Wall Street plombée par le décrochage de Twitter

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«Un regain d'activité dans les fusions-acquisitions et des résultats d'entreprises ne parviennent pas à occulter les inquiétudes persistantes suscitées par les tensions géopolitiques», ont noté les experts de Charles Schwab.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Wall Street a fini nettement dans le rouge mardi, minée par le plongeon du réseau social Twitter, qui a plombé dans son sillage d'autres titres technologiques phares, et des craintes persistantes sur l'Ukraine.

La Bourse de Toronto a clôturé en baisse elle aussi, la publication de solides résultats trimestriels d'entreprises n'ayant pas réussi à contrebalancer l'impact d'un rapport prédisant un ralentissement de la croissance économique mondiale.

Le dollar canadien s'est pour sa part apprécié de 0,61 cent US à 91,92 cents US.

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Les marchés à la clôture :

  • TSX 14 612,29 / -84,74 (-0,58%)
  • Dow Jones 16 401,02 / -129,53 (-0,78%)
  • S&P 500 1 867,72 / -16,94 (-0,90%)
  • NASDAQ 4 080,76 / -57,30 (-1,38%)
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Après avoir commencé la séance en légère baisse, les indices se sont enfoncés dans le rouge, à la suite du plongeon du réseau social Twitter, qui a fini au plus bas niveau de son histoire.

Plombé par l'arrivée à expiration d'une interdiction de vente de titres imposée à ses salariés et dirigeants depuis son entrée en Bourse en novembre, le titre s'est enfoncé de 17,81%, à 31,85 sur la séance.

«Je n'ai jamais vu un tel massacre», a fait valoir Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services. Quelque «20% de baisse pour une expiration d'interdiction, c'est énorme», a jugé le gérant de portefeuilles.

Dans son sillage, les réseaux Facebook et LinkedIn ont dégringolé respectivement de 4,39%, à 58,53 dollars, et 5,69%, 142,33 dollars, tout comme le géant du commerce en ligne Amazon (-4,09%, à 297,38 dollars), le constructeur de voitures électriques Tesla Motors (-4,31%, 207,28 dollars) et la radio en ligne Pandora Media décrochant de 8,94%, à 22,52 dollars.

«Twitter, c'est aussi un test. Si les employés vendent le premier jour» de la libération des actions, «cela montre qu'il y a une défiance à l'intérieur de la société» sur sa valorisation, a estimé M. Volokhine. «C'est vraiment voter avec ses pieds».

Cette contre-performance spectaculaire a de nouveau ramené au premier plan les doutes des investisseurs sur la valeur réelle des entreprises «tech» à forte croissance et à la grande visibilité.

«Et toute inquiétude externe, sur l'Ukraine par exemple, est un prétexte tout trouvé pour les investisseurs désireux de se détacher» de leurs titres, a souligné Michael James, de Wedbush Securities.

Des dizaines de personnes ont péri depuis vendredi en Ukraine, emportées par la spirale de violences séparatistes qui a saisi le pays.

Dans ce contexte, le «regain d'activité dans les fusions-acquisitions» n'est pas parvenue «à occulter les inquiétudes» des courtiers, ont noté les experts de Charles Schwab.

Le laboratoire pharmaceutique Merck, qui fait partie du Dow Jones, est en négociations exclusives avec l'allemand Bayer pour lui vendre sa division santé grand public. Son titre a reculé de 2,59% à 57,11 dollars.

Le distributeur d'articles de papeterie et de bureau Office Depot a lui franchi l'ultime étape de sa fusion avec son ancien rival OfficeMax, avec l'annonce mardi de la fermeture de centaines de magasins aux États-Unis. Il s'est envolé de 15,83% à 4,83 dollars.

Sur le plan des indicateurs, le déficit commercial des États-Unis s'est réduit en mars sous l'effet d'une montée en puissance des exportations, mettant fin à trois mois consécutifs d'aggravation. Mais la baisse reste légèrement inférieure à celle envisagée par les analystes.

Les banques font grise mine

Durement affecté au premier trimestre par son activité centrale d'assurance dommages qui a fait plonger son bénéfice, l'assureur AIG a reculé de 4,14% à 50,54 dollars.

Le conglomérat General Electric, dont l'offre pour racheter le pôle énergie du fleuron industriel français Alstom a été jugée insuffisante par le gouvernement français, mais qui se dit toujours ouvert au dialogue, a lâché 1,47% à 26,19 dollars.

Morgan Stanley s'est replié de 2,03% à 29,26 dollars. La banque a été condamnée par l'autorité de régulation financière américaine (FINRA) à payer une amende de 5 millions de dollars pour la violation de règles sur les entrées en Bourse.

Le reste du secteur financier s'est aussi enfoncé en territoire négatif: Citigroup a cédé 1,74% à 46,36 dollars, Bank of America 2,32% à 14,73 dollars, JPMorgan Chase 1,62% à 53,34 dollars et Goldman Sachs 1,16% à 154,54 dollars.

Le constructeur automobile General Motors (GM), qui multiplie les rappels depuis le début d'année, et va faire revenir chez les concessionnaires quelque 56.000 véhicules supplémentaires, est resté parfaitement stable, à 34,75 dollars.

Le marché obligataire a progressé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,595% contre 2,611% lundi soir et celui à 30 ans à 3,381% contre 3,408% à la précédente clôture.




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