Wall Street finit en légère baisse

«Il n'y a pas grand-chose à se mettre... (PHOTO BRENDAN MCDERMID, REUTERS)

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«Il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent avant la publication du communiqué de la Fed», la Réserve fédérale américaine, a souligné Peter Cardillo, de Rockwell Global Securities.

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Agence France-Presse
New York

Wall Street a fini en légère baisse mercredi, accueillant sans sourciller l'annonce de la fin de l'aide monétaire exceptionnelle de la Réserve fédérale à l'économie américaine et le ton plus ferme que prévu de son communiqué.

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Les marchés à la clôture :

  • TSX 14 527,57 / -96,68 (-0,66%)
  • Dow Jones 16 974,31/ -31,44 (-0,18%)
  • S&P 500 1 982,30 / -2,75 (-0,14%)
  • NASDAQ 4 549,23 / -15,06 (-0,33%)
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Hésitants à l'ouverture, les indices new-yorkais ont piqué du nez à l'annonce de la décision de la Fed, avant de regagner du terrain et de retrouver les niveaux auxquels ils évoluaient à la mi-séance.

Pourtant, «la Fed a réussi à surprendre», ce qu'elle «n'a plus fait depuis longtemps», a commenté Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services.

En effet, si, comme attendu, la Fed a mis un terme à son programme exceptionnel de rachats d'actifs et a maintenu inchangés ses taux directeurs, proches de zéro, «le ton de son communiqué est apparu plus ferme qu'attendu», a estimé Art Hogan, de Wunderlich Securities.

Élément nouveau dans son discours, la banque centrale ne qualifie plus d'«importante» la sous-utilisation des ressources du marché de l'emploi, mais note que celle-ci «diminue progressivement», faisant référence notamment aux nombreux emplois à temps partiel.

Et si la Fed a promis une nouvelle fois de laisser ses taux inchangés pendant «une période de temps considérable», elle a ajouté que si les progrès de l'inflation et de l'emploi s'accéléraient, une première hausse des taux «pourrait intervenir plus tôt» que prévu.

Or la politique dite de «l'argent facile» a largement contribué à l'essor du marché ces dernières années et tout signe annonçant sa fin anticipée était jusque-là particulièrement craint.

«Mais les marchés le prennent très bien», et «c'est aussi ça, la surprise», a estimé M. Volokhine.

Les réactions ont été plus marquées sur le marché des changes, avec l'envolée du dollar, face à l'euro notamment, et le marché obligataire, avec une hausse des taux à 10 ans.

Pour le gérant de portefeuilles, la relative apathie de la place new-yorkaise montre que «la Fed se positionne» petit à petit vers une normalisation de la politique monétaire américaine, mais qu'aucune décision n'est encore prise.

Pour preuve, la fameuse formule de la «période de temps considérable» avant une hausse des taux a été conservée.

Au final, la Fed «laisse planer le doute» et montre que «son action reste contingente à l'évolution économique» dont les signaux ne sont pas tous encore revenus dans le vert, même aux États-Unis, a souligné M. Volokhine.

Orbital Sciences s'effondre 

Les opérateurs digéraient par ailleurs une nouvelle salve de résultats trimestriels, dont ceux de Facebook. Le réseau communautaire a inquiété en préparant le marché à une «grosse année» d'investissements en 2015. Son action a plongé de 6,08%, à 75,86 dollars.

À l'inverse, dans l'automobile, Fiat Chrysler -coté à Wall Street depuis le 13 octobre -, qui a confirmé ses prévisions pour 2014 et annoncé vouloir faire de Ferrari une société indépendante cotée en Bourse, s'est envolé de 11,63% à 10,85 dollars.

L'éditeur américain de jeux vidéo Electronic Arts (EA), qui a renoué avec les bénéfices et relevé ses prévisions annuelles, a grimpé de 3,82% à 38,91 dollars.

Les comptes du groupe de biotechnologies Gilead Sciences (-2,38% à 110,75 dollars) ont été jugés moins convaincants, comme ceux du producteur d'uranium canadien Cameco (-3,37% à 16,91 dollars).

La société spatiale américaine Orbital Sciences, dont la fusée Antares transportant une capsule non habitée, Cygnus, destinée à ravitailler la Station spatiale internationale (ISS), a explosé mardi soir, s'est effondrée de 16,79% à 25,27 dollars.

Le groupe informatique Apple, qui a eu des premiers contacts avec des distributeurs en Iran pour une éventuelle entrée sur ce marché en cas d'allègement de sanctions, selon le Wall Street Journal, a gagné 0,56%. À 107,34 dollars, il s'agit d'un nouveau record pour le titre.

Le marché obligataire a réagi de manière mitigée: Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a progressé à 2,323% contre 2,284% mardi soir, mais celui des bons à 30 ans a reculé à 3,048% contre 3,057%.




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