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Le portefeuille fictif de La Presse: optimisme prudent au début de 2018

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Selon les experts, la Bourse canadienne pourrait bien se porter en 2018.

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Après une autre année forte en Bourse, et malgré une conjoncture économique inégalée en une décennie, l'optimisme prudent serait de mise en ce début d'année 2018 pour les investisseurs boursiers. Tour d'horizon avec les experts du Portefeuille fictif de La Presse.

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Après une autre année forte en Bourse, et malgré une conjoncture économique inégalée en une décennie, l'optimisme prudent serait de mise en ce début d'année 2018 pour les investisseurs qui veulent consolider leurs gains.

photo bryan r. smith, agence france-presse

Un cycle économique qui prend de l'âge

Après une autre année forte en Bourse, et malgré une conjoncture économique mondiale inégalée en une décennie, l'optimisme prudent serait de mise en ce début d'année 2018 pour les investisseurs qui veulent consolider leurs gains, mais dont les attentes de rendement sont modérées dans le contexte d'un cycle économique qui prend de l'âge. Qu'en pensent les experts boursiers qui participent au Portefeuille fictif de La Presse ? Tour d'horizon de leurs principaux thèmes de placement en ce premier trimestre de 2018.

Quelles attentes pour 2018 ?

« La conjoncture économique et boursière a été exceptionnelle en 2017, une année qui s'est avérée relativement facile pour la plupart des gestionnaires de portefeuille. Ça ne s'annonce pas aussi facile en 2018, malgré un début d'année sur les chapeaux de roue. Mes perspectives de rendement pour un portefeuille équilibré sont autour de 4 à 5 %. C'est la moitié de ce qui était réalisable en 2017, mais ce n'est pas si mauvais parce que ça serait mieux que l'inflation et que les investisseurs continuent de s'enrichir en attendant les indices d'une éventuelle fin de cycle économique, comme des hausses plus marquées des taux d'intérêt. »

- François Bourdon, chef des placements global, Fiera Capital

« Après une conjoncture presque parfaite en 2017, l'année 2018 s'annonce un peu plus difficile sur les marchés financiers. Au-delà du risque de correction passagère, surtout en Bourse américaine, c'est le retour des pressions inflationnistes en Amérique du Nord et en Europe qui pourrait avoir un mauvais effet de surprise parmi les investisseurs. Surtout si elles s'avéraient suffisantes pour inciter les banques centrales à accélérer leurs hausses de taux au-delà des attentes. »

- Vincent Delisle, directeur de stratégie de portefeuille, Scotia Capital (Banque Scotia)

La Bourse américaine

« La Bourse américaine est devenue la plus chère parmi les principaux marchés du monde, selon les principaux multiples de valeur comparative. Par conséquent, elle serait la plus vulnérable à une accélération des hausses de taux d'intérêt par la Fed en cas de sursauts des pressions inflationnistes. C'est pourquoi nous suggérons ces temps-ci de réduire les placements en actions américaines au bénéfice de l'encaisse en portefeuille et de placements accrus dans des marchés mieux positionnés en 2018 comme le Canada, l'Europe, l'Asie développée et certains marchés émergents. »

- Vincent Delisle, directeur de stratégie de portefeuille, Scotia Capital (Banque Scotia)

« La Bourse américaine recèle encore un bon potentiel d'appréciation en dépit des doutes que peut susciter une analyse basée sur la comparaison historique des barèmes de valeur, comme le multiple cours-bénéfice (C/B). Une telle comparaison sous-estime que l'indice S&P 500, par exemple, est composé maintenant au quart d'entreprises du secteur des technologies, et parmi lesquelles le multiple C/B est toujours plus élevé. Par conséquent, un multiple C/B de 18 fois pour le S&P 500 ne m'apparaît pas vraiment inquiétant. Du moins, tant que les prochains résultats des entreprises les plus en vue seront au rendez-vous. »

- Martin Lefebvre, chef des placements et stratège, Banque Nationale

(Il succède à Stéfane Marion, aussi de la Banque Nationale, parmi les participants au portefeuille fictif de La Presse)

La Bourse canadienne

« La Bourse canadienne fait partie des marchés plus cycliques [plus influencés par les matières premières et le pétrole] qui sont habituellement plus performants lorsque la conjoncture économique mondiale entre en cycle avancé de croissance. Par conséquent, après une année décevante en 2017 par rapport aux marchés comparables, je m'attends à ce que la Bourse canadienne se hisse dans le peloton de tête des marchés boursiers des économies développées en 2018. »

- Vincent Delisle, directeur de stratégie de portefeuille, Scotia Capital (Banque Scotia)

« En dépit de perspectives plus favorables en 2018 pour la Bourse canadienne, il faudra surveiller le risque d'un dérapage des négociations de renouvellement de l'ALENA (Accord de libre-échange nord-américain). Dans le pire des scénarios, à mon avis, la fin de l'ALENA pourrait justifier un retranchement de l'ordre de 20 % de notre cours cible de l'indice S&P/TSX pour la fin d'année 2018, qui se situe à 18 400 points [12 % supérieur à la cote courante de 16 285 points]. En contrepartie, un tel scénario avec l'ALENA pourrait provoquer une glissade du dollar canadien autour de 70 cents US, ce qui serait avantageux pour les exportateurs canadiens. »

- Michel Doucet, vice-président, gestion de portefeuille, Desjardins Marchés des capitaux

Le risque de correction

« Les attentes des investisseurs demeurent très élevées alors que les principaux marchés boursiers sont déjà valorisés en fonction d'une conjoncture en continuité quasiment parfaite. Dans ce contexte, il ne faudrait pas se surprendre d'une courte correction en Bourse, de l'ordre de 5 à 10 %, durant la première moitié de 2018. En contrepartie, un tel repli fournirait aux investisseurs une occasion de recycler les liquidités qui sont devenues un peu élevées dans la plupart des portefeuilles. »

- Martin Lefebvre, chef des placements et stratège, Banque Nationale

« Les conditions sont réunies pour qu'un repli se produise bientôt, notamment sur la Bourse américaine où l'optimisme demeure galopant. Mais un tel repli s'annonce relativement limité et passager, d'autant que le niveau d'encaisse à réinvestir demeure relativement élevé dans les portefeuilles. »

- François Bourdon, chef des placements global, Fiera Capital




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