Billet boursier

Bourse: du bon et du moins bon pour Bombardier

Dans un effort de réduction de l'endettement, Bombardier... (Photo Christinne Muschi, archives REUTERS)

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Dans un effort de réduction de l'endettement, Bombardier est prête à créer des partenariats pour certaines de ses divisions.

Photo Christinne Muschi, archives REUTERS

Paul Durivage
La Presse

Les changements majeurs chez Bombardier annoncés hier, dont certains sont encore hypothétiques, ont été vite jaugés par les milieux financiers qui espèrent toute décision pouvant tirer le titre des bas-fonds. Premières réactions plutôt négatives, s'il faut en croire la chute de 11,5% du cours de l'action de catégorie B qui, à 2,69$, est au plus mal en six ans. Mais il n'y a pas que de mauvaises nouvelles. Revue annotée.

Positif

Le départ de Pierre Beaudoin

Inutile de rappeler aux actionnaires que le titre a perdu les deux tiers de sa valeur depuis la nomination de Pierre Beaudoin comme président et chef de la direction de l'entreprise, en juin 2008. C'est notamment le pire titre parmi les grandes sociétés industrielles canadiennes depuis le début de l'année.

Alain Bellemare aux commandes

«Cette annonce sera bien reçue, vu le manque de confiance qu'a le marché dans l'administration actuelle et la solide expérience de M. Bellemare», croit Benoit Poirier, de Desjardins Marchés des capitaux. Nick Heymann, de William Blair&Co., se dit aussi «très encouragé» par la nomination de l'ex-haut dirigeant de United Technologies.

Partenariats

Dans un effort de réduction de l'endettement, Bombardier est prête à créer des partenariats pour certaines divisions. «Cela peut déboucher en des développements positifs dans la mesure que cela permettra à la compagnie de se concentrer sur ses programmes aéronautiques les plus rentables tout en allégeant le fardeau de la dette», croit Fadi Chamoun, de BMO Marchés des capitaux.

Négatif

Le dividende est suspendu

Le rendement d'environ 3% qu'apportait le dividende trimestriel sur les actions ordinaires de catégories A et B constituait un rempart pour le titre. Même les actions privilégiées de Bombardier ont défoncé leur plus bas de l'année, hier, alors que le doute s'installe sur les capacités financières de la multinationale.

Émission de capital-actions

Fadi Chamoun, de BMO Marchés des capitaux, estime que l'émission d'actions envisagée d'environ 600 millions US risque de peser sur leur cours en raison de la dilution du capital. Les actionnaires seront appelés à se prononcer sur le plan au cours d'une assemblée extraordinaire, le 27 mars.

Les perspectives pour 2015

Le bénéfice anticipé de 25 cents par action en 2015 est bien en deçà de la prévision du consensus de la communauté financière, à 38 cents. L'analyste David Tyerman, de Canaccord Genuity, y voit des implications négatives sur son modèle de prévision, «mais peut-être pas à long terme». Les marges bénéficiaires annoncées sont aussi source de déception, tant dans le transport que dans l'aéronautique, pour l'analyste Fadi Chamoun.

Neutre

Les résultats financiers

Pas de surprise du côté des résultats financiers du dernier trimestre. Ceux-ci sont cohérents avec la mise en garde du 15 janvier de l'entreprise qui mettait en lumière les 1,1 milliard d'encaisse brûlée durant l'année et annonçait la suspension du programme Learjet 85, note Fadi Chamoun, de BMO Marchés des capitaux.




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