Entrée ratée en Bourse: pas seulement Candy Crush

Fondée en 2003, King Digital a multiplié ses... (PHOTO BRENDAN MCDERMID, REUTERS)

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Fondée en 2003, King Digital a multiplié ses revenus par 30 après le lancement de Candy Crush, en 2012. Sur la photo, des négociants regardent une mascotte de Candy Crush sur le parquet à New York.

PHOTO BRENDAN MCDERMID, REUTERS

L'hyperactivité liée au sucre n'est que momentanée et les investisseurs semblent craindre que les effets des bonbons de Candy Crush soient eux aussi de courte durée.

La première journée en Bourse de King Digital (KING), concepteur du jeu vidéo mobile Candy Crush, a reflété les craintes que son succès soit trop lié à un seul titre.

Fondée en 2003, King Digital a multiplié ses revenus par 30 après le lancement de Candy Crush, en 2012. Son résultat net est passé d'une perte de 1,3 million US en 2011 à des profits de 567,5 millions US en 2013. Or, dans son prospectus, King admet une baisse de revenus au quatrième trimestre de 2013 et l'attribue justement à Candy Crush.

Résultat, on ne s'est pas précipité sur l'action de King, qui a non seulement terminé la journée en baisse de plus de 15% par rapport à son prix d'émission de 22,50$US, mais n'a jamais même atteint celui-ci, pourtant décidé la veille.

Twitter (TWTR)

On peut difficilement imaginer meilleure première journée de négociation que celle de Twitter, le 7 novembre dernier.

Manifestement, les investisseurs croient encore au potentiel de croissance de Twitter. Son prix d'émission, fixé à 26$US, a pratiquement été doublé dès la toute première transaction, effectuée à 45,10$US. L'euphorie a fait monter le titre à 50$US en cours de journée, avant de clore à 44,90$US.

Il a ensuite atteint des sommets avant de revenir hier à un niveau comparable à celui de sa toute première journée de négociations publiques.

Facebook (FB)

L'entrée en Bourse de Facebook, possiblement la plus attendue depuis celle de Google plusieurs années plus tôt, a été pour le moins rocambolesque, en mai 2012, générant plusieurs pannes techniques sur les places boursières.

On a d'abord semblé miser plutôt juste avec le prix d'émission, établi à 38$US. L'action a oscillé entre ce prix et un sommet de 45$US en cours de journée, mais a clôturé à 38,23$US.

Les ennuis ont commencé dès le lendemain, alors que l'action a entamé un piqué qui allait l'emmener jusqu'à 50% de sa valeur quelques semaines plus tard, en août.

Porté par de bonnes nouvelles sur le front des revenus de publicité mobile, le titre a depuis permis aux investisseurs de la première heure de retrouver leur mise, et bien plus. Il a terminé la journée d'hier à plus de 60$US.

Zynga (ZNGA)

L'histoire de Zynga, lui aussi éditeur de jeux mobiles et sociaux, est probablement celle qui se rapproche le plus de celle de King Digital.

Elle aussi portée par un titre très populaire, FarmVille, Zynga n'a jamais pu reproduire ce succès et a connu nombre d'ennuis depuis.

À sa première journée en Bourse, le 16 décembre 2011, l'entreprise avait elle aussi vu son titre terminer la journée sous son prix d'émission de 10$US, à 9,50$US.

Un vent d'optimisme en a éventuellement relevé le cours à 14$US dans les semaines suivantes, mais la dernière transaction effectuée à un prix supérieur à l'émission date maintenant d'il y a près de deux ans.

Elle en vaut aujourd'hui un peu moins de la moitié, à 4,64$US.

LinkedIn  (LNKD)

Comme sur des roulettes. C'est la meilleure façon de décrire l'entrée en Bourse du réseau social de nature professionnelle LinkedIn.

Le prix d'émission de 45$US a rapidement été doublé dès la première journée, qui s'est conclue avec un prix de 94,25$US. Il y a eu un léger recul par la suite, mais jamais les investisseurs de la première vague n'ont eu à s'inquiéter.

L'action vaut aujourd'hui plus de quatre fois son cours d'émission, à 185,93$US.




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