Wall Street flanche de nouveau

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Juliette MICHEL
Agence France-Presse
NEW YORK

Les courtiers de Wall Street, pris de court par le retour d'une forte volatilité sur le marché, abordent avec angoisse les prochaines séances, espérant qu'indicateurs et résultats d'entreprises apportent de bonnes nouvelles.

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Les marchés à la clôture :

  • TSX : -233,24 (-1,61 %) à 14 227,36
  • Dow Jones : -115,15 (-0,69 %) à 16 544,10
  • S&P 500 : -22,08 (-1,15 %) à 1906,13
  • NASDAQ : -102,10 (-2,33 %) à 4276,24

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Au cours des cinq dernières séances, l'indice Dow Jones Industrial Average a cédé 2,73%, clôturant à 16.544,10 points et effaçant au passage tous ses gains depuis le début de l'année.

Le Nasdaq, à dominante technologique, s'est replié de 4,45% à 4.276,24 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500, le plus regardé par les investisseurs, a abandonné 3,12% à 1.906,13 points, finissant en baisse pour la troisième semaine consécutive.

Les grandes banques américaines vont dévoiler leurs comptes trimestriels, comme cela sera le cas dès mardi avec JPMorgan, Citigroup et Wells Fargo, et les acteurs du marché vont décortiquer leurs chiffres.

Les attentes sur l'ensemble de la saison des résultats sont d'ailleurs plutôt prometteuses. «On anticipe une croissance des bénéfices sur un an au troisième trimestre de l'ordre de 6,4%», souligne Sam Stovall de S&P Capital IQ. «C'est aussi ce qu'on prédisait au début de la saison du deuxième trimestre et on a fini avec des bénéfices records, en hausse de 10,3%», ajoute-t-il.

Mais entre les tourments rencontrés par l'Europe, les inquiétudes sur la croissance mondiale ou le renforcement du dollar, la Bourse new-yorkaise s'est grippée.

«Le marché est très fragile en ce moment. Il suffit de regarder les grands revirements opérés cette semaine avec un S&P 500 en baisse de 1,5% mardi, en hausse de 1,75% mercredi et de nouveau en baisse de 2,07% jeudi», relève Michael James de Wedbush Securities.

Et il a suffi qu'une entreprise spécialisée dans les semi-conducteurs, Microchip, annonce jeudi soir que ses résultats ne seraient pas aussi bons que prévu pour faire flancher le Nasdaq de plus de 2% le lendemain.

«Est-ce que cela va durer? Je ne sais pas. Mais à court terme le niveau de nervosité qui affecte actuellement le marché va forcément donner lieu à d'autres mouvements erratiques», avance Michael James.

Signe de cette fébrilité, l'indice VIX, ou «indice de la peur», est monté cette semaine au-dessus de 20 pour la première fois depuis février.

Les investisseurs surveilleront en tout cas tout signal en provenance d'Europe dans les séances à venir. «Ils ont été très marqués cette semaine par les mauvais indicateurs allemands», indique Sam Stovall. «On savait que la France et l'Italie n'étaient pas en bonne forme, mais on comptait sur l'Allemagne pour redresser la zone. C'est mal parti.»

De l'autre côté de l'Atlantique, «toute statistique américaine montrant que l'économie s'améliore et qu'on ne reste pas dans un environnement déflationniste sera bien reçue», souligne Sam Stovall.

Mercredi seront publiées les ventes au détail, jeudi les chiffres de la production industrielle et vendredi de l'immobilier et de la confiance des ménages.

Les investisseurs scruteront aussi la diffusion mercredi de l'indice sur les prix à la production, «un chiffre pas toujours très suivi, mais qui prend de l'importance alors que planent les craintes de déflation en Europe et que la Réserve fédérale (Fed) surveille de près tous les chiffres sur l'inflation», ajoute le spécialiste.

Les incertitudes sur les intentions de la Fed quant à sa politique monétaire participent en effet grandement aux turbulences des marchés.

La diffusion mercredi des minutes de la dernière réunion du Comité de politique monétaire de l'institut (FOMC), au ton jugé très accommodant, avait ainsi déclenché un net rebond à Wall Street.

«Mais les opérateurs savent que la Fed ne peut pas sauver le marché tous les jours et commencent à s'en inquiéter», souligne Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.

Le marché obligataire a terminé en hausse. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,307 % contre 2,327 % jeudi soir et celui des bons à 30 ans à 3,035 % contre 3,062 %.




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