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Négociation à haute fréquence: la solution dans le marché des devises

Les agents de change affirment avoir la solution pour empêcher la négociation à... (Photo Associated Press)

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Les agents de change affirment avoir la solution pour empêcher la négociation à haute fréquence de saper le profit des banques dans tous les marchés financiers.

ParFX, la plateforme de négociation de devises créée en 2011 par des banques comme la Deutsche Bank AG et Citigroup Inc., a été contactée le mois dernier par certaines banques qui voulaient savoir si sa technologie pouvait servir pour d'autres types d'actifs, a affirmé son directeur général, Dan Marcus. Le système fonctionne en appliquant des pauses aléatoires aux opérations de manière à empêcher les courtiers qui possèdent des ordinateurs surpuissants de passer devant les investisseurs et d'en tirer un avantage.

«Ces banques doivent changer des devises étrangères parce que cela fait partie de leurs activités et elles doivent couvrir leur risque de change partout dans le monde, affirme M. Marcus dans une entrevue donnée le 15 avril. Elles préfèrent que cela se fasse dans un environnement sûr.»

La négociation à haute fréquence se retrouve sous les projecteurs avec la publication, le mois dernier, du livre Flash Boys, de Michael Lewis, les enquêtes menées par les régulateurs américains et de nouvelles règles sévères approuvées cette semaine par l'Union européenne. Les courtiers utilisent la technologie pour exécuter des ordres dans des millièmes et même des millionièmes de seconde, profitant d'infimes différences de marché.

Une cible de choix

Des règles relativement souples et un volume élevé font du marché des devises, évalué à 5,3 milliers de milliards par jour, une cible de choix pour le courtage à haute fréquence. En octobre dernier, il représentait plus de 35% du volume des opérations au comptant, ce qui constitue une hausse de 9% depuis cinq ans, selon le cabinet-conseil Aite Group LLC.

On considère que de 30 à 35% des opérations de change sur le système EBS d'ICAP Plc sont des échanges à haute fréquence, selon un rapport de la Banque des règlements internationaux publié en décembre.

«Depuis 12, 18 mois, les gens se sont beaucoup tournés vers le marché des devises étrangères», affirme Hugh Cumberland, directeur de Colt Technology Services Group Ltd. L'entreprise fournit des réseaux à haute vitesse pour des sociétés de services financiers. Des règles plus sévères dans certains marchés constituent «un encouragement pour les courtiers à haute fréquence à se tourner vers des marchés comme celui des devises étrangères», ajoute-t-il.

Des courtiers mécontents

ParFX a été lancée après que quelques-uns des plus importants courtiers de change, mécontents de l'arrivée des courtiers à haute fréquence sur plusieurs de leurs plateformes, ont pris contact avec la Compagnie Financière Tradition SA, une entreprise suisse de courtage.

Le système a commencé à faire du courtage en juillet et il effectue aujourd'hui des transactions pour 15 entreprises parmi lesquelles les plus importants courtiers de change du monde, soit la Deutsch Bank, Citigroup, Barclays Plc et UBS AG. La plateforme s'attend à une hausse de 25% de sa clientèle d'ici la fin du mois d'avril.

ParFX offre d'excellentes conditions de transparence au marché et applique aux ordres des pauses aléatoires de 20 à 80 millisecondes; elle «constitue un effort de l'industrie pour se guérir elle-même», affirme Dan Marcus.

Effondrement des profits

Les courtiers de change se défendent contre le courtage à haute fréquence parce que les profits du marché des devises ont chuté.

Les milliers de milliards de dollars que les banques centrales ont injectés dans les marchés à la suite de la crise financière mondiale ont altéré les tendances auxquelles les courtiers en change se fiaient pour gagner de l'argent. Les revenus du commerce des devises totalisaient 1,53 milliard US pour les banques commerciales américaines au cours du quatrième trimestre de 2013, alors qu'ils étaient de 1,7 milliard en moyenne pour les deux dernières années, a déclaré le bureau américain du Contrôleur de la monnaie le 31 mars dernier.




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