L'Ukraine plombe à nouveau Wall Street

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Agence France-Presse
NEW YORK

Wall Street a nettement reculé vendredi, l'angoisse des investisseurs face à la résurgence des tensions en Ukraine prenant le pas sur un bon indicateur américain et la saison des résultats.

La Bourse de Toronto a clôturé en baisse elle aussi, les investisseurs s'étant montrés nerveux vis-à-vis de l'escalade des tensions en Ukraine, tandis que le dollar canadien s'est déprécié de 0,07 cent US à 90,61 cents US.

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Les marchés à la clôture :

  • TSX 14 533,57 / -20,68 (-0,14%)
  • Dow Jones 16 361,46 / -140,19 (-0,85%)
  • S&P 500 1 863,40 / -15,21 (-0,81%)
  • NASDAQ 4 075,56 / -72,78 (-1,75%)
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Dès l'ouverture, les indices sont partis dans le rouge, avant d'accentuer leurs pertes au cours de la séance.

«Une vague de pessimisme sur le marché a relégué au second plan une saison des résultats qui s'avère plutôt bonne jusque-là», a résumé David Levy, gérant de portefeuilles de Kenjol Capital Management.

La crise ukrainienne s'est à nouveau invitée au coeur des préoccupations des investisseurs.

«C'est le +facteur peur+ qui a joué ici», a expliqué Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital. «D'autant que la guerre des mots s'accélère» entre Moscou, Kiev et les Occidentaux, a-t-il ajouté.

Les Occidentaux ont menacé vendredi d'introduire de nouvelles sanctions contre la Russie, accusée par Kiev de vouloir lancer «une troisième guerre mondiale» en soutenant les séparatistes de l'Est de l'Ukraine.

Sur le terrain, à peine une semaine après la signature d'un accord à Genève entre l'Ukraine, la Russie, les États-Unis et l'Union Européenne, plus rien ne semblait arrêter la confrontation, et la tension se faisait chaque jour plus vive dans l'Est entre Kiev et les séparatistes.

Dans ce contexte, l'annonce d'une progression plus forte qu'attendu du moral des ménages américains en avril est passée quasi inaperçue.

«C'est pourtant une bonne nouvelle pour la vigueur de la consommation des ménages américains», a noté M. Cardillo.

Amazon et Pandora décrochent 

Les performances des entreprises qui ont publié leurs résultats depuis jeudi soir étaient par ailleurs contrastées: le géant des logiciels Microsoft et la chaîne de cafés Starbucks ont fait mieux que prévu. Mais le constructeur automobile Ford a déçu, tout comme, dans le secteur technologique, Amazon et Pandora Media, dont les titres se sont effondrés.

Dans leur sillage, «on a d'ailleurs noté une poursuite de la tendance baissière affectant les actions à forte croissance, dont Amazon est le symbole», a relevé M. Levy.

Le géant du commerce en ligne, a enregistré une forte croissance mais a déçu le marché en faisant état de marges très faibles, au premier trimestre comme dans ses prévisions. Son titre a plongé de 9,88% à 303,83 dollars.

La radio sur internet Pandora Media a décroché de 16,63% à 23,51 dollars, un chiffre d'affaires supérieur aux attentes ne suffisant pas à calmer les inquiétudes sur ses prévisions.

Microsoft, qui a surpris agréablement, tant sur son chiffre d'affaires que sur son résultat par action hors éléments exceptionnels, a affiché l'une des rares avancées du marché (+0,13% à 39,91 dollars).

Mais, Ford dont les bénéfices ont nettement chuté au premier trimestre et qui a présenté des résultats inférieurs aux attentes, s'est enfoncé de 3,31% à 15,78 dollars.

La chaîne de cafés Starbucks a avancé de son côté de 0,51% à 71,45 dollars après des résultats jugés satisfaisants.

Le spécialiste de la vidéo en ligne Netflix a dégringolé de 6,39% à 322,08 dollars. Le groupe a pourtant annoncé vendredi un accord avec trois câblo-opérateurs (RCN, Grande Communications et Atlantic Broadband) portant sur la diffusion sur téléviseur de son contenu via leur décodeur TiVo, une première aux États-Unis.

Le numéro un mondial de la distribution Wal-Mart, qui a annoncé vendredi qu'il allait changer de patron en Asie à la suite de scandales, s'est apprécié de 0,40% à 78,62 dollars.

Le fabricant de médicaments génériques Mylan, qui a relevé son offre d'achat sur le laboratoire suédois Meda, selon les médias anglo-saxons, a grimpé de 3,48% à 52,10 dollars.

Le marché obligataire a progressé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,666% contre 2,688% jeudi et celui à 30 ans à 3,439% contre 3,464% à la précédente clôture.




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