L'effrayant graphique

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Paul Durivage
La Presse

Disons-le tout de suite: ce graphique du Dow Jones des industrielles de la Bourse de New York est nettement moins alarmant qu'il n'y paraît de prime abord. N'empêche que l'apparent parallélisme des deux courbes, et surtout ce qu'il présage, alimente les discussions sur Wall Street.

Le modèle a été monté par Thomas DeMark, analyste technique réputé, fondateur et président de la firme DeMark Analytics de Scottsdale, en Arizona. Nommé analyste technique de l'année, en 2011 à Londres, il a fait la première page du très sérieux magazine financier Bloomberg Markets en décembre 2012.

Reproduit par Tom McClellan du McClellan Market Report, puis par le blogueur Mark Hulbert du Wall Street Journal, sous le titre « Scary Parallel », ce montage de deux courbes a suscité près de 2000 commentaires sur le site MarketWatch, cette semaine.

« Si le marché suit ce scénario, on peut s'attendre à des ennuis », écrit Mark Hubert, qui a l'art de lancer et de soutenir des points de vue détonants sur le marché des actions.

Ce fameux graphique montre la corrélation entre l'allure du Dow Jones depuis deux ans et sa lancée du 12 décembre 1927 jusqu'à son sommet de septembre 1929. Vint ensuite le célèbre krach historique. Ce qui serait effectivement un scénario effrayant, si l'apparent parallélisme devait se prolonger.

Mark Hubert en remet en soulignant que « l'étrange » conformité des deux courbes n'a cessé de se confirmer depuis que le modèle a été révélé la première fois, en décembre dernier. Brrrrr!

On remarquera toutefois que les deux échelles de ce graphique sont très différentes. La croissance du Dow Jones de juillet 2012 jusqu'au dernier sommet de janvier ne représente qu'un gain d'environ 25 %, substantiel, mais sans commune mesure avec l'envolée de l'ordre de 200 % de la fin des années 20.

Le graphique suivant préparé par nos services met en lumière cet important écart d'amplitude, voire de magnitude, en ramenant l'indice le plus suivi dans le monde sur la même base de comparaison pour les deux époques. Mieux, celle-ci est exprimée en pourcentage.

Pour illustrer la facilité avec laquelle on peut, a posteriori, trouver des modèles graphiques apparemment troublants, nous nous sommes aussi appliqués à trouver une autre courbe à assortir au Dow Jones.

Il nous a fallu moins d'une heure pour établir un parallèle tout aussi intéressant entre l'allure du Dow depuis deux ans et ... les prix de l'orange de 2004 à 2006. Pour votre information, signalons que la demande pour le jus d'orange est demeurée ferme bien après. Ce qui serait un bon présage pour la Bourse.

Quand on parle de comparer des pommes et des oranges.

- Avec Lucie Goupil, La Presse




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