce qui congestionne les réseaux et retarde les ordres passés par les investisseurs ordinaires.

La Neo Bourse Aequitas espère ainsi aplanir le terrain de jeu pour les investisseurs, a expliqué M. Mills.

«À mes yeux, cela représente une innovation et une solution perturbatrice pour le système existant, puisqu'elle confronte ceux qui font de l'intimidation sur le terrain et qu'elle tente d'instituer un équilibre juste pour tous les participants du marché», a-t-il affirmé.




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