Transactions d'initiés: TransForce rachète des actions

Maxim Sytchev rappelle que TransForce avait aussi racheté... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Maxim Sytchev rappelle que TransForce avait aussi racheté des actions l'an passé alors que le prix du titre tournait aux alentours de 20$ en Bourse.

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Richard Dufour

Un plancher psychologique vient peut-être d'être atteint par TransForce en Bourse.

Après avoir commencé l'année à 25$, le titre a perdu près de 10% de sa valeur depuis.

Toutefois, le rachat par l'entreprise d'environ 155 000 actions durant les trois dernières séances boursières du mois de février envoie un signal au marché.

«Ça vient établir un nouveau seuil plancher psychologique», affirme l'analyste Maxim Sytchev, chez Dundee Capital.

«La direction n'a pas attendu longtemps avant d'agir et de mettre en application son programme de rachat d'actions après avoir dévoilé des résultats trimestriels décevants.»

L'entreprise montréalaise spécialisée dans le transport a publié la performance financière de son quatrième trimestre le 26 février après la fermeture des marchés.

L'entreprise a déposé avant hier (jeudi) auprès des autorités boursières un document révélant qu'elle venait de racheter 154 700 actions en trois jours (les 26, 27 et 28 février) à des prix variant de 22,46$ à 22,99$.

Compte tenu du volume de transactions enregistré dans les derniers jours, Maxim Sytchev ne serait pas surpris que TransForce ait racheté d'autres gros blocs d'actions durant la première semaine du mois de mars.

Le programme actuel de rachat d'actions de TransForce permet à l'entreprise de racheter jusqu'à 6 millions d'actions, «ce qui laisse entrevoir le déblocage d'importantes sommes d'argent si le cours boursier demeure à son niveau actuel», dit l'analyste.

Maxim Sytchev rappelle que TransForce avait aussi racheté des actions l'an passé alors que le prix du titre tournait aux alentours de 20$ en Bourse.

À la CIBC, Kevin Chiang qualifie TransForce de «machine à générer des flux de trésorerie» (free cash flow machine). Ce facteur est important, car il offre un certain niveau de protection aux investisseurs. «C'est ce qui permet à l'entreprise de continuer à rembourser ses dettes, racheter des actions et bonifier son dividende», dit-il.

Son collègue David Newman, chez Cormark, a par ailleurs révisé à la baisse cette semaine sa cible pour TransForce. Il se montre plus prudent et anticipe que l'année 2013 difficile fera place à une année de transition. Il voit maintenant le titre à 21$ d'ici 12 mois.

Ils sont 10 analystes à suivre les activités quotidiennes de TransForce. Les avis sont présentement partagés. Cinq analystes suggèrent l'achat et cinq recommandent de «conserver».




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