Wall Street s'enfonce dans le rouge

«C'est la peur», a estimé Alan Skrainka, de... (PHOTO BRENDAN MCDERMID, ARCHIVES REUTERS)

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«C'est la peur», a estimé Alan Skrainka, de Cornerstone Wealth Management. L'angoisse s'est emparée d'un marché «qui craint que nous assistions au début d'une correction, ce qui ne serait pas étonnant sachant que le S&P 500 n'en a pas connue depuis 658 séances d'affilée», une statistique bien supérieure à la normale depuis le début du siècle dernier, a-t-il précisé.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Wall Street s'est enfoncée dans le rouge jeudi, craignant une correction brutale des indices d'ici peu, sur fond d'indicateurs économiques et de résultats d'entreprises contrastés aux États-Unis.

La Bourse de Toronto a clôturé en baisse elle aussi, tirée vers le bas par la publication de données démontrant que la reprise économique européenne était plus lente que prévu, tandis que le géant américain du détail Wal-Mart dévoilait de décevantes perspectives.

Le dollar canadien s'est pour sa part apprécié de 0,05 cent US à 91,94 cents US.

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Les marchés à la clôture :

  • TSX 14 588,89 / -84,84 (-0,58%)
  • TSX Crois. 974,48 / -17,26 (-1,74%)
  • Dow Jones 16 446,81 / -167,16 (-1,01%)
  • S&P 500 1 870,85 / -17,68 (-0,94%)
  • NASDAQ 4 069,29 / -31,34 (-0,76%)
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En légère baisse à l'ouverture, les indices new-yorkais ont plongé plus nettement dans le rouge en cours de séance, avant d'effacer une partie de leurs pertes.

«C'est la peur», a estimé Alan Skrainka, de Cornerstone Wealth Management. L'angoisse s'est emparée d'un marché «qui craint que nous assistions au début d'une correction, ce qui ne serait pas étonnant sachant que le S&P 500 n'en a pas connue depuis 658 séances d'affilée», une statistique bien supérieure à la normale depuis le début du siècle dernier, a-t-il précisé.

Plombés par la crainte d'une chute brutale des indices, un grand nombre d'opérateurs procèdent depuis fin mars ainsi à «un mouvement de rotation» dans leurs choix d'investissements, se détournant des valeurs vedettes du Nasdaq pour se diriger vers des actions jugées plus sûres, aux dividendes plus élevés, a poursuivi M. Skrainka.

La relative bonne tenue de l'indice technologique jeudi, en comparaison du Dow Jones et du S&P 500, qui ont atteint des records en début de semaine, montrait cependant «que le mouvement de correction pouvait se diriger désormais vers ces valeurs plus défensives», dont le secteur des services publics, de la santé et des biens de consommation de base, a estimé Charlie Bilello, de Pension Partners.

Et «si les signaux actuels sont corrects», a-t-il continué, citant notamment la chute des sociétés à faible capitalisation et la ruée vers le marché obligataire, «les défensives ne vont pas tenir et une correction pourrait s'emparer de l'ensemble du marché».

Ces craintes surgissaient alors que les nouvelles économiques étaient contrastées du côté des indicateurs comme des entreprises.

Si les inscriptions hebdomadaires au chômage ont chuté de façon inattendue début mai aux États-Unis pour atteindre leur plus bas niveau en sept ans, la production industrielle du pays a connu une baisse surprise en avril, qui a mis fin à deux mois consécutifs de hausse.

Wall Street a jeté aussi un oeil du côté de la zone euro, qui a affiché un produit intérieur brut décevant au premier trimestre même si l'inflation a accéléré en avril, ce qui éloignait les craintes immédiates de déflation dans la région.

Ruée vers le marché obligataire 

Du côté des entreprises, les perspectives de croissance du numéro un mondial de la distribution Wal-Mart (-2,43% à 76,83 dollars) ont déçu, «ce qui n'a pas vraiment rassuré sur la santé des ventes au détail», a noté Michael James, de Wedbush Securities.

L'équipementier en télécoms Cisco (+6,00% à 24,18 dollars), une valeur du Dow Jones tout comme Wal-Mart, a en revanche fait état de prévisions qui ont agréablement surpris le marché.

La casse a été limitée pour le constructeur automobile GM (-1,66% à 34,36 dollars), qui a annoncé jeudi le rappel de 3 millions de véhicules de plus dans le monde pour divers problèmes mécaniques.

Le groupe hospitalier Kindred Healthcare, qui a lancé jeudi une offre publique d'achat non sollicitée sur le spécialiste des soins médicaux Gentiva Health Services (+61,94% à 13,83 dollars), s'est envolé de 10,95% à 24,32 dollars.

Le groupe Boston Scientific, auquel le géant allemand de chimie-pharmacie Bayer va vendre une partie de sa division de matériel médical, a lâché 0,78% à 12,69 dollars.

Le géant américain de l'assurance, American International Group, AIG, qui a annoncé avoir bouclé la vente de ses activités de location d'avions (ILFC) au néerlandais AerCap, a reculé de 0,99% à 52,86 dollars.

Le marché obligataire, jugé plus sûr que le marché des actions, a poursuivi sa très nette progression: le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,502%, un niveau plus vu depuis fin octobre, contre 2,543% mercredi soir, et celui à 30 ans à 3,337%, un seuil inédit depuis juin, contre 3,454%.




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