Cinq trucs pour les petits budgets

Prendre le contrôle de ses finances requiert beaucoup de discipline. Le défi... (Photo François Roy, Archives La Presse)

Agrandir

Photo François Roy, Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Simon Lord

Collaboration spéciale

La Presse

Prendre le contrôle de ses finances requiert beaucoup de discipline. Le défi est parfois plus grand pour les petits budgets, puisque les achats essentiels comme l'alimentation, qui ne peuvent être réduits, représentent une grande part des dépenses. Cinq trucs pour tirer le maximum d'un revenu limité.

1. PAYER EN ESPÈCES

Une bonne manière de faire plus avec moins est de payer en espèces. Au début de la semaine, on retire l'argent nécessaire pour les dépenses de la semaine. Il faut se convaincre de ne pas recourir à ses cartes. L'objectif est de se rendre au lundi suivant en ayant utilisé seulement cette somme.

Grâce à ce moyen, on accomplit deux choses. D'abord, il sera plus facile de déterminer combien d'argent il reste pour la semaine. Ensuite, les dépenses devraient diminuer. « Ça fait plus mal de payer en liquide », observe Émilie Bernet-Pelletier, conseillère budgétaire à l'ACEF de l'Est de Montréal.

2. FREINER SES MAUVAISES HABITUDES DE VIE

La vitalité financière, c'est important. La santé, c'est capital. On peut faire d'une pierre deux coups en passant en revue ses habitudes de vie. Il est probable que celles qui sont coûteuses sur le second plan le sont aussi sur le premier. L'alcool, le tabac et les jeux de hasard sont de bons exemples.

Une cartouche de cigarettes coûte environ 85 $. À deux par mois pour un fumeur moyen, cela signifie des coûts annuels de 2040 $. De quoi renflouer un budget à sec.

3. PARTAGER LA RESPONSABILITÉ

Les couples, et parfois les familles, doivent travailler en équipe s'ils veulent réussir à respecter leur budget. Il est donc important de discuter des buts visés en termes de dépenses et de faire le point chaque mois ou chaque semaine.

Cela permettra de s'assurer que chacun apporte sa contribution et de corriger le tir si le besoin se fait sentir. « Il est essentiel de le faire, même si ce n'est pas toujours une discussion facile », reconnaît Natasha Nystrom, porte-parole de l'Agence de la consommation en matière financière du Canada.

4. PATIENCE ET MISE À L'ÉPREUVE

Nombreuses sont les nécessités qui n'en sont pas. Avant de faire un achat qui sort de l'ordinaire, comme une nouvelle télévision, il peut être judicieux de se forcer à patienter une semaine ou deux, question de chasser l'impulsif en soi.

Pour les grosses dépenses comme une maison, Émilie Bernet-Pelletier conseille de mettre ses finances à l'épreuve avant d'acheter. Il faut essayer de vivre pendant trois mois en mettant de côté la somme liée aux coûts supplémentaires qu'entraînera l'achat, par exemple les frais supplémentaires en chauffage. Cela évitera de faire déborder un budget déjà serré.

5. FAIRE APPEL À UN « DISPOSITIF D'ENGAGEMENT »

Un dispositif d'engagement est un moyen, souvent gratuit, de se forcer à suivre un plan que l'on serait sinon tenté de ne pas suivre.

On peut, par exemple, annoncer son intention d'épargner 500 $ ce mois-ci sur Facebook. Et demander à un ami fiable de collecter l'argent et de publier un message relatant son échec si l'objectif n'est pas atteint.

Une autre possibilité est d'écrire un chèque postdaté au nom d'une cause, entreprise ou personne que l'on déteste. Et donner celui-ci à un ami en lui confiant la tâche d'acheminer le chèque en cas d'échec. Succès presque assuré.




À découvrir sur LaPresse.ca

Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer