Les sanctions contre Moscou ébranlent Wall Street

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La place financière, qui s'était fermement installée dans le vert dans la matinée, soutenue par de bons résultats d'entreprises et des indicateurs encourageants aux États-Unis, a vacillé peu avant la mi-séance, ployant sous le poids des risques géopolitiques

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Agence France-Presse
Washington

Wall Street a succombé à une petite vague d'inquiétude liée à de nouvelles sanctions occidentales contre Moscou mardi, les investisseurs craignant leurs répercussions sur l'économie mondiale et européenne en particulier.

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Les marchés à la clôture:

  • TSX +1,33 (0,01%) à 15 446,55
  • Dow Jones : -70,48 (-0,42%) à 16 912,11
  • S&P 500 : -8,96 (-0,45%) à 1 969,95
  • NASDAQ : -2,21 (-0,05%) à 4 442,70
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Le parquet torontois a passé la plus grande partie de la séance en territoire positif, notamment grâce aux solides résultats trimestriels d'entreprises et aux données témoignant d'une amélioration notée de la confiance des consommateurs américains. 

La place financière new-yorkaise, qui s'était fermement installée dans le vert dans la matinée, soutenue par de bons résultats d'entreprises et des indicateurs encourageants aux États-Unis, a vacillé peu avant la mi-séance, ployant sous le poids des risques géopolitiques.

Les marchés ont eu «une réaction instinctive (...) après les gros titres sur la Russie et l'Ukraine», a relevé Dan Greenhaus, de BTIG, à New York.

En effet, bien qu'elles puissent se justifier politiquement, de telles mesures sont toujours une mauvaise nouvelle pour l'économie, a jugé Jack Ablin, de BMO Private Bank.

Dans le but de contraindre Moscou à cesser tout soutien à la rébellion pro-russe en Ukraine, l'Union européenne a bloqué l'accès des entreprises et des banques russes aux marchés financiers de l'UE, interdit les ventes d'armes, de technologies sensibles dans le domaine de l'énergie et de biens à double usage militaire et civil.

Les États-Unis ont suivi dans la foulée en annonçant en deuxième partie de séance de nouvelles sanctions financières en plaçant sur leur liste noire trois banques russes.

Wall Street craignait l'impact économique, en zone euro notamment, de telles mesures et leurs conséquences éventuelles sur les prix de l'énergie, même si les cours du pétrole ont évité toute flambée jusqu'à présent.

«La Russie n'est pas l'Iran», c'est un pays «qui a énormément d'importance» en termes économiques et géopolitiques, a commenté Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.

Environ 30% des importations européennes de gaz et de pétrole proviennent de Russie.

Des signes d'embellie économique aux États-Unis ont toutefois évité au marché de connaître une baisse trop marquée.

Le moral des ménages américains a bondi de façon spectaculaire en juillet, selon un indice du Conference Board, et dans l'immobilier, les prix des logements aux États-Unis ont légèrement augmenté en mai, selon l'enquête Case-Shiller.

Les opérateurs sont enfin restés attentifs au début mardi d'une réunion de deux jours de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), en quête d'indices sur le cap de sa politique à court et moyen terme.

Compagnies pétrolières en léger recul

Du côté des entreprises, les comptes trimestriels meilleurs que prévu du laboratoire Merck (+1,05% à 58,58 dollars) ont également apporté un peu de soutien au marché. Le laboratoire a fait état d'un bénéfice net plus que doublé et d'un recul de son chiffre d'affaires moins prononcé que prévu.

Pfizer, qui a dépassé les attentes au deuxième trimestre aidé par des ventes solides de quelques-uns de ses médicaments vedettes, a toutefois cédé 1,23% à 29,73 dollars.

Le groupe de messagerie United Parcel Services (UPS), qui a réduit sa prévision de bénéfice annuel mardi après un deuxième trimestre décevant, a vu son titre se replier de 3,70% à 98,86 dollars.

Décevant les attentes sur toute la ligne, de ses bénéfices à son chiffre d'affaires en passant par ses prévisions, la société américaine de compléments alimentaires Herbalife a plongé de 13,53% à 58,35 dollars.

Malgré une performance légèrement meilleure qu'attendu, la société d'édition McGraw-Hill, maison mère de l'agence de notation financière Standard and Poor's, a reculé de 1,24% à 80,98 dollars.

L'assureur santé Aetna a abandonné pour sa part 3,47% à 81,88 dollars malgré des comptes trimestriels supérieurs aux attentes.

Le réseau social Twitter, qui publiait ses propres résultats trimestriels après la clôture, a avancé de 1,74% à 38,59 dollars.

Malgré les sanctions accrues contre la Russie, les compagnies pétrolières américaines ont limité les dégâts: ExxonMobil a perdu 0,79% à 103,55 dollars et Chevron 0,62% à 132,42 dollars.

Le marché obligataire a progressé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,462%, contre 2,491% lundi soir, et celui à 30 ans à 3,222%, contre 3,262% la veille.




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