Wall Street finit sans direction

«Le marché des actions américain dépasse un peu... (PHOTO LUCAS JACKSON, REUTERS)

Agrandir

«Le marché des actions américain dépasse un peu ses craintes de la veille grâce à un chiffre sur la croissance au deuxième trimestre meilleur que prévu», ont observé les experts de Charles Schwab.

PHOTO LUCAS JACKSON, REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
New York

Wall Street a terminé sur une note hésitante mercredi, ne parvenant à bénéficier que partiellement du net rebond de la croissance américaine et d'une décision jugée rassurante, bien que sans surprise, sur la politique monétaire américaine.

----------------

Les marchés à clôture : 

  • TSX +78,27 (0,51%) à 15 524,82
  • Dow Jones -31,75 (-0,19%) à 16 880,36
  • S&P 500 +0,12 (0,01%) à 1 970,07
  • NASDAQ +20,20 (0,45%) à 4 462,90

------------------

Après avoir entamé la séance en hausse, à la faveur de l'annonce d'une croissance américaine plus vigoureuse que prévu, les indices ont oscillé autour de l'équilibre.

Aidé par les résultats jugés éblouissants du réseau social Twitter, qui s'est envolé de 19,98%, à 46,30 dollars, le Nasdaq est resté fermement ancré en hausse.

Le réseau social a rassuré au moins provisoirement les investisseurs mardi soir avec une croissance plus forte que prévu de ses revenus et de son nombre d'utilisateurs.

La croissance économique des États-Unis a très nettement rebondi au deuxième trimestre, au-delà des espérances des analystes: le Produit intérieur brut (PIB) américain a progressé de 4% d'avril à juin. Son recul au premier trimestre a en outre été révisé à 2,1%, contre 2,9% initialement estimés.

D'abord accueillie avec enthousiasme, cette nouvelle a par la suite rendu nerveux des investisseurs craignant de perdre de manière anticipée la manne d'argent dit facile qu'une politique monétaire ultra-accommodante aux États-Unis a rendu accessible aux marchés.

Le communiqué de la Réserve fédérale américaine (Fed), à l'issue de deux jours de réunion de son Comité de politique monétaire (FOMC) a quelque peu apaisé ces inquiétudes.

Si la banque centrale a décidé, comme attendu, de poursuivre son programme de réduction progressive de soutien à l'économie, elle a aussi maintenu ses taux d'intérêt directeurs à des niveaux proches de zéro, promettant qu'ils le resteront «pendant une période de temps considérable» après la fin du stimulus monétaire.

Fait nouveau toutefois, la Fed, dont le contrôle de la hausse des prix est l'une des premières missions, a noté dans son communiqué que l'inflation se rapprochait de son objectif de 2%.

«La Fed veut faire plaisir à tout le monde, à la fois aux faucons et aux colombes», les tenants d'une politique monétaire stricte, et ceux qui prônent une ligne plus souple, a commenté Gregori Volokhine, gérant de portefeuilles chez Meeschaert Financial Services.

«Elle ne veut pas faire peur aux marchés et rassure sur le fait qu'elle va continuer à mener une politique accommodante, et de l'autre côté, elle rassure aussi sur le fait qu'elle est attentive à l'inflation et qu'elle reste vigilante», a-t-il poursuivi.

Sur le marché de l'emploi, deux jours avant les chiffres mensuels sur le mois de juillet, les opérateurs ont par ailleurs pris acte du ralentissement de la progression des embauches dans le secteur privé ce mois-là.

Les banques en hausse

Le groupe de biotechnologies Amgen, qui a fait état de prévisions encourageantes et a annoncé qu'il allait supprimer 12 à 15% de ses effectifs dans le monde d'ici 2015, a grimpé de 5,43% à 130,01 dollars.

Le groupe américano-canadien d'informations Thomson Reuters, qui a enregistré un bénéfice net et un chiffre d'affaires stables au deuxième trimestre et va augmenter ses rachats d'actions, s'est apprécié de son côté de 2,95% à 37,99 dollars.

En revanche, les résultats plus ou moins conformes aux attentes de l'émetteur de cartes de crédit American Express, n'ont pas convaincu: son titre s'est déprécié de 0,87% à 90,91 dollars.

Le fabricant de pneus Goodyear, dont le chiffre d'affaires trimestriel a reculé plus que prévu, a plongé de 7,96% à 25,45 dollars.

Dopée par des anticipations accrues d'un relèvement prochain des taux d'intérêt, les valeurs financières ont affiché des performances solides: Bank of America a avancé de 1,56% à 15,58 dollars, Morgan Stanley de 2,11% à 33,34 dollars, Citigroup de 1,17% à 50,00 dollars, JPMorgan de 0,46% à 58,91 dollars.

Le marché obligataire a nettement reculé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a progressé à 2,554%, contre 2,462% mardi soir, et celui à 30 ans à 3,310% contre 3,222% la veille.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer