L'action d'Apple divisée par sept

Apple fait rarement les choses à moitié. La pomme a été tranchée en sept parts... (Photo Archives Reuters)

Agrandir

Photo Archives Reuters

Paul Durivage
La Presse

Apple (AAPL) fait rarement les choses à moitié. La pomme a été tranchée en sept parts hier.

L'action AAPL a progressé tout au long de sa première séance de cotation après fractionnement, hier. Elle a terminé sur un gain de 1,6%, à 93,69$US, dans le marché stable du NASDAQ. Le titre valait 645,57$US pièce vendredi, avant que ses actionnaires reçoivent six nouvelles actions pour chacune détenue en compte.

La scission annoncée en avril n'a pas d'impact direct sur la valorisation boursière du groupe. L'opération rend par contre le titre plus accessible à un plus grand nombre d'investisseurs. Pour la première fois depuis cinq ans, ils peuvent acheter une action d'Apple à moins de 100$US.

Le titre a été scindé à trois autres occasions (en 1987, 2000 et 2005) depuis son inscription à la cote à 22$US l'unité, en décembre 1980. Le fondateur Steve Jobs était réticent à déprécier son titre, de la même manière qu'il s'opposait au versement de dividendes.

Un fractionnement est généralement considéré comme un signe de bonne santé boursière et une marque de confiance de la direction dans la montée du titre. Une étude de l'Université du Colorado a notamment démontré que les titres fractionnés surperformaient le marché par près de 8 points de pourcentage en moyenne l'année suivante. Un portefeuille de titres scindés assemblé par le Hulbert Financial Digest affiche d'ailleurs un rendement annualisé de 10,3% depuis 2000, comparé à 4,9% pour l'ensemble du marché américain.

Numéro cinq

Avec son bas cours, le groupe informatique américain peut maintenant prétendre au club sélect du Dow Jones des industrielles. L'indice le plus suivi dans le monde a été créé en 1896 sur la base d'une simple moyenne du prix de 30 valeurs vedettes et non de leur capitalisation boursière. Un titre à 645$US aurait déséquilibré le groupe.

Apple est passée au cinquième rang du dernier classement Fortune 500 des plus grandes entreprises américaines au chapitre des revenus. En 2013, la firme de Cupertino occupait la 6e place et la 17e place en 2012. Elle vient maintenant après l'enseigne Walmart, Exxon Mobil, Chevron et Berkshire Hathaway.

Fortune souligne que les ventes d'Apple ne cessent d'augmenter, mais que le marché du téléphone intelligent commence à lui échapper avec la domination du système d'exploitation Android. Apple a vu un premier recul de son bénéfice net au dernier trimestre. Les analystes pensent que l'iPhone 6, les nouveaux iPad, les nouveaux Mac et l'iWatch vont permettre au groupe à la pomme de reprendre des couleurs.

Les investisseurs sont-ils plus attirés par les actions d'Apple, maintenant qu'elles sont plus abordables? C'est oui pour la moitié des répondants d'un sondage mené par le site financier MarketWatch, mais non pour 19% d'entre eux. Près du tiers des quelque 20 000 participants au sondage possédaient déjà le titre. Du côté des analystes, ils sont un peu moins nombreux qu'en début d'année à recommander l'achat du titre, soit 43 plutôt que 50. Il faut dire que le titre s'est apprécié de 15% entre-temps et est à moins de 7$ de son sommet historique de septembre 2012.




Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer